Recensement général agricole : les producteurs de statistiques agricoles veulent gagner le pari

Dans la salle de conférence du Centre international de conférence de Bamako (Cicb), s’est tenu le mardi 26 et mercredi 27 juillet 2016, un altier de table ronde des utilisateurs et producteurs de statistiques agricoles dans le cadre des préparatifs du Recensement général agricole dans notre pays. Il était présidé par le ministre de l’Agriculture, Kassoum Denon et la représentante de la FAO.
Depuis plus de dix ans, le système de statistique national connait des évolutions liées au changement de comportement de la population en général et des acteurs du secteur agricole en particulier. Et l’étude diagnostic du système conduite pour tenir compte de ces facteurs, a montré des insuffisances dans la production de statistique agricole. Aussi, il est à rappeler que le denier Recensement général agricole de notre pays date de 2004. Pour ces raisons, il apparait nécessaire de mettre à jour la base de sondage du système d’information agricole qui, de toute évidence, est devenu vétuste sinon obsolète. D’où, ainsi, la raison de cette table ronde réunissant producteurs et utilisateurs de statistiques agro-sylvo-pastorales, et qui s’inscrit en droite ligne des grandes orientations définies dans le Cadre stratégique pour la croissance et la réduction de la pauvreté (Cscrp 2012-2017) ; la Politique du développement agricole (Pda) et son plan d’action ; le Plan national d’investissement dans le secteur agricole (PNISA) et enfin le Schéma directeur de la statistique (Sds).
Pour le Représentante de la FAO, cette table ronde constitue une étape importante dans la réalisation du Projet « d’appui à la préparation du recensement général agricole au Mali (Rga) » financé par la Fao à hauteur de 344 000 dollars américains, soit 172 millions de F Cfa. « La FAO attache une grande importance à la promotion des recensements nationaux de l’agriculture au moyen de ses programmes décennaux du recensement mondial de l’agriculture », a-t-elle avoué. Car, selon elle, les décideurs et les partenaires au développement ont besoin d’informations pertinentes, fiables et exploitables sur le secteur agricole.
Prenant la parole, le ministre de l’Agriculture, Kassoum Denon, a laissé entendre que le gouvernement souhaite, à travers l’organisation de cette table ronde, approfondir le dialogue avec les acteurs du sous-système des statistiques agricoles que sont les producteurs, les utilisateurs et les partenaires techniques et financiers. « Ce dialogue sera axé sur les objectifs prioritaires, les résultats attendus ainsi que les stratégies à mettre en œuvre pour réussir ce second recensement général de l’agriculture et amorcé la mise en place d’un système permanent des statistiques agricoles », a souligné le ministre Denon. Avant d’assurer que son département ne ménagera aucun effort pour réussir ce second recensement dont la mise en œuvre, selon l’étude de la phase préparatoire, requiert l’emploi d’environ deux mille agents pour un coût global de près de 8 milliards.

Seydou Karamoko KONÉ

aBamako

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