Inefficacité des FAMAS face aux attaques à répétition: Le Sénat français dénonce la formation au rabais dispensée aux FAMAS

Le Sénat français vient de lever le lièvre de la mauvaise formation qu’on administre à nos forces armées maliennes (FAMAS) depuis la signature de la 1ère résolution des Nations-Unies qualifiée par les pays européens et les Nations-Unies comme étant robuste. En effet, le vote de cette résolution a permis à la MINUSMA et à l’EUTM de s’occuper de la formation additive de nos FAMAS.
En ce qui concerne l’EUTM, depuis février 2013, elle a formé sept bataillons dont certains se nomment Waraba (lion), Sigui (buffle), Lai (sanglier), Sonsani (lièvre), Fadensako (risée du monde), Waranicalan (panthère) etc. soit plus de 7500 éléments.
Les types de formations dispensées vont de la capacité d’adaptation incluant la formation d’unités spécialisées, des formations techniques particulières à des formations destinées à l’encadrement. Après un examen minutieux des causes relatives aux attaques à répétition, le Sénat français a mis en doute la qualité de la formation. Il pense même que cette qualité est très discutable. Il se pose la question de savoir pourquoi, le premier bataillon formé n’a pas été en mesure de maintenir ses positions face des groupes armés touaregs à Kidal, alors qu’il était selon certaines sources en supériorité numérique.
Le camp des FAMAS à Nampalla pourtant bien fourni en hommes et en matériels a été pris d’assaut par les djihadistes le mardi 19 juillet 2016. Le combat n’a duré que quelques heures.Submergés par le surnombre, les militaires engagés dans le combat ont demandé du renfort en vain, qui n’est pas venu au bon moment. Donc ils se sont repliés tout en abandonnant leur position, du matériel évalué à 800 millions F CFA, une vingtaine de morts et 35 blessés. Il en a été ainsi toujours dans les rangs des FAMAS à chaque affrontement. Les replis tactiques et stratégiques continuent encore de plus belles, malgré la publicité faite sur leur formation par l’Union Européenne.
La réponse vient d’être trouvée. La formation dispensée aux FAMAS, est très fragile et ne résiste pas aux réalités du terrain. En somme la formation est trop théorique, alors que les FAMAS ont besoin d’une formation opérationnelle. Ce qui n’est pas le cas. Cela n’est même pas envisagé. Quant à la MINUSMA, elle a été aussi épinglée par le Senat français dans le même rapport.
Son système est jugé trop lourd, et coûteux. Il consomme beaucoup d’effectifs civils et militaires. En plus de ce handicap, leur mandat est mal interprété. Certains le jugent trop limité dans la mesure où il faut attendre que ses troupes soient attaquées avec mort d’homme pour que le Conseil de Sécurité leur donne un mandat plus offensif. C’est la raison pour laquelle, elle est la mission onusienne la plus couteuse en vies humaines parmi les casques bleus.
D’autres par contre, trouvent que le mandat est assez robuste. Ce qui nous semble faux, car la mission ne fait que se défendre contre les terroristes et elle ne peut même pas menés de patrouilles sur l’ensemble de la région de Kidal. Le rapport met en cause non seulement l’hétérogénéité des contingents mis à disposition, mais aussi leurs niveaux d’équipements et de formations disparates. Dans le rapport, la langue de travail est citée comme un handicap, car n’étant pas maitrisé au même niveau par tous les acteurs.
En ce qui concerne notre analyse par rapport à ces handicaps, nous dissous que se sont des stratégies montées par l’Union Européenne sur l’initiative de la France pour affaiblir les FAMAS face aux rebelles touaregs. Il y a en général des formations deux mois seulement. Comment en deux mois, peut-on former à plus de trois modules un contingent de 500 à 700 éléments ?
Egalement, ce que nous constatons actuellement sur les sites de formations des recrus, c’est la présence des encadreurs de l’EUTM et de la MINUSMA qui dénoncent la rigueur de la formation physique. Ils disent que la formation est plus intellectuelle que physique. Cela ne nous parait pas juste, car un militaire mal formé physiquement, ne pourra pas tenir longtemps face à un ennemi qui se déplace et qui attaque par surprise.
Ne peut-on pas alors former, une bonne fois pour toute, des officiers encadreurs maliens pour prendre en main ce volet important de notre sécurité ?
Si tel n’est pas le cas, l’argent du contribuable européen se dépense pour rien. Comme le disait, quelqu’un d’averti, que la présence des forces des Nations-Unies dans un pays en conflit est comme une tontine mondiale, et c’est la ronde des hirondelles.
Merci donc le Sénat français pour nous avoir éclairés sur cette tromperie dont nos dirigeants sont incapables de dénoncer.

Badou. COM

aBamako

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