Lutte anti-mines : L’Armée renforce ses compétences

Trente militaires maliens dont 28 éléments du Génie militaire et 2 du Groupement de la sécurité présidentielle ont reçu, vendredi, sur la place d’armes du 34ème bataillon du Génie militaire, leur diplôme de moniteur contre engins explosifs improvisés.

La formation qui a duré deux semaines a permis aux récipiendaires d’acquérir des qualités techniques et tactiques nécessaires dans le domaine de la lutte anti-mines et engins explosifs improvisés. Elle a été organisée aux profits des Forces armées maliennes (FAMA) grâce au concours et l’accompagnement du Service anti-mines des Nations unies (UNMAS) et de la coopération militaire française.

Le conflit armé qui sévit dans le Nord du Mali a provoqué un problème de contamination d’engins explosifs dans cette région. La présence des restes d’explosifs de guerre, d’engins explosifs improvisés et de mines menace des centaines de vies humaines. Elle constitue également des obstacles pour l’acheminement de l’aide humanitaire aux populations dans le besoin, pour les moyens de subsistance, pour la liberté de mouvement et pour la reprise des activités économiques.

De mars 2012 à mars 2016 au Mali, 178 civils ont été victimes, 32 tués, 146 blessés des restes explosifs de guerre dont plus de la moitié sont des enfants. De juillet 2013 à mars 2016, 159 civils ont été victimes dont 40 tués et 116 blessés d’engins explosifs improvisés.

Cette formation, qui permet à ces hommes de répondre aux types de menaces cités plus haut a été techniquement assurée par des éléments français basés au Sénégal. Toutes les parties ont salué cette initiative qui, selon le directeur général du Génie militaire, le colonel-major Nana Traoré, « n’aurait pu être réalisée sans l’engagement des plus hautes autorités de l’Etat dans le cadre de la formation et du renforcement opérationnel des capacités des Forces armées et de sécurité ».

Le directeur du Génie militaire a aussi souligné l’engagement et le dévouement des éléments français du Sénégal et a rappelé la qualité de la formation. « Nous remercions vivement et félicitons les formateurs pour la qualité de la formation dispensée et les efforts consentis pour mener à bien la mission assignée », a-t-elle affirmé. Elle a ensuite exprimé son « entière satisfaction à l’UNMAS pour le soutien constant et l’attachement au renforcement de la capacité opérationnelle des FAMAs à répondre efficacement aux risques des mines, restes explosifs de guerre et aux engins explosifs de guerres improvisés sur toute l’étendue du territoire national ».

A en croire le représentant du Service anti-mines des Nations unies (UNMAS), Brehier Badinaud, « cette formation est le produit fini d’une conjugaison de volontés, celle de l’UNMAS, du génie militaire, de la coopération française et également celle des stagiaires sans lesquels le résultat ne serait pas atteint ».

Le colonel-major Nana Traoré et le représentant de l’UNMAS ont tous deux rappelé aux récipiendaires leur responsabilité de « transmettre ces connaissances » à d’autres dans le but de sauver les vies humaines.

Quant à l’Attaché de défense à l’ambassade de France au Mali, Jamme Didier, il a remercié les éléments français du Sénégal pour leur contribution à cette première expérience de formation de moniteurs au profit des partenaires maliens. « Ce stage est un bel exemple de l’utilité et de l’efficacité de la coopération entre la France et le Mali », a-t-il ajouté.

Les 11 meilleurs récipiendaires dont les noms suivent par ordre de mérite ont reçu leur diplôme des mains des officiels pendant la cérémonie. Il s’agit du lieutenant Abdoulaye Natié Coulibaly, du sergent-chef Gaoussou Diakité, du capitaine Fami Keïta, de l’adjudant-chef Drissa Coulibaly, du major Abdoulaye Coulibaly, du sergent-chef Mamadou Diamoutènè , du sergent-chef Oussé Bernard Keïta, de l’adjudant Bakary Thiam, de l’adjudant-chef Dokalaba Mariko, du sergent Moustapha Sylla, du sergent Sita Ouattara.

K. DIAKITE

aBamako

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