Prévention des maladies : Le role central du centre national d’immunisation

La vaccination est l’un des grands succès de la santé publique. Des millions de vies ont pu être sauvées grâce à ce geste de prévention. L’arrêt de la transmission, voire l’élimination de certaines maladies infectieuses est possible si chacun recourt à la vaccination pour se protéger mais aussi pour protéger les autres, enfants et adultes plus fragiles du fait de leur âge ou de leur état de santé et qui ne peuvent être vaccinés. Au Mali, l’État investit des milliards de Fcfa pour que les enfants soient protégés contre neuf maladies et très bientôt se chiffre sera porté à onze.
La direction nationale de la santé (DNS) joue un très grand rôle dans cette action à travers son Centre national d’immunisation (CNI). C’est dans ce cadre qu’elle a reçu, mardi, la visite du ministre de la Santé et de l’Hygiène publique, Mme Togo Marie Madeleine Togo. La visite a surtout porté sur ce centre qui constitue le lieu de stockage des différents vaccins. Ce centre relève de la Direction de lutte contre la maladie, une structure de la Direction nationale de la santé. La visite s’est déroulée en présence du directeur national de la santé, Mama Koumaré, de l’ensemble de son personnel et des membres du cabinet du ministre.
Le ministre de la Santé et de l’Hygiène publique a expliqué que la visite a débuté par ce centre car c’est à ce niveau que se trouvent stockés les moyens pour la prévention des maladies. C’est à partir de cette structure, dira-t-elle, que les régions sont ravitaillées. « Cette rencontre nous a permis de savoir comment les vaccins sont conservés et de comprendre comment se fait la vaccination de routine. Nous avons réalisé comment le personnel se mobilise en temps de campagne de vaccination et comment ils préviennent les risques d’épidémie», a indiqué le ministre de la Santé et de l’Hygiène publique. Dans ce centre, les vaccins sont conservés entre 2 à 8 degrés ou plus.
C’est à la direction nationale de la santé que tous les programmes et politiques de lutte contre la maladie sont conçus. Sa mission, selon le directeur Mama Koumaré, consiste à élaborer les éléments de politiques nationales de la santé et d’hygiène publique. Elle est aussi chargée de faire le suivi et l’évaluation de ces politiques. Les résultats de cette direction sont satisfaisants mais elle est surtout confrontée à un problème d’équipements mais aussi de formation.
En réponse, le chef du département de la Santé et de l’Hygiène publique a estimé qu’il faut nécessairement une extension des locaux du Centre national d’immunisation. Elle pense notamment que la Direction nationale de la santé doit veiller au suivi et à la mise en œuvre des vaccins au niveau des centres de santé. Pour Mme Togo Marie Madeleine Togo, évaluer constamment c’est ça la logique d’élaboration d’un plan stratégique. « On élabore, on met en œuvre, on évalue, on recommence la programmation en corrigeant les insuffisances et en prenant en compte les nouvelles donnes », a-t-elle énoncé.
Le ministre de la Santé et de l’Hygiène publique a révélé qu’un projet d’extension est en cours afin de rendre plus adéquates les conditions de stockage des vaccins. Mme Togo Marie Madeleine Togo a estimé que le centre a encore de gros moyens en termes de logistique. Malgré les efforts de l’État et des partenaires qui l’ont aidé à acquérir quelques équipements. Pour elle, ces aides ont permis d’avancer et d’avoir de bons indicateurs. Cependant elle estime qu’il est primordial que nous soyons les acteurs de notre santé. « Chacun doit prendre individuellement sa santé en main et s’investir afin que la santé commune soit », a-t-elle plaidé.
Il est important de signaler que l’introduction de nouveaux vaccins dans le calendrier national de la vaccination et le retrait des bailleurs nécessitent une transformation institutionnelle et la mise en place d’un fonds spécial pour le financement de la vaccination. La solution à ces défis passe par la mise en œuvre de certains changements : transformer le Centre national d’immunisation en une organisation forte, indépendante et jouissant d’une autonomie financière, renforcer cette nouvelle organisation en ressources humaines qualifiées et moderniser la gestion et l’administration de la vaccination à travers l’investissement dans les nouvelles technologies et doter le système d’une chaîne de froid et de logistique appropriée.
F. NAPHO

aBamako

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