Le chef de cabinet du Ministère de l’Economie Numérique, de la Communication, Porte-parole du Gouvernement, M. Oumar Sylla, lors du lancement de l’UNAJEP « La relève de la presse est assurée »

« Aux âmes bien nées, la valeur n’attend point le nombre des années ». Cet adage sied bien à l’Union Nationale des Jeunes Editeurs de Presse (UNAJEP) qui a lancé officiellement ses activités ce samedi 13 août 2016 à la Maison de la presse. Composée par une trentaine d’organes de presse écrite, cette jeune association, qui est née avec ses 32 dents, entend demeurer un creuset d’une jeunesse soudée et entreprenante pour une presse globalement dynamique qui favorise de meilleures conditions de vie et de travail pour tous les journalistes.
Placée sous la présidence du chef de Cabinet du Ministère de l’Economie Numérique, de la Communication, porte-parole du Gouvernement, M. Oumar Sylla, cette cérémonie de lancement a été couplée avec une communication sur : « les défis de l’unité de la presse ».
Le ton de la cérémonie a été donné par le président de l’UNAJEP, Idrissa Dicko et non moins Directeur de publication du journal ’’VivaNews’’.
Selon lui, de l’avènement de la démocratie au Mali à nos jours, la presse a connu une véritable floraison. Malgré les difficultés qui l’assaillent, à l’en croire, elle continue de tenir sa place dite de « 4e Pouvoir ». Et le président Dicko de rappeler que ces dernières années, beaucoup d’organes se sont créés, à la tête desquels, des jeunes. Ces derniers, selon lui, font face aux problèmes de ressources humaines, matérielles et financières. Assurer la régularité du journal, disposer d’informations bien fournies, présenter une bonne qualité de texte, la distribution sont entre autres les nombreux défis auxquels ils ne doivent nullement se dérober. « Mais les difficultés de la presse ne viennent pas que de l’intérieur. Elle est confrontée à un monde en changement rapide avec l’explosion de l'Internet et la désaffection vis-à-vis de la lecture. Il est pourtant question de faire vivre les journaux écrits dans un environnement investi par les Smartphones, les tablettes et autres supports numériques qui rendent la presse accessible gratuitement alors que celle-ci a un coût », a souligné le président Dicko. Avant de marteler que l’UNAJEP a acquis sa reconnaissance le 22 juin 2016. Et qu’elle a pour objectifs entre autres : de favoriser l’émergence et l’épanouissement des membres ; de contribuer au dynamisme et à la liberté de la presse conformément à l’éthique et à la déontologie et veiller aux intérêts professionnels et moraux des jeunes éditeurs de presse. C’est dire qu’avec la trentaine de journaux qui la compose, l’UNAJEP se veut un acteur important dans la consolidation de la démocratie au Mali. Pour mener à bien sa mission, le président Dicko a réitéré la disponibilité de l’Union à travailler avec toutes les organisations de la presse déjà existantes sans exclusive.

UNAJEP peut compter sur son ministère de tutelle
Le chef de cabinet du Ministère de l’Economie Numérique, de la Communication, Porte-parole du Gouvernement, M. Oumar Sylla, a réitéré au nom de son ministre, Me Mountaga Tall, l’engagement et le soutien sans faille du Département à accompagner l’UNAJEP dans l’accomplissement de sa noble mission. Selon lui, l’UNAJEP est la bienvenue à cause de deux raisons : la première par la qualité des hommes qui l’animent et la seconde par le fait que la relève de la presse est assurée puisque l’UNAJEP est composée par des jeunes.
A sa suite, le thème : «les défis de l’unité de la presse » a été exposé par le doyen Belco Tamboura et non moins Fondateur et Directeur de publication du bihebdomadaire ‘’L’Observateur’’. Maitrisant son sujet, il a commencé par un bref rappel de la genèse de la presse malienne. De l’ASSEP, en passant par la Maison de la presse, de l’URTEL, le conférencier Tamboura a expliqué de long en large la manière dont ces différentes structures ont été portées sur les fonts baptismaux. Après avoir écorché les défis liés à l’unité de la presse, il a indiqué que le métier de journaliste est noble. A cet effet, il a mis accent à la formation des jeunes journalistes. Après son brillant exposé, l’assistance a eu droit à poser des questions et à faire des contributions. Et toutes les questions posées ont été répondues de manière satisfaisante par le conférencier sous l’œil vigilant du représentant de la Haute Autorité de Communication(HAC), Alou Djim.
Le logo de l’UNAJEP a été expliqué par son concepteur F. Matar.
En tout cas, de l’avis général, l’UNAJEP a impressionné par la qualité organisationnelle du lancement de ses activités. Un coup d’essai, un coup de maitre.

Agmour

aBamako

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