Chronique: Mon Afrique sur 4 angles

Médiation en Guinée-Bissau: la Cédéao nomme Blaise Diplo ambassadeur

La Guinée Bissau traverse, depuis la nomination de Baciro Dja au poste de Premier ministre, une crise politique profonde et les remèdes jusqu´ici appliqués n´ont donné aucun résultat. L´Assemblée nationale est bloquée et la plupart des institutions tournent au ralenti. Une délégation de la Cédéao conduite par le président de la Commission de l´organisation, Marcel Alain da Sousa, est à Bissau. La Cédéao y a nommé un nouveau représentant résident pour tenter une sortie de crise.

La Cédéao, la Communauté économique des Etats d’Afrique de l’ouest, a nommé un représentant résident en Guinée-Bissau, tout en étant consciente que la tâche du nouveau diplomate ne sera pas aisée. « Le cas de la Guinée-Bissau est un cas particulier. Ici, la situation est telle que j’ai eu l’accord du chef de l’Etat pour nommer un ambassadeur de la Cédéao, ici. Et cet ambassadeur aura une mission assez difficile », concède au micro de RFI Marcel Alain de Souza, président de la Commission de la Cédéao.

D’ailleurs le nouveau représentant est conscient de l’importance de sa mission et des résultats attendus. « J’ai une mission et je suivrai la feuille de route du président de la Cédéao. Je vais examiner [la situation], et on discutera, on fera des propositions au président de la Cédéao», explique le diplomate ivoirien Blaise Diplo, ancien cadre de la Banque centrale des Etats d’Afrique de l’Ouest (BCEAO) et désormais ambassadeur de la Cédéao en Guinée-Bissau.

La Cédéao, qui maintient en Guinée-Bissau une force d’attente d’un peu plus de 500 hommes, serait-elle fatiguée de ses crises à répétition. « Un pays ne peut pas rester éternellement en crise, assure Marcel Alain de Souza. Nous n’avons pas de solutions miracle. Les solutions ne peuvent venir que des fils et filles de la Guinée-Bissau et ce que l’on tient à leur dire c’est qu’ils n’ont qu’un seul patrimoine commun et il s’appelle la Guinée-Bissau. »

Le président de la commission de la Cédéao rencontre ce lundi, le Premier ministre Baciro Dja, le président de l’Assemblée nationale, les acteurs politiques en conflits et bouclera sa visite par une visite de courtoisie au président José Mario Vaz.

Mali : La France ouvre un front dangereux à Kidal

Depuis quelques semaines, se jouent à Kidal, au Mali, des actes lourds de conséquences pour notre sous-région. A quel jeu joue véritablement la France dans cette partie du territoire malien? Ce sont nos confrères de maliweb qui ont constaté que le France a ouvert un front dangereux au Mali qui s’interrogent ainsi.

A en croire nos confrères de maliweeb, des observateurs et analystes des questions géopolitiques africaines semblent s’accorder sur le fait qu’il se prépare quelque chose d’énorme à Kidal.

Aujourd’hui, les Maliens ont tout compris : la France a un agenda caché pour Kidal. Malgré Barkhane, qui a remplacé, le 1er août 2014, l’opération Serval déclenchée début 2013 au Mali, et la Minusma, le septentrion malien n’a pas vu diminuer les activités des djihadistes et d’autres éléments armés. C’est du moins le constat fait par nos confrères maliens du site d’informations waliweb.

Nos confrères sont d’avis que l’attaque de la garnison de Nampala le 19 juillet dernier avec une colonne d’une quarantaine de véhicules et une vingtaine de motos le certifie de la belle manière, tout comme les embuscades quotidiennes et les explosions des mines dans les régions de Mopti, Tombouctou et Gao résultent des plans diaboliques de la France.

Aujourd’hui, ajoutent-ils, au Nord, rien ou presque n’a encore été réglé. Certes, depuis le 15 juin 2015, un accord dit de « paix et de réconciliation » a été solennellement conclu entre le pouvoir central et des groupes armés, dont la CMA qui contrôle toujours une partie du pays.

Niger : le MNSD se dit favorable à la formation d’un gouvernement d’union nationale

Le mouvement national pour la société de développement (MNSD) s’est montré disposé à collaborer avec le président Issoufou qui a appelé à la formation d’un gouvernement d’union nationale.

Après des consultations internes, le MNSD a accepté de se rapprocher de la majorité au pouvoir par 144 voix pour et quatre contre, nous dit-on. Une décision que le parti essaie de justifier la volonté de sortir le Niger dans la crise qui l’habite et le souci de combattre la recrudescence du terrorisme.

« Ainsi, mandat a été donné au président du parti, Seyni Oumarou, de conduire les négociations avec le pouvoir afin de définir un cadre d’action commun et les modalités pratiques d’une alliance avec la majorité au pouvoir », renseigne Abdoul Kadri Tidjani, le secrétaire général du MNDS.

Qui ajoute que le bureau politique a par la même occasion responsabilisé le président du parti pour qu’il entame les démarches utiles en vue de la concrétisation de cette volonté du parti de participer à la gestion du pouvoir d’Etat en mettant en avant les intérêts supérieurs de notre pays.

Egypte : Trois soldats tués et quatre autres blessés

Trois soldats égyptiens ont trouvé la mort et quatre autres ont été blessés lundi dans l’explosion d’une bombe qui a visé un véhicule de la sécurité pour le transport de l’eau dans la zone de ”Hasna”, au centre de la péninsule du Sinaï, a annoncé une source sécuritaire.

Les corps des victimes et les blessés, dont un grièvement atteint, ont été transférés à l’hôpital militaire de Suez, a ajouté la même source.


Afrique360

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