Kidal: l’Etat comme arbitre entre la CMA et la Plateforme ?

Sur la situation de Kidal, le 10e CSA de décidé de mettre en place une commission ad hoc. Concrètement, les parties ont décidé de traiter cette question en marge de cette session. Et sous l’arbitrage du gouvernement ?
Mahamadou Djéry Maiga, membre de la CMA :
« Vous savez, la communauté internationale est là dans le cadre de l’accord issu du processus d’Alger entre le gouvernement et les mouvements. C’est quelque chose qui s’est passé dans une localité entre les fils du même pays. C’est au gouvernement de trouver un terrain d’entente entre les fils du pays, le linge sale se lave en famille. C’est pour cela que nous n’avons pas voulu importer ce problème au niveau du CSA. La Plateforme et la CMA, nous sommes d’accord que c’est une chose regrettable qui s’est passée entre nous. C’est à nous et à notre gouvernement de chercher les voies et moyens pour trouver un terrain d’entente. Maintenant, on a demandé à ce qu’on diligente la mise en place du Mécanisme opération de coordination, MOC, et des patrouilles mixtes. C’est ce qui nous permettra certainement la mise en place des autorités intérimaires dans les jours à venir. Ça, c’est déjà un acquis. Il a été aussi dit qu’il faudrait des commissions tripartites, parce que le gouvernement a financé des missions pour la plateforme et pour la CMA parallèlement. Maintenant, nous, nous avons souhaité que ça soit des missions conjoint gouvernement, plateforme, CMA ».
Pour la Plateforme, « il est impossible d’obtenir une paix tant que la question de Kidal ne sera pas judicieusement étudiée ».
Pour Fahad Ag Al Mahmoud, membre de la Plateforme, la résolution de l’équation Kidal est la solution à tous les autres problèmes liés à la mise en œuvre de l’accord : « Ce qu’il faut retenir de cette 10e session, c’est la mise en place imminente du Mécanisme d’opération de coordination le MOC. Les 600 éléments de Gao qui seront mis en place seront suivis de ceux des autres régions et des autorités intérimaires. Il convient de noter qu’on s’était entendu avec la médiation internationale que la situation de Kidal ne fasse pas objet de débat dans cette 10e session du CSA pour que des conditions plus appropriées soient mises en places pour en discuter. Très franchement, je ne pense pas qu’une quelconque solution peut être trouvée si la question de Kidal ne soit pas judicieusement étudiée et qu’une solution convenable à toutes les parties soit trouvée. La pierre angulaire de ce problème, c’est Kidal. Donc, il faut trouver une solution au problème de Kidal et une solution sera trouvée pour tout le Mali ».

aBamako

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