Kidal : Le GATIA ou la caution morale de l’accord de paix et de réconciliation

Les récents évènements survenus dans la capitale de l’Adrar des Ifoghas sont une énième alerte qui sonne le glas de la souveraineté du Mali sur cette partie de notre territoire qui glisse timidement et intelligemment vers une sorte d’enclave française au Mali. La preuve, encore une fois, une autre force anti-partition, constituée des originaires de la région viennent d’échouer devant cette forteresse jusque-là imprenable, à cause d’une main divine qui ressemble à celle de Barkhane peinte au couleur de la CMA, jadis MNLA.
Pas besoin de tergiverser, le Groupe d’auto défense des imghads et alliés est la caution morale de l’Accord de la paix et de la réconciliation nationale, signé en mai et juin 2015.
L’ONU, à travers la MINUSMA et la France à travers Barkhane ont déjà choisi leur camp. Celui de la Coordination des Mouvements Armés de Kidal. L’objectif des partenaires est de mettre un terme à toute présence de l’Etat du Mali dans le septentrion de notre pays, particulièrement dans la région de Kidal. Et pour cause, la France aurait contracté un engagement avec le chef militaire du MNLA, Najim, alors officier supérieur très influent de l’armée libyenne. Le Colonel Najim, qui se fait totalement oublier en ce moment serait un élément clé dans le dispositif de sécurité de l’ex-guide libyen, Mouammar Kadhafi, qui aura péri sous les balles assassines des services de renseigne de l’OTAN à Syrte. La même attaque a coûté la vie à plusieurs de ses proches, notamment ses enfants, Hannibal, Moatassem et Mohamed, qui se battaient à ses côtés.
Comment l’OTAN a pu localiser la colonne de Kadhafi dans le désert dans les faubourgs de Syrte ? Selon des sources sécuritaires, c’est Najim, qui était un élément clé de la sécuritaire du Guide, qui aurait servi de mouchard pour les services de renseignement de l’OTAN.
C’est lui qui filait la position du Guide et ses proches à chaque mouvement. C’est ainsi que sa colonne a été prise pour cible par les avions de chasse de l’OTAN, qui ont coupé la colonne en deux obligeant le Guide à descendre de sa voiture pour se réfugier dans un pont, lorsqu’ils essuyaient des tirs de tous les côtés, (ciel et terre). Pendant ce temps, la grosse artillerie touareg de l’armée libyenne a été détournée du combat en destination du Mali. Pour y parvenir, un coup de piston a été négocié avec certains pays hostiles au régime d’ATT d’alors, afin qu’ils ouvrent des couloirs humanitaires pour les combattants de retour au bercail avec dans la poche, la promesse ferme de couper le Mali pour leur donner la partie septentrionale.
Qu’est-ce que la France et l’OTAN reprochaient à ATT et qui nous vaut cette punition ? Selon des sources sécuritaires, lorsque Kadhafi a senti le lâchage de ses frères arabes au profit des rebelles soutenus par l’OTAN, il aurait monté avec ATT un projet de recrutement massif des jeunes touaregs pour gonfler l’effectif de l’armée libyenne en dégression continue, notamment celle qui lui était restée encore fidèle. En son temps, un élu de Kidal, non associé au projet a dénoncé une sorte de fuite de jeunes touaregs en destination de la Libye. Peu de temps après, cette dénonciation, celui-ci trouva la mort dans un accident de voiture sur la route de Kidal dans des circonstances non encore élucidées. Mais, le dispositif de renseignement mis en place par la France et l’OTAN était si puissant que de telles entreprises pouvaient aboutir. Selon nos sources, les services de renseignement ont eu vent du manège. Aussitôt, ils ont sorti leur plan du tiroir. Car pendant ce temps, ils étaient déjà en contact avec plusieurs officiers supérieurs de l’armée libyenne. Ils auraient eu le contact de Najim, qui serait un touareg d’origine malienne. Donc un bon appât pour mettre le plan de Kadhafi et d’ATT à l’eau. Car, ils auraient promis à celui-ci de les aider à avoir la peau de Kadhafi, en échange, ils œuvreront à couper le Mali en deux, permettant à sa communauté d’accéder enfin à leur Indépendance. La proposition était si alléchante qu’ils n’auraient fourni aucun effort pour convaincre leur proie, qui aura mordu à l’hameçon.
La question est de savoir si une simple autonomie peut suffire à satisfaire un tel individu ? Absolument pas, selon notre source, les Maliens peuvent gesticuler autant qu’ils veulent, le projet de partition de notre pays aurait juste été différé et non abandonné. Pour le moment, les circonstances n’y sont pas favorables certes, mais le projet demeure entier. Parce que Nicolas Sarkozy et son ancien ministre des Affaires étrangères, Alain Jupé, (les artisans de cette promesse) ont été battus aux élections, sinon rien ne pouvait arrêter le projet, conclut une source digne de foi.
Selon notre source, en sa qualité de cameraman, il aurait séjourné pendant quelques semaines au domicile de ‘’Jimmy le rebelle’’ avec son coéquipier. Celui-ci est un officier supérieur intégré qui a gravi les échelons pour se hisser au grade de Colonel de la Gendarmerie au moment de son basculement dans la rébellion en 2012 avec armes et bagages, alors qu’il était le commandant de la Légion de Gendarmerie de Tombouctou. Pendant la courte période d’occupation des 3 régions du Nord, il avait été fait chef de sécurité de leur territoire imaginaire à Gao.
Ce séjour au domicile de Jimmy le rebelle à Gao a coïncidé avec les élections présidentielles en France. Qui ont consacré le triomphe des socialistes à l’issue du scrutin. Ce jour-là, il aura été témoin du choc émotionnel et le désespoir qui y allait avec des combattants du MNLA, à la suite de la victoire du socialiste François Hollande sur Nicolas Sarkozy. Dès l’annonce des premières tendances aux environs de 18 heures locales et 20 heures en France, tous les leaders influents du MNLA, qui se trouvaient ce soir-là à Gao, se sont retrouvés au domicile de Jimmy. Mais, peu de temps avant l’arrivée de ses camarades, il a pris soin de leur mettre à l’abri sinon, ils risquaient de passer par les armes ce soir-là, où d’aucuns disaient que c’est fini pour leur projet. C’est donc dire que le plan était bien tracé et c’est l’échec de Sarkozy qui a obligé les alliés de l’OTAN à différer le projet eu égard à l’hostilité d’une partie de l’opinion publique européenne et américaine à toute idée de partition du Mali.
Qui veut ouvrir la boîte de pandore, y compris en Europe elle-même, où certaines communautés se battent pour leur indépendance depuis des décennies. C’est le cas des Corses en France, des Basques en Espagne, des Irlandais au Royaume-Uni et des Flamands et Wallons en Belgique. Au moment où la rébellion éclatait au Mali, la Belgique était à plusieurs mois sans gouvernement. Parce que les Flamands qui ont réussi à surmonter leur retard économique jusqu’à dépasser la Wallonie, veut s’affranchir de la tutelle politique des Wallons. Mais, l’indépendance flamande de la Wallonie entrainerait un bouleversement, qui peut conduire à la reconfiguration de l’espace européen. Or, l’Europe n’est pas favorable à un tel changement. C’est pour cette raison qu’une partie de l’opinion, notamment la plus raisonnable, estime qu’il faille laisser la situation en l’état en Afrique pour être conséquent avec soi-même.
C’est au regard de tout cela que le président IBK doit tout faire pour remettre le GATIA, qui refuse la partition du pays en selle. Toute la société civile devra se mobiliser aux côtés du président de la République pour faire échec au projet sécessionniste des français aidés en cela par les Nations Unies. Sinon les néolibéraux français tapis dans l’ombre n’abandonneront jamais leur idée de partition de notre pays. Les Maliens doivent se mobiliser sinon les enjeux de cette bataille dépassent les seules capacités du président IBK. Même Najim et ses complices du MNLA, d’HCUA et d’Ançar Dine, ne savent pas qu’ils jouent le rôle de marionnettes dans cette affaire. C’est comme en Libye, où pendant que les populations s’entretuaient, les compagnies occidentales pompaient leur pétrole dans l’indifférence totale des Nations Unies, alors qu’elles ont servi de caution morale à la guerre en Libye, au motif que Kadhafi est en train massacrer son peuple.

M. A. Diakité
Source: Tjikan

aBamako

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