Lutte contre l’exode rural : La CMDT compte jouer sa partition

Le chômage des jeunes constitue de nos jours le principal problème auquel les pouvoirs politiques doivent faire face. Le Mali ne fait pas exception à la règle. C’est pourquoi, le Président IBK a mis au centre de son programme la création de 200 000 emplois. Cela est ambitieux et le défi peut être relevé.

L’exode rural est un frein au développement local durable. Pour lutter contre l’exode rural, il faut motiver les jeunes à rester dans les villages. Cela passe par la création d’emplois et, surtout, la revalorisation de l’agriculture.

Ainsi, en plus des efforts du ministère de l’emploi et de la formation professionnelle à travers l’APEJ, ANPE, etc., des structures comme la CMDT ambitionnent de contribuer significativement à l’atteinte de l’un des objectifs majeurs du programme du Président de la République, à savoir la création d’emplois.

Dans le cadre de son programme de relance économique, la CMDT doit produire à moyen terme 800 000 tonnes de coton graines et faire passer le taux de transformation de moins de 2% à 20 %.

Cet engagement de la Direction de la CMDT a des implications qui sont entre autres la création d’emplois et la création de richesses.

Pour le premier, c’est la création de 8 675 emplois directs et d’environ 10 000 emplois indirects : celle- ci découle de la création de deux usines de filature de coton et de trois unités d’égrenage de coton graine. Il faut noter que les emplois indirects regroupent les travailleurs saisonniers, les différents prestataires, etc. Ces actes ont été matérialisés le 12 Juillet 2016 suite à l’engagement du partenaire chinois d’accompagner la CMDT dans le financement de ces infrastructures à hauteur de 300 millions de dollars.

Ces emplois seront créés dans des zones où l’exode rural est une pratique qui touche les jeunes valides de tous les âges et des deux sexes. Ainsi, la CMDT apporte la solution idéale à l’exode rural en fixant les jeunes dans leur terroir, en les mettant à l’abri des maladies comme le VIH/Sida et des produits dangereux utilisés sur les sites d’orpaillage.

Pour le second, ces emplois créés seront synonymes de création de richesses autant pour les jeunes, leurs familles et leurs villages.

En conséquence, l’exode rural qui est un frein au développement local durable sera ralenti sinon abandonné grâce à la création d’emplois qui motive les jeunes à rester dans les villages.

Les régimes politiques qui se sont succédés, se sont attaqués au phénomène sans grand résultat. Un ancien ministre de l’agriculture disait même que « l’autosuffisance alimentaire, passe par la lutte contre l’exode rural » comme pour souligner l’importance voire la nécessité absolue de trouver des solutions face à ce phénomène.

Il est aussi bien connu que le développement anarchique de l’orpaillage accentue l’exode rural car il devient le refuge des jeunes désœuvrés.

Ce qui fait dire que le développement de la CMDT constitue le meilleur moyen de lutter efficacement contre l’exode rural et l’émigration car, la compagnie crée sur place « des conditions du bien-être social pour les populations ». Le PDG de la CMDT et son équipe restent convaincus de cela. La construction des usines de Kadiolo et de Kimparana, la rénovation et l’extension de trois anciennes usines de Dioila, de Koumantou et de Sikasso 2, est un signal fort envoyé pour porter la vision du Président IBK.

Dans le domaine agricole, le dispositif mis en place permettra de réunir les conditions d’émergence d’une agriculture moderne au bénéfice des producteurs de coton et de l’économie malienne. Avec l’appui des plus hautes autorités et surtout la confiance de celles-ci à la direction générale, la compagnie malienne pour le développement des textiles devra pouvoir jouer à fonds sa partition dans l’amélioration des conditions de vie des populations

Tièmoko Traoré

aBamako

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