Mali, Libye, Niger : l’armée française en première ligne contre les djihadistes

Le 1er août 2014, l’armée française lançait l’opération Barkhane pour lutter contre les groupes armés au Sahel. Deux ans plus tard,la sécurité semble rétablie au Mali, à l’exception de la vaste zone désertique où se cachent les narco-trafiquants djihadistes. Mais la dissémination en Afrique de l’Ouest des 3000 combattants de l’EI susceptibles de quitter le terrain libyen inquiète les observateurs.

L’opération Barkhane a élargi aux pays sahéliens la mission Serval lancée en 2013 par la France pour stopper l’offensive djihadiste qui menaçait la capitale malienne. Le dispositif de renseignement, d’observation par drones et de frappes des groupes armés, mis en place par Paris, a permis de mettre hors de combat, en deux ans, 240 combattants (tués ou arrêtés) d'Aqmi (Al Qaida au Maghreb islamique) et d’Ansar Dine.

Des résultats contre le terrorisme

L’arrestation, le 27 juillet 2016, d’un des chefs d’Ansar Dine est une prise de taille. Mahmoud Barry, dit Abou Yehiya, est à l’origine des nombreuses attaques contre les forces armées maliennes, dont celle du 19 juillet 2016 qui a tué 17 soldats à Nampala (près de Ségou, au centre du Mali).

Les 3000 soldats français, positionnés au Tchad, Niger, Mali, Mauritanie et Burkina Faso, et aidés par les 11 000 casques bleus de la Minusma (Mission des Nations Unies au Mali), ont réussi à rétablir un semblant de sécurité dans la région.

La menace ne faiblit pas

La situation reste néanmoins fragile, avec plus d’une centaine d’attaques d’Aqmi et de ses alliés recensées en Afrique de l’Ouest depuis janvier 2016, dont plusieurs attaques contre des hôtels à Ouagadougou, Abidjan (Grand-Bassam) et Bamako.

Dans la région de Gao (nord du Mali), le Mujao et Ansar Dine, bien qu’affaiblis, poursuivent leurs attaques sporadiques contre les forces de la mission des Nations Unies. Plus de 80 casques bleus sont tombés au Mali depuis 2013.

Dans le nord du pays, des zones entières, difficilement accessibles, échappent encore au contrôle des forces maliennes et onusiennes. Malgré la signature d’un accord de paix censé isoler la rébellion touareg des djihadistes, l’irrédentisme touareg persiste dans la région de Kidal (nord-ouest du Mali).

«Al-Qaïda et ses alliés Ansar Dine et al-Mourabitoune conservent la capacité d’opérer ouvertement au Mali. Et contrairement aux années précédentes, ces groupes ont été en mesure de frapper dans toute l’Afrique de l’Ouest», constate le Long War Journal, qui craint que 2016 soit l'année la plus meurtrière depuis 4 ans.


Africatime

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