La gestion de Kidal vaut-elle la grande peine

Que des hommes sensés font et s’en prennent,
A leurs frères liés ensemble par les mêmes chaines,
Celles du tribalisme qui obstruent toutes les veines,
Qui irriguent leur être, amenuise et freine,
Leur possibilité d’accéder à la symbiose saine.

La région de Kidal est fragilisée,
Elle n’est plus que ruines et poubelles jetées,
Par votre mésentente sans issue affichée,
Nuit et jour elle ne fait que pleurer,
Par la faute de ses fils qui devaient l’adorer,
La faim et la soif l’ont déjà asséchée,
Voyez-vous vous-même, elle est dépiécée,
Sa gloire d’antan est presqu’enterrée,
A cela s’ajoute la psychose par vous imposée,
Le bruit des armes à toute heure tirées,
Assourdit vieilles et vieillards déjà fatigués.
Quel sort vous donnez à votre liberté,
Aux règles et principes de la société ?
Chaque jour que Dieu fait nous sommes dérangés,
Sans jamais dormir, nous restons éveillés.
Sans médiateur aucun vous devriez vous parler,
Vous passez des vains mots sans jamais étaler,
Vos multiples problèmes au Niger éloignés,
Devant d’autres frères d’une autre lignée,
Chez vous ensemble votre linge peut être lavé,
Pourvu que les passions inutiles soient écartées.
C’est de la CMA et GATIA on dirait perturbés,
Que je parle, ils nous ont tant troublés,
Par de vaines querelles sans suite honorée,
Nous fûmes autant que nous sommes presqu’hébétés,
Sans jamais savoir et avec anxiété,
Pourquoi des frères d’une même contrée,
N’arrivent pas à taire leurs échauffourées.

Pour quel trône, pour quel paradis ?
Pour quelle image, pour quel vil prix ?
Voulez-vous éteindre les flammes du répit
Tourmenter mères et sœurs sans aucun alibi.
La notoriété pour laquelle vous vous disputez,
Il faut la chercher dans votre unité,
Dans la cohésion et la fraternité,
Plutôt que de la haine entre vous déclarée,
Plus elle vous hante, vous vous éloignez,
De l’espoir placé en vous pour l’éternité.

RAR, Enseignant à la retraite, Kidal, juillet 2016.

aBamako

LAISSER UN COMMENTAIRE

Please enter your comment!
Please enter your name here