Electrification rurale : Peut mieux faire malgré le contexte difficile

La 27ème session ordinaire du conseil d’administration de l’Agence malienne de développement de l’électrification rurale (AMADER) a examiné et approuvé, vendredi, le rapport d’activités du 1er semestre 2016 de l’Agence, ainsi que la note d’exécution du budget au 30 juin 2016.

Lors des travaux présidés par le président directeur général (PDG) de l’Agence, Cheick Hamed Sanogo, en présence de tous les administrateurs et les membres de la direction générale, les administrateurs ont examiné et adopté le procès verbal de la 26ème session avant de se pencher sur l’état de mise en œuvre de ces recommandations.

Ils ont aussi examiné et approuvé le budget 2016 révisé de l’Agence avant de prendre connaissance des rapports d’audit des exercices 2014 et 2015. Ils ont enfin examiné et approuvé la note relative à la révision des frais de mission de l’AMADER, conformément au décret n°0001/P-RM du 15 janvier 2016, fixant les conditions et modalités d’octroi de l’indemnité de déplacement et de mission en République du Mali.

Cheick Hamed Sanogo a également profité de l’occasion pour informer les administrateurs sur les activités de l’Agence. Selon lui, celles-ci se sont fortement intensifiées durant le 1er semestre, nonobstant les difficultés, que connait en ce moment notre pays. Il a cité l’insuffisance des ressources financières destinées à la mise en œuvre de la composante 3 du Projet de systèmes hybrides d’électrification rurale (SHER). Ces ressources, qui émanent du Budget spécial d’investissement (BSI), tel que prévu dans l’accord de financement du projet, sont destinées à appuyer la gestion du projet, notamment dans les domaines des études, de la formation, des acquisitions, du suivi-évaluation et de la communication.

Ainsi, en accord avec la Banque mondiale, les ressources disponibles ont ainsi été orientées vers les services de consultations desquels dépendent le déroulement normal du projet et certaines activités sur le terrain. En outre, toujours en accord avec la Banque mondiale, le projet a été restructuré. Cette nouvelle donne, en attendant la mise en œuvre, a impacté sur le niveau d’exécution des activités du projet.

Toutefois, l’état d’exécution du budget au 30 juin dernier, se présente comme suit en recettes : 4 055 047 199 F CFA sur une prévision annuelle de 13 016 693 528 F CFA, soit un taux moyen de réalisation de 31,15% et en dépenses à 3 648 961 907 F CFA sur une prévision annuelle de 13 016 693 528 Fcfa, soit un taux moyen de 28,03%. « En dépit de ce tableau peu reluisant, les activités programmées pour l’année 2016 ont connu un début d’exécution », a indiqué M. Sanogo.

La période n’a pas été caractérisée que par des difficultés. Deux importants accords relatifs au financement de l’électrification rurale ont été signés. L’Accord de financement de la Banque arabe pour le développement économique en Afrique (BADEA) d’un montant de 10 millions de dollars, environ 5,5 milliards de F CFA, qui vient compléter le financement, déjà acquis, de 9 millions de dollars, environ 4,95 milliards de F CFA, du Fonds d’Abu Dhabi pour le développement, destiné à financer la réalisation de 32 centrales hybrides et des accords de financement de l’Agence française de développement (AFD), d’un montant de 38 millions d’euro, environ 24,89 milliards de F CFA, dont 18 millions d’euro, environ 11,79 milliards de F CFA, de don pour 60 centrales hybrides.

Les perspectives sont donc bonnes pour la pérennisation du secteur de l’électrification rurale à la condition que les Autorités s’engagent à examiner avec beaucoup d’attention les difficultés inhérentes au développement de l’électrification rurale.

Pour cela, les propositions adoptées par la commission de coordination du secteur de l’énergie, relatives à l’opérationnalisation du Fonds d’énergie rurale (FER), l’instauration d’une taxe de solidarité ; l’exonération du combustible ; la révision du statut fiscal des permissionnaires ; le renforcement des capacités techniques et managériales des opérateurs et l’amélioration du taux de recouvrement des factures, doivent faire l’objet d’une communication écrite au gouvernement en novembre 2016.

A. O. Diallo

aBamako

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