FLASH: Affaire ADAMA TRAORÉ: Encore une bourde du gouvernement !

Habitué aux gaffes et autres maladresses, le gouvernement malien s’est encore illustré, la semaine dernière, dans une affaire concernant un jeune malien décédé en France, suite à une interpellation (musclée) de gendarmes français.
Dès lors, la famille du jeune Adama Traoré (enterré à Bamako) a vigoureusement dénoncé le manque de soutien des autorités maliennes. La réponse du gouvernement est venue sous la forme d’un communiqué maladroit qui a mis en émoi la diaspora malienne et les populations.
Et pour cause, le gouvernement a indiqué que le jeune Traoré avait la nationalité française et que sa mère détenait un passeport malien périmé. En clair, les autorités avançaient ces deux arguments pour tenter de se dédouaner. Mal lui en a pris. Face au tollé suscité à l’intérieur et à l’extérieur, le chef de l’Etat, Ibrahim Boubacar Keita, tente de rectifier le tir ou de réparer la bourde gouvernementale en acceptant de rencontrer la famille du jeune malien, le vendredi dernier.
Malgré tout, la gestion catastrophique au sommet de l’Etat, l’amateurisme et la négligence qui caractérisent le gouvernement dirigé par Modibo Keita ont été (encore) reflétés dans cette affaire.
APRÈS L’ATTAQUE
Des armes de Nampala distribuées à Kidal.
Quelques jours après l’attaque (19 juillet dernier) de la caserne militaire de Nampala, un important lot d’armes et de minutions de l’armée a atterri à Kidal. Ces armes seraient celles volées par les assaillants à Nampala. Les mêmes armes auraient été distribuées publiquement aux combattants de la CMA. C’est pourquoi, certains observateurs indiquent qu’il existe une parfaite collaboration entre Ansar Dine et la CMA, à travers le HCUA (Haut conseil pour l’unité de l’Azawad).
Les attaques contre l’armée et les forces internationales seraient l’œuvre d’Ansar Dine qui bénéficierait de la complicité de la CMA. Récemment, le ministre français de la Défense et d’autres responsables avaient dénoncé cette complicité entre Ansar Dine et certains gros bonnets de Kidal.

ÉLECTIONS MUNICIPALES
La date du 20 novembre prochain retenue…
Les Maliens seront appelés aux urnes le 20 novembre prochain pour élire leurs maires "sur toute l'étendue du territoire national", sept ans après les derniers scrutins communaux, a annoncé mercredi 10 août le gouvernement.
Le Conseil des ministres réuni mercredi sous la direction du président Ibrahim Boubacar Keïta « a adopté un projet de décret portant convocation du collège électoral, ouverture et clôture de la campagne électorale à l’occasion de l’élection des conseillers communaux » , affirme le gouvernement dans un communiqué.
La campagne électorale doit s’ouvrir le 4 novembre et prendre fin le 18 novembre, poursuit-il. Les dernières élections communales remontent à 2009.

Les conseillers communaux devant être élus pour un mandat de cinq ans, ces scrutins auraient donc dû se tenir en 2014. Mais l’instabilité du pays et les attaques terroristes avaient conduit les autorités à repousser le scrutin.
Source: L'Aube

aBamako

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