Assistance humanitaire aux réfugiés et déplacés de la crise malienne : La DNDS fait le point des grandes actions menées par le MSAH

Le Directeur national adjoint du développement Social, Ibrahim Aba Sangaré, a animé, le samedi 13 août dernier un point de presse consacré aux actions humanitaires que le Ministère de la Solidarité et de l’Action Humanitaire (MSAH) a effectuées dans le cadre de la gestion des conséquences de la double crise institutionnelle et sécuritaire que notre pays a connue en 2012.

La rencontre qui s’est déroulée dans les locaux de la Direction nationale du Développement social, a enregistré la présence de membres de certains départements ministériels, de représentants de la société civile et de certains organismes humanitaires.

Dans sa présentation, M Sangaré, a insisté sur la profondeur de cette crise qui a engendré des conséquences socioéconomiques et humaines sans précédents occasionnant environ 500 000 déplacés internes à travers le pays et 150 000 autres réfugiés dans les pays voisins : Niger, Burkina Faso, Algérie, Mauritanie. Pour organiser l’assistance humanitaire à tous ces compatriotes tombés subitement dans une situation de détresse, il fallait de gros efforts de planification et d’organisation. Ce que le gouvernement a compris. Dès le retour à l’ordre constitutionnel, en 2013, dira le conférencier, il a initié plusieurs actions de solidarité et d’assistance en direction des réfugiés et des déplacés internes. Pour une bonne organisation de l’assistance, a-t-il expliqué, le Ministère de la Solidarité et de l’Action humanitaire, chargé de ce volet, s’est attelé à élaborer et à mettre en œuvre, dès janvier 2015, un document de politique Nationale d’Action Humanitaire et un plan d’action pour la période 2016-2020. Trois mois après, une Stratégie Nationale de gestion des personnes déplacées internes et des rapatriées, précisant les orientations et les mesures à prendre pour faciliter le retour des personnes en situation de déplacement, a été mis en place. C’est ainsi que, dès le mois de juillet 2015, quatre plans régionaux d’intervention d’urgence ont été élaborés pour Tombouctou, Gao, Kidal et Mopti, en partenariat avec les départements sectoriels et les partenaires. Aussi, pour suivre les mouvements des populations et leur enregistrement, l’Etat signe deux protocoles avec l’OIM et le HCR.

Pour le DNA de la DNDS, de 2012 à nos jours, 130 organisations interviennent dans l’humanitaire au Mali en appui au gouvernement. Elles interviennent dans toutes les régions et dans divers domaines : l’abri et les non alimentaires, la nutrition, la sécurité alimentaire, la santé, l’éducation, l’eau, l’hygiène et l’assainissement, la protection et la coordination.

Les actions de ces différents acteurs humanitaires sont coordonnées par le bureau de coordination des affaires humanitaires (OCHA) au Mali.

Evoquant la question sur le mouvement des populations engendré par la crise, le conférencier a mis l’accent sur les déplacements massifs de populations vers certains pays voisin. C’est ainsi que, selon M Sangaré, le Burkina Faso a enregistré 32 687, la Mauritanie (66392), le Niger (48 928), l’Algérie (1500), la Guinée (24), le Togo (230). Au même moment, 355 000 personnes déplacées intérieur, ont été répertoriés.

 

Une aide constante de l’Etat en faveur des réfugiés et des déplacés…

Conscient de ses responsabilités vis-à-vis de ces citoyens en situation de détresse, le gouvernement a multiplié les interventions humanitaires auprès de ces couches vulnérables. Dans ce cadre, a indiqué M Sangaré, le Ministère de l’Action Humanitaire, a, entre autres, procédé à des distributions de kits d’urgence, de denrées alimentaires, la réalisations et/ou réhabilitation d’infrastructures pour la reprise du service de fourniture d’eau potable et de l’électricité. Parmi les actions concrètes, outre les convois de distribution de vivres aux réfugiés dans les pays voisins, le MSAH, dira le conférencier, a eu à réaliser des forages équipés de pompes solaires avec châteaux d’eau dans les localités de Boni (Douentza), Tabourak (Ménaka), Takalot (Kidal), la réhabilitation et le surcreusement de deux puits pastoraux dans la commune de Hamzakouma (Gourma Rharous), le tout pour un montant de 127 millions de F CFA ; A cela s’ajoute la réhabilitation des Centres de santé communautaires de Boni et Hamzakouma pour un montant de 50 millions de F CFA ; la construction d’une école de trois classes à Tabourak et d’un poste de Santé avancé à Takalot pour un montant de 69 millions de F CFA. Au titre des actions d’urgence menées courant 2015 dans les régions de Tombouctou et Gao, le DNA a évoqué le plan d’intervention décidé par le MSAH pour faire face au tarissement de plusieurs points d’eau, parmi lesquels la mare de Gossi dont l’assèchement posait à la fois un problème de pénurie d’eau et de pâturage qui affectait dangereusement les conditions de survie des populations. «Face à cette situation, le MSAH RN a décidé de mettre en œuvre un plan d’intervention en collaboration avec les services sectoriels et l’ensemble des partenaires humanitaires intervenant dans la zone», a déclaré le directeur national adjoint. Avant de mettre le focus sur un certains nombre d’initiatives réussies dans le cadre du projet d’urgence. C’est le cas, selon lui, de ces opérations de distribution d’eau à travers des Camions Citernes dans les localités de Gossi, Doro, Intillit, Issinga, Dorey ; la fourniture de 250 tonnes d’aliments bétail reparties entre Tombouctou  (150 tonnes) et Gao (100 tonnes); l’acquisition, le transport, l’installation et l’entretien d’un groupe électrogène de 750 KWA à Kidal pour un montant de 177, 544 millions de F CFA ; l’acquisition et l’installation de Kits solaires pour 39 millions de F CFA ; la fourniture de kits de première urgence, l’amélioration des conditions de retour et de réinstallation des populations réfugiées et déplacées pour un montant de 787, 739 millions de F CFA en 2016. Ce n’est pas tout. le MSAH a monté des opération de fourniture en tentes pour 101 millions de F CFA dans toutes les régions du Mali pour faire face à la crise humanitaire et la gestion des catastrophes ; s’y ajoutent la fourniture de couvertures et de matelas pour 159 millions F CFA dans toutes les régions ; la fournitures de moustiquaires imprégnées pour 142 millions F CFA ; la réalisation de forages équipés dans le village d’Amanidermene (Commune de Soboundou), à Tidjalène (cercle de Rharous), à Adjachou (cercle de Tombouctou) et à Tabankorte (région de Gao) pour un montant de 166, 380 millions F CFA. Il y a également la réhabilitation d’un puit dans le village d’Amandermene pour 22, 420 millions F CFA ; la construction d’un barrage de retenu d’eau à Tessit (commune urbaine de Kidal) pour 60, 080 millions F CFA ; la mise en place des lignes de crédits pour le financement des AGR pour 164 millions F CFA dont 119 millions F CFA au bénéfice des populations des trois régions du Nord et Douentza et 45 millions F CFA pour celles de Ségou ; figure également au bilan du MSAH, le ravitaillement des populations en céréales et denrées alimentaires pour 1, 170 milliards dans toutes les régions du Mali. A cela, il faut ajouter l’appui apporté, en 2016, aux réfugiés du Burkina Faso ; Ces appuis ont constitué en une opération de distribution de produits alimentaires à Djobo (camp de réfugiés de Mentao) et à Dori. A travers le MSAH, le gouvernement a distribué aux réfugiés maliens vivant au Burkina Faso, en tout 375 tonnes de riz et 17 tonnes de sucre pour la prise en charge alimentaire sur une durée de trois mois, soit 296 millions F CFA. Au cours de la même année (2016) une opération similaire a touché les réfugiés maliens vivant au Niger, qui ont bénéficié du gouvernement la distribution de 324 tonnes de riz, 124 tonnes de sucre et 13 fardeaux  de Thé, pour un coût de 245 millions F CFA

Papa Sow / maliweb.net

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