Arrestation de Ras Bath à Bamako: Et si l’on fait cas de l’autorité de l’Etat

Depuis hier nuit, le bouillant Mohamed Youssouf Bathily dit Ras Bath, est aux arrêtes. Il est gardé à vue au niveau du camp I de la Gendarmerie de Bamako, pour dit-on, une plainte déposée contre lui. C’est l’intéressé lui-même qui annonça son arrestation sur sa page facebook, alors qu’il s’apprêtait à animer sur une radio de la place, une émission qui vraisemblablement, menaçait l’ordre public.
Ras Bath, connu pour ses prises de positions à l’occasion de chaque évènement capital, est à nouveau au-devant de la scène. Il est mis aux arrêts alors qu’il s’apprêtait à animer une émission enflammée sur des secrets concernant l’Armée malienne en guerre.
La liberté d’opinion est garantie par la constitution, certes, mais, à en croire plusieurs sources, Ras Bath est finalement rentré dans une campagne qui visiblement, n’a de dessein que d’affaiblir les Institutions clés de la République.
En ces heures difficiles pour les Famas, engagées sur plusieurs fronts dans le cadre de la lutte contre le terrorisme, il est hasardeux beaucoup trop insensé de s’attaquer à ceux qui incarnent l’autorité au sein de notre outil de défense : l’Armée.
En pareilles circonstances, la force reste à la loi et aux mesures édictées par les plus hautes autorités dont l’aboutissement passe par la hiérarchie militaire. Est-il nécessaire pour un citoyen de rentrer dans les détails les plus insoutenables d’une structure comme la grande muette ? Non !
En conséquence, nous sommes fondés à croire qu’une dose de respect et de moral devrait guider chacune des déclarations et prises de positions au sein de notre société.
Assurément, il y a des non-dits dans les actions du jeune Ras Bath qui a eu mailles à partir avec plusieurs citoyens maliens qui lui reprochent son attitude belliqueuse et injurieuse. Beaucoup d’ailleurs, pensent que Rasta dépasse les bornes pour entrer dans leur vie privée. Ce qui leur paraissait inadmissible.
Somme toute, cette interpellation pourra conduire à une clarification et à une mise au point en cette période d’état d’urgence où les libertés sont textuellement restreintes.
Malick Sacko, libre penseur

aBamako

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