Mines : RANDGOLD allie performances économiques et actions humanitaires

L’hôtel Salam a abrité mercredi dernier une conférence de presse couplée à une cérémonie de remise de dons de la Fondation « Nos vies en Partage », avec le soutien de la société minière Randgold Ressources. C’était en présence du directeur exécutif de la compagnie, Mark Bristow, et de ses collaborateurs, du représentant du ministère des Mines, Alexis Dembélé, et de celui de la Promotion de la Femme, de l’Enfant et de la Famille, Kanté Fatoumata Diankoumba.
Le président du Conseil national du patronat malien, Mamadou Sinsy Coulibaly, et de nombreuses têtes couronnées du monde des affaires ont également pris part à l’évènement.
Fidèle à sa responsabilité sociale d’entreprise, le Groupe Randgold Ressources a procédé à des remises de chèques totalisant une valeur d’environ 52 millions de Fcfa. Les bénéficiaires sont des structures évoluant dans l’humanitaire. Il s’agit de l’Association pour la sauvegarde de l’enfance (ASE-Mali), de SOS village de Sanankoroba, de la Pouponnière II de la rive droite de Bamako, de l’Amaldème ainsi que du Centre d’accueil et d’orientation « Housna Ka So » ou « Lueur d’espoir ».
La représentante du ministre de la Promotion de la Femme, de l’Enfant et de la Famille, Kanté Fatoumata Diankoumba, a adressé ses vifs remerciements aux responsables de la société Randgold pour leur geste humanitaire à la portée « très importante ».
Un peu plus tôt, Mark Bristow avait procédé à la présentation du Groupe Randgold Ressources. De son exposé, il ressort que les mines de sa société entrent pour 7 à 11% du PIB au Mali, avec notamment la mine de Loulo qui a déjà contribué pour 2,3 milliards de dollars à l’économie malienne, Gounkoto pour 0,6 milliard de dollars et Morila pour 2 milliards de dollars. Ces contributions ont été apportées sous forme de royalties, de taxes, de salaires, de paiements aux fournisseurs locaux et d’investissements en faveur des communautés. Quelque 11 millions d’onces ont été produites et 4.800 emplois créés, sans compter que les opérations dans les mines citées sont dirigées par des équipes entièrement constituées de Maliens.
Avec le Mali, la société Randgold a une longue tradition de partenariat qu’elle entend poursuivre en vue de la sécurisation, à long terme, de la durabilité de l’économie malienne et de l’industrie minière qui en est l’épine dorsale », a assuré Mark Bristow qui s’est aussi appesanti sur la récente conclusion de la procédure d’arbitrage entre sa société et l’Etat malien. Cet arbitrage a facilité la compréhension de certaines dispositions de la convention liant Randgold et l’Etat malien depuis 20 ans. Il a aussi clarifié la façon dont la société devrait continuer à investir dans ses opérations et dans l’exploration en vue de la découverte d’autres mines de classe mondiale au Mali.
Le premier responsable de la société minière s’est aussi étendu sur les défis liés à l’orpaillage, notamment les entraves aux opérations d’exploration et d’exploitation, le manque à gagner pour l’Etat, l’utilisation de produits dangereux (cyanure, mercure, etc), les problèmes de sécurité et d’abandon scolaire, de travail des enfants.
Face aux nombreux problèmes, le plan d’action de Randgold s’articule autour de la communication continue avec les acteurs clés, des visites de terrain, la création d’activités d’agro-business et la création, avec l’Etat, de couloirs dédiés à l’orpaillage traditionnel.
« Une industrie minière couronnée de succès et durable pourrait jouer un rôle majeur dans le développement de l’économie malienne si de nouveaux investissements étrangers pouvaient être attirés à travers un régime fiscal clair et stable, sécurisé par une convention », a conclu Mark Bristow.
SIDIBE
Source: Essor

aBamako

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