Intox et désintox: le catastrophisme

L’intrigue
Intox
Dans son communiqué du 20 juillet dernier, le PARENA déclarait : ‘’les FAMAS qui veillent dans des conditions et circonstances difficiles sur notre sécurité et notre liberté méritent le soutien de toute la Nation’’.

Désintox
C’est exactement ce que toute la Nation malienne fait. Et c’est ce qu’elle a toujours fait. Les Béliers n’ont pas à montrer la voie à quiconque. Le peuple malien est en phase avec ses Forces armées et de défense, dans leurs exploits, et Dieu sait qu’il y en a, comme dans leurs échecs. Il n’y a que les ouvriers de la 25e heure, ceux qui ont été brutalement sevrés des conforts d’un pouvoir, qui se trouvent en session de rattrapage. Pour eux, la tragédie de Nampala est une aubaine pour lancer une offensive de charme à l’endroit des FAMA qui n’ont que dalle des intrigues politiques.

Intox
‘’par ailleurs, le PARENA exprime sa vive préoccupation devant la dégradation continue de la situation sécuritaire du Mali qui a atteint des proportions alarmantes’’.

Désintox
À vrai dire, les termes sont bien choisis pour mystifier n’importe quel Malien qui n‘a pas une capacité d’analyse affinée : préoccupations ; dégradation ; proportions alarmantes. Tous les ingrédients sont réunis dans cette seule phrase explosive pour prédire l’apocalypse. À lire cette phrase, le cataclysme, c’est pour demain. Pas étonnant de la part de subversifs dans l’âme. Mais les Maliens ne sont pas des nigauds pour savoir qu’il y a entre les expressions sournoisement adoptées et distillées et la réalité qu’elles traduisent, il y a souvent un fossé. En tout cas, même si tout n’est pas tout beau, tout rose, l’apocalypse annoncée n’est pas pour demain. N’en déplaise aux alarmistes et autres oiseaux de mauvais augure du PARENA.

Intox
‘’Une trentaine de Maliens sont morts entre le 12 et le 19 juillet à Gao, Doro (Gao), Didi (Taoudenit), Nampala et Kidal’’.

Désintox
Voilà un décompte macabre indigne. Parce qu’au-delà d’une impression, la certitude est désormais établie que ces Béliers se gargarisent du nombre élevé de victimes qui leur donne davantage matière à spéculer. Les morts, les blessés, au lieu de susciter peine et compassion sont devenus des fonds de commerce politiques pour des politicards sans repère ni politique ni moral. Incapable de s’imposer dans les urnes (le chef de l’enclos a fui l’élection présidentielle, dont il a pourtant lui-même jeté les bases à Ouagadougou et son porte-flingue de PPR qui n’a jamais pu s’imposer chez lui-même à Ké-Macine aux élections législatives), voilà un parti politique qui surfe sur des pratiques abjectes pour tenter de redorer un blason presque à jamais terni. Ce n’est pas en serinant le nombre de victimes, pendant que de nombreuses familles sont en deuil qu’on booste sa cote de popularité. Parce qu’au Mali, on ne peut pas parler des morts comme des cacahuètes. Ce, à quoi se livre le PARENA, n’est pas moins qu’une profanation de tombes. C’est un sacrilège. Mais les Maliens apprécieront le genre d’hommes qui prétendent apporter quelque chose au débat démocratique. Un exercice dans lequel leur caquet a été rabattu à plus d’une reprise parce que rattrapé par des mensonges grossiers qu’ils manipulaient pour jeter l’opprobre sur le régime. Cela, ils n’en parleront jamais… Malhonnêteté intellectuelle, quand tu nous tiens !

Intox
‘’Trop de sang coule au Mali. La cohésion nationale s’effrite à vue d’œil et à longueur de journée. Les tensions entre communautés et groupes armés sont vives à Kidal et dans toute la région de Mopti’’.

Désintox
Oiseaux de mauvais augure, il n’y a pas qu’au Mali que le sang coule. Il coule à Paris, il coule à Nice, il coule à Munich, il coule au Nigéria, il coule au Niger. Et là-bas, ça coule vraiment. Là-bas, ce n’est pas une trentaine de morts en une semaine, c’est 80 morts en l’espace de quelques minutes. Là-bas, on n’a pas vu une opposition qui a des députés vouer le régime aux gémonies. Au contraire, c’était l’occasion de marquer l’union sacrée de la nation pour faire barrage à des psychopathes fanatiques. Eux, ils ont compris l’intérêt général ; eux, ils ont compris la démocratie. Mais lorsqu’on n’est mû que par son instinct grégaire, l’intérêt général vole aux éclats. C’est malheureusement le cas de ce PARENA affamé qui, à défaut de rentrer par la grande porte des avantages du pouvoir, squatte la fenêtre immonde dans l’espoir de réussir l’exploit d’un forcing qui ne fait que le discréditer chaque jour davantage.
Il n’y a que les hâbleurs qui peuvent soutenir que la cohésion nationale s’effrite. Tout est en train d’être mis en œuvre pour recoudre le tissu social que justement le PARENA s’obstine à remettre en lambeau par des déclarations à la limite apatrides. Parce qu’il faut vraiment être un apatride pour jeter de l’huile sur le feu. Comment, au moment où l’on perd 17 jeunes soldats à Nampala, il peut se permettre d’avancer d’autres statistiques avec des noms de villages ? Il y a là une volonté manifeste d’en rajouter à la peine des populations dans un dessein subversif. Il n’y a pas d’autre explication possible.
Pour ce qui est des tensions entre les communautés, désolé, mais elles ne datent pas d’aujourd’hui. Depuis que le Mali est Mali, il y a toujours eu des tensions entre éleveurs peulhs et agriculteurs. Et, cela n’est pas circonscrit à la seule région de Mopti. Mais pour ce qui est de cette région, il s’agit juste d’utiliser deux événements isolés pour les ériger en norme nationale. Par une emphase d’un rare cynisme, on croirait que l’on est au bord de la guerre civile au Mali. Que Dieu nous en garde et nous préserve des cavaliers de l’apocalypse.

Intox
‘’le pays va mal. La politique de l’autruche du président de la République et du Gouvernement a atteint ses limites. Le Mali est en danger. De toute évidence, l’Exécutif est débordé’’.

Désintox
Est-ce que le PARENA qui n’a qu’un seul député (pour le moment) se porte-t-il davantage mieux ? Voilà des prétentieux qui n’arrivent pas à garder une bergerie et qui veulent soigner tout un pays, dont ils ont contribué à la précipitation dans le gouffre, par action et par inaction. Ah ! Sacré PARENA. Ainsi, entre le Président de la République et le Gouvernement il y a une différence. Pourtant, il est simple de comprendre que le Gouvernement ne fait qu’appliquer le programme politique du président de la République qui est seul comptable devant le peuple ! Et dire que ces gens-là ont été des ministres de la République ! C’est l’abomination de la désolation. Ils ne maîtrisent pas des matières élémentaires et pourtant ils s’érigent en connaisseurs émérites des matières complexes de la gestion d’État, en donneurs universels de leçon. En s’aventurant en terrain inconnu, comme il le fait, c’est le PARENA qui étale au grand jour ses limites. Par la même occasion, il se met en danger, parce que nul ne voudra d’un ramassis de traînards qui n’ont rien appris de leur passage dans le Gouvernement.

Intox
‘’Elles (Ndlr : les défaillances) sont aussi politiques. Les autorités doivent en tirer toutes les conséquences’’.

Désintox
Il faut nécessairement qu’il y ait une défaillance politique pour permettre au PARENA de se défouler, de déverser sa bile sur le régime. Mais la défaillance, il n’a pas réussi à la montrer. Alors le Bélier blanc se livre à un avilissant procès d’intention. Parce qu’à Nampala, il n’y avait aucune décision politique à prendre le jour de l’attaque. Les militaires en poste savaient exactement pourquoi ils étaient là et ce qu’ils avaient à faire. S’ils ont perdu la partie, c’est pour des considérations purement militaires. Même toto est capable de comprendre cela. Nulle inquisition politique ! Nulle manipulation malintentionnée des faits qui sont têtus.
Quant à en tirer les conséquences, cela est fait. La hiérarchie militaire a infligé les sanctions qui s’imposaient. Ce qui a été accompagné d’une réorganisation de la chaîne de commandement. Dans tous les cas, ce n’est pas au PARENA de donner des ordres dans ce sens, parce qu’il ne répond de rien, mis à part son enclos troué, dont les brebis sont en divagation depuis belle lurette.

Intox
‘’Le Gouvernement doit s’expliquer sur le nombre élevé de morts à Nampala, le sort des militaires disparus, le nombre réel de victimes, les carences du renseignement, l’inaction des forces et la nature des moyens mis à la disposition d’une unité couvrant une zone exposée et stratégique’’.

Désintox
S’expliquer devant qui ? En tout cas, pas le PARENA en quête désespérée de tribune pour se faire valoir. L’Assemblée nationale est la seule qualifiée à entendre le ministre de la Défense et des anciens combattants. Le PARENA ne lui fera pas l’offense de lui apprendre sa mission qu’elle sait. À en croire les Béliers, le nombre de victimes n’est pas exact ; il y a des disparus ; il y a eu carence dans les renseignements ; il y a eu inaction des Forces ; les moyens mis à la disposition des militaires ne sont pas proportionnels au péril. Voilà des insinuations calomnieuses. Le ministère de la Défense a rendu public un communiqué sur lequel il n’est plus jamais revenu. Il a parlé de 17 morts et 35 blessés. Mais pour le PARENA, habitué à nager en eau trouble, les rumeurs selon lesquelles il y en a eu plus sont davantage crédibles. Ce qu’il souhaite d’ailleurs.
Nulle part, il n’est dit dans le communiqué qu’il y a eu des militaires disparus. Voici un monstrueux mensonge qui sort de l’imagination fertile du PARENA.
Le communiqué officiel du Gouvernement ne fait nulle part mention de carence des renseignements.
Au demeurant, tous les Maliens ont vu et entendu que le cerveau des atrocités de Nampala, Mahmoud BARRY dit Abou Yehya, a été alpagué par les Forces spéciales des… SERVICES DE RENSEIGNEMENT. Comme quoi la précipitation n’est jamais meilleure alliée. De quoi le PARENA a l’air à présent ?
Par contre, les voies autorisées ont parlé de dysfonctionnement dans la chaîne de commandement. Et cela a été corrigé. Attention à l’amalgame.
Les moyens ? Au lieu de se lancer en de vaines conjectures, il fallait au préalable se renseigner auprès des militaires pour savoir si leur débâcle était une question de moyens ou si c’était dû à d’autres facteurs. En tout cas, personne n’a dit qu’il a manqué de carburant, de munition…
Le PARENA, si prompt à ouvrir des procès en sorcellerie du Gouvernement, était-il où quand en mai 2008, l’Alliance du 23 mai pour le changement (ADC) attaquait le poste d’Abeïbara ? Le ministère de la Défense communiquait : «Le ministre informe les populations que dans la nuit du 20 au 21 mai le poste d’Abéibara a fait l’objet d’attaque de bandits armés. Bilan, côté forces armées : 10 morts et 6 blessés. Côté assaillants : 17 morts et 25 blessés». À cela, il faut ajouter 60 soldats faits prisonniers et 2 chars détruits.
Il y a eu ensuite un ‘’Bilan rectifié’’ faisant état de : 15 morts et 6 blessés. 5 blessés ont trouvé la mort par la suite.
Quid du massacre d’Aguel’hock ? Selon une source française proche du dossier interrogée par l’Agence France-Presse, « au total, il y a eu 82 morts exactement, pas de civils » et ce massacre a été commis à Aguel’hoc le 24 janvier 2012.
Ainsi, le PARENA ne réagit pas à un nombre identique de victimes ; il ne réagit pas à un nombre 4 à 5 fois supérieures quand ATT était au pouvoir et lui avec. Aujourd’hui, qu’il est mis à la touche, il demande les yeux de la tête pour 17 victimes et va jusqu’à inventer des morts et des disparus. Franchement, on peut faire la politique en étant un peu plus sérieux que ça !

Intox
‘’Le PARENA réitère son appel à la tenue de concertations nationales pour créer les conditions d’un sursaut national et éviter que le pays ne sombre dans la violence et l’instabilité’’.

Désintox
C’est compris dès le départ ! Tout ce pamphlet, c’était pour remettre sur la table, la potion magique du PAREMA, à savoir les concertations nationales. Il faut dire que dans ce pays, certains ont la mémoire très courte. Parce que c’est grâce aux vertus du dialogue que beaucoup de fuyards ont pu retourner dans ce pays, en 2012, après la prise du pouvoir par ceux que le PARENA qualifie de soudards. C’est grâce aux vertus du dialogue et de la concertation qu’il est encore loisible à beaucoup de bêler à Bamako et d’invectiver. C’est grâce aux vertus du dialogue qu’un Accord pour la paix et la réconciliation au Mali a été signé et qui n’a jamais été remis en cause, malgré les affrontements de la semaine dernière à Kidal. Il faut rappeler aux catastrophistes que la vie n’est pas un long fleuve tranquille et que la crise (au sens propre du terme) est inhérente à toute organisation.
À l’évidence, tout cela ne représente rien : il faut les concertations nationales tel que voulu par le PARENA. Il faut dire que l’Accord qui est en ligne de mire de toute cette agitation stérile est le fruit du travail d’une somme de compétences, de personnes ressources. Il faut aussi rappeler au PARENA qu’avant la signature de l’Accord définitif, il y a un préaccord qui a fait l’objet d’un atelier au CICB. Ce jour, le PARENA était abonné absent, parce qu’il était dès le départ dans une logique de contestation traînant les relents de la vie estudiantine de ses responsables. Une fois l’Accord signé, il en est devenu l’ennemi public numéro UN. C’est cela la doctrine du Tiébilisme : après moi, c’est moi ; sans moi, il n’y a rien. Contrairement à Ouaga où il était en vedette, à Alger il a été superbement ignoré. Cela est une pilule trop amère pour le Bélier en chef. Alors, il a trouvé des poux sur un crâne dégarni : l’Accord comporte les germes de la partition du territoire. Un alarmisme de mauvais aloi qui traduit toute la mauvaise foi des responsables de ce parti au bord de la sclérose avec des responsables névrosés.
Snobé autant par le régime que par la communauté internationale, Tiébilé rentre dans les rangs en demandant des concertations nationales, par orgueil mal placé. Parce ce que la notion de concertation est déjà contenue dans l’Accord sous la forme de Conférence d’entente nationale.
En ce qui est du sursaut national, il est bel et bien en marche. C’est le PARENA qui veut rater le train de l’histoire. Et cela n’engage que sa mauvaise foi.
Pour l’instabilité, pas étonnant pour des gens qui ont des velléités putschistes politiques qu’ils ne voient rien de solide nulle part.

La bacchanale
Intox
L’URD, dans sa déclaration liminaire, lors de sa conférence de presse du 25 juillet dernier, affirmait : « le maire de Nampala, entre autres, interrogé par la presse malienne et internationale, dont Jeune Afrique, a démenti formellement les propos tenus la veille par les deux ministres ».

Désintox
Ce maire fuyard qui abandonne sa population, à un moment aussi critique que l’attaque terroriste de sa ville, manque autant de crédit que ceux qui colportent ses ragots. Ce maire, toute honte bue, a pris ses jambes au coup dès qu’il a senti le roussi pour aller ensuite piailler dans ‘’Jeune Afrique’’. Un absent n’a jamais été une source digne de foie. L’URD le sait, mais c’est la version de ce pleutre qui fait davantage ses affaires. Sauf qu’il oublie que ce sont les oiseaux du même plumage qui font le même ramage. Autant le maire que l’URD qui prend ses escobarderies pour argent comptant ne sont rien moins que de dénonciateurs calomnieux. Sinon, il aurait été facile, pour l’URD, avec les immenses fortunes subtilisées par-ci et par-là, d’acheter du forfait et appeler à Namapla pour savoir la vérité auprès de ceux qui ont vécu les événements en direct. À moins qu’il ne soit trop radin pour ce petit effort financier !

Intox
« Si la ville était réellement sécurisée pourquoi le Président de la République ne s’y est pas rendu pour célébrer nos vaillants soldats tombés sur le champ de l’honneur ? »

Désintox
Ainsi, le Président de la République doit se rendre dans toutes les villes sécurisées. Du n’importe quoi ! Salikou et ses camarades doivent être en proie à un délire collectif.

Intox
« Qu’est-ce qu’on a fait de la loi de programmation militaire votée à l’unanimité par l’ensemble de nos députés ? »

Désintox
Décidément, l’URD pose plus de questions qu’il n’apporte de réponses. À l’évidence, il n’a aucune maîtrise de son sujet. Naturellement, il étale son ignorance au grand jour. La preuve est là que l’URD a voté une loi dont il ignore tout de la substance. Il ne peut pas en être autrement quand ses députés ne sont éveillés et alertent à l’hémicycle que pour la bacchanale. La Loi d’orientation et de programmation militaire est votée pour 5 ans (2015-2019), messieurs de l’URD. Étant donné que les apprentis opposants n’ont pas pris la précaution élémentaire de lire la LOA, il devient impérieux de leur faire la charité de leur rappeler son contexte et sa justification : ‘’le but étant de se doter, à l’horizon 2019, d’une organisation et d’un plan d’équipements, de disposer d’un outil de défense adapté aux besoins de sécurité, et capable en toutes circonstances de défendre l’intégrité du territoire national tout en contribuant à la consolidation de la démocratie’’. La loi votée ne permet donc pas d’équiper l’armée hic et nunc, même si de sérieux efforts sont en cours dans ce sens. Au demeurant, l’armée française a des Rafales, et tout le barda nécessaire, pourtant ses éléments meurent au Mali comme ailleurs.
Par ailleurs, cet intérêt soudain de l’Opposition pour l’équipement de l’armée, donc pour la confrontation armée, est intrigant. Parce qu’on ne peut pas se proclamer partisan du dialogue, jusqu’à préconiser le dialogue avec le chef djihadiste Iyad (PARENA) et faire montre de velléités belliqueuses. C’est un parjure.

Intox
« Il est vraiment temps que le Président de la République explique aux Maliens pourquoi notre armée ne dispose pas encore d’avions et d’outils adéquats de combats ? »

Désintox
Mais quelle explication donner encore après ce que le Président IBK a dit. Il a été clair : certaines puissances nous empêchent l’équipement des FAMAS. Dans quelle langue faut-il faire comprendre cela à l’éminent professeur Salikou SANOGO entré par effraction en politique pour le confort de sa promotion personnelle ?

L’affliction
Intox
Chez le confrère ‘’Le Prétoire’’ Fahad Ag Al Mahmoud, secrétaire général du GATIA, a soutenu : « par le passé, nous avions pratiquement détruit la CMA. C’est le gouvernement malien qui l’a ressuscitée. Nous regrettons que l’État ait réorganisé la CMA que nous avions détruite dans le passé avec l’argent du contribuable».

Désintox
Attention à ce que la passion ne l’emporte sur la raison. Ce ne sont pas les quelques 300 (ou 500) millions de francs CFA mis à disposition pour l’organisation du Forum de Kidal, dont la Plateforme était partie prenante, qui ressusciteront la CMA. Pour la CMA comme pour la Plateforme ce montant ne représente que des babioles, comparé à la manne financière de la drogue. Nulle mystification ! D’ailleurs, la CMA n’a jamais été ressuscitée. Elle n’est que ce qu’elle est. Il faut avoir le courage d’appeler le chat par son nom. Si c’est parce que la Coordination des mouvements armés a reçu un coup de pouce de qui on sait (Barkhane ou MINUSMA), cela n’est pas la faute du Gouvernement. Les FAMAS même en ont été victimes le 21 mai 2013, à Kidal, à l’occasion de la visite controversée de l’ancien Premier ministre Moussa MARA. C’est vraiment affligeant une telle couardise devant ceux qui ont fait le choix de soutenir une partie contre l’autre.

aBamako

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