Opération libération des voies publiques : « Tout est négociable sauf l’arrêt des opérations » dixit SACKO Amy KANE hier à sa rencontre avec les acteurs

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Le Gouverneur du District de Bamako, Amy Kane, en compagnie du Maire du District de Bamako et ceux des six Communes ont rencontré, dans la salle de conférence du Gouvernorat, les acteurs de la Société civile, pour échanger sur les opérations de déguerpissement qui sont en cours dans la capitale Bamako. La rencontre s’est déroulée dans une ambiance cordiale, hier lundi 1 août 2016.
On a enregistré la présence effective des : FAMILLES FONDATRICES, RECOTRADE, DJELI TON, H.C.I.M, GROUPEMENT SPIRITUEL DES LEADERS RELIGIEUX, LES EGLISES PROTESTANTE ET CATHOLIQUE, SYNDICAT DES TRAVALLEURS, CAFO, C.N.J., C.C.I.M., AMUPI, UJMA, SABATI/2012, UMAMA entre autres.A tour de rôle, les participants ont pris la parole. A l’analyse des propos, il faut préciser qu’aucun intervenant n’était contre l’opération.
Mais, les mesures d’accompagnement suite aux opérations étaient au centre des préoccupations. Ces mesures, selon Amy Kane, relèvent de la compétence de la Mairie du District de Bamako. Selon le Président de SABATI/2012, Moussa B. Bah,il est très content de l’initiative de cette rencontre, mais d’autre part, il n’est pas content de certains discours qui ont été avancés par ses prédécesseurs, et qui ne devraient pas être prononcés dans cette rencontre. Il faut, dit-il, qu’on se dise la vérité. Si notre rôle est de dire la vérité aux autorités, on devra également avoir le courage de se dire la vérité entre nous.
Nous avons derrière nous, nos militants qui nous suivent et nous ne pensons qu’à leur bien-être. Nous voulons également, poursuit Moussa, le développement de ce pays qui est notre souci principal. On ne doit pas mélanger la thèseet l’antithèse, cela pourrait créer des problèmes superfétatoires. Il y a qu’une seule chose. Notre position par rapport à cette opération est claire. Depuis le début de cette opération, aucun responsable ici présent (Religieux, Commerçant) ne peut dire qu’il n’a pas reçu un coup de file de ses clients. Quand le travail commence, je n’étais pas à Bamako, j’étais à Genève avec le Président du C.N.J.
« Nous avons reçu plus de 20 appels ce jour. Des appels qui nous informent comment les travaux vont se dérouler », précise le ténor de SABATI/2012. Alors, ajouté-t-il, si la religion nous exige à dire la vérité aux autorités, elle nous exigera ausside dire la vérité à nos militants. Nous avons plus de 80% de nos militants qui ont été touchés par cette opération. Mais, quand tu es responsable, il faut assumer en disant la vérité à tes militants. C’est la religion même qui t’impose cela. Il n’y a pas deux choses à dire. Que Bamako soit propre aujourd’hui est le vœu de toutes les populations. Tout le monde est d’accord que les voies publiques ne sont pas les places pour le commerce. Ce n’est pas notre souhait que nos militants soient traités comme ça, mais la vérité, c’est la vérité.
L’Etat, c’est l’Etat. « Mais, ce que je vous dis, si jamais, cette opération échoue, on ne parlera plus d’autorité au Mali encore. Il faut que cette opération aille jusqu’au bout. Au nom de SABATI/2012; nous soutenons les autorités par rapport à cette opération jusqu’au bout, et tout le monde doit soutenir cette opération. Il dira qu’il assume ses propos en tant que responsable.Quant au président de la Chambre de Commerce et d’Industrie du Mali (C.C.I.M.), M. Youssouf Bathily,il dira « nous sommes pour le déguerpissement des voies publiques, car les voies publiques ne sont pas faites pour le commerce.
Mais, où est-ce que ces déguerpis iront ? C’est cela la question ! Il a affirmé qu’il est important que le gouvernement prenne des dispositions pour des mesures d’accompagnement. Avant d’ajouter que la Chambre est disposée à construire des marchés, si le gouvernement lui donnait des espaces. «Nous demandons aux 6 communes du District de Bamako de mettre seulement des espaces à notre disposition, nous avons les moyens de construire les marchés», a indiqué Youssouf.Concernant les lieux aménagés pour le recasement des personnes déguerpies, Amy Kane a cité qu’au niveau de la commune 2, au marché de la zone industrielle, il ya 200 places, au marché de sans fil, il y a 200 places, au marché de l’Hippodrome, il y a 100 places.
Au niveau de la commune 3, il y a une convention signée avec l’Etat pour aménager un lieu à Darsalam pour 440 places. En Commune 4, il y a eu également une convention avec la Chambre de commerce pour aménager un lieu pour le recasement des déguerpis. Elle a également cité quelques endroits dans les autres communes. Tout cela, pour dire que les mesures sont prises pour le recasement. Le représentant du Conseil National de la Jeunesse a également réitéré son accompagnement au gouvernement pour rendre la capitale propre.

Drissa KEITA
Source: L'Annonce

aBamako

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