Décentralisation et réforme de l’Etat : Les acquis et les faiblesses

La journée africaine de la décentralisation et du développement local s’est tenue le mercredi 10 août au centre de formation des collectivités territoriales (C F C T). L’ouverture des travaux  était placée sous la présidence du ministre de la décentralisation et de la réforme de l’Etat, Monsieur Mohamed Ag Erlaf, en présence de la Directrice Générale du (C F C T), Madame Coulibaly Thérèse Samaké.

La célébration de cette journée africaine de la décentralisation du développement local se situe dans le contexte de l’engagement des Etats membres de l’union africaine à promouvoir les valeurs et les principes de la décentralisation, de la gouvernance locale et du développement local.

Selon la Directrice Générale, le centre de formation de la décentralisation a été créé en 2007. Ses missions sont entre autres, la formation et le perfectionnement  des fonctionnaires et agents contractuels des collectivités territoriales, le perfectionnement des élus des collectivités territoriales, les études de recherches en matière  de décentralisation et de développent local, a indiqué Madame Coulibaly Thérèse Samaké.

Deux types de formations sont effectués par ce centre. Il s’agit de la formation professionnelle de base pour les fonctionnaires territoriaux et la formation continue des élus et agents des collectivités territoriales. De 2008 à nos jours, le centre a fait des réalisations remarquables grâce au soutien de l’Etat et de ses partenaires techniques. Aujourd’hui, 721 fonctionnaires territoriaux disposent de leurs certificats de formation professionnelle de base et plus de 6000 élus et agents bénéficient de formation continue, a-t-elle informé.

Le  ministre de la décentralisation et de la réforme de l’Etat dira qu’il s’agit non seulement de faire un bilan des actions engagées en matière de décentralisation et du développement local, mais aussi un moment de réflexion sur la problématique de mise en œuvre de ces politiques. Pour le ministre Ag Erlaf, la décentralisation a permis d’atteindre des résultats très positifs sur des points tels que la participation des acteurs locaux à la gestion des affaires locales, l’amélioration de la couverture du territoire national en infrastructures (écoles, centres de santé, piste rurales, points d’eau).Elle a permis le renforcement du cadre juridique et institutionnel assurant l’implication forte et irréversible des collectivités territoriales dans le paysage institutionnel malien et la définition des orientations politiques de la décentralisation formalisé à travers des documents cadre de politique nationale de la décentralisation a-t-il déclaré. A ses dires, malgré ces avancées notoires, les progrès sociaux et économiques pour les populations locales et les femmes en particulier restent en marge. Et de rappeler que le gouvernement du Mali a institué le système de quota dans les fonctions électives et dans l’administration d’Etat pour la mise en œuvre en 2063.

                                                                                              Boureïma Tembely

 

 

 

 


Maliweb

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