Autorités intérimaires : L’Etat veut combler le déficit de communication

Le gouvernorat du district de Bamako a servi de cadre le mardi 16 août 2016 à la tenue de l’atelier régional d’information et de sensibilisation aux dispositions du code des collectivités concernant les autorités intérimaires. Cet atelier intervient après celui des autres régions du Mali exceptée Kidal. Cette dernière aura, sous peu, son atelier de sensibilisation sur les autorités intérimaires. Les travaux du présent atelier de Bamako étaient présidés par le ministre de la décentralisation et de la réforme de l’Etat, Mohamed Ag Erlaf, en présence de nombreuses autres personnalités.

Dans ses mots de bienvenu, le représentant du maire de la commune IV du district de Bamako, Samuel Diarra a fait savoir que le présent atelier témoigne la volonté affichée des autorités à mettre en œuvre l'accord pour la paix et la Réconciliation au Mali issu du processus d'Alger. « Selon l'annexe 1 de l'Accord pour la Paix et la Réconciliation au Mali issu du processus d'Alger signé le 15 mai 2015 et parachevé le 20 juin de la même année, il est prévu la mise en place des autorités chargées de l'administration des Communes, Cercles et Régions du Nord durant la période intérimaire. Le présent atelier, organisé dans ce sens, vise à concrétiser cette disposition afin de rapprocher davantage l’administration des administrés en assurant la continuité de l'administration », a-t-il dit. Avant d’inviter les uns et les autres à plus d'attention, afin qu'au sortir de cet atelier toutes les équivoques soient levées en ce qui concerne les autorités intérimaires.

Pour sa part, le ministre de la décentralisation et de la réforme de l’Etat, Mohamed Ag Erlaf a signalé que l’atelier de Bamako est l’avant dernier atelier régional d’information et de sensibilisation sur les dispositions nouvelles du code des collectivités territoriales instituant les autorités intérimaires. « En effet l’atelier de Kayes, de Koulikoro, de Sikasso, de Ségou, de Mopti, de Tombouctou, de Taoudenit, de Gao, de Menaka ont été tenu. Aujourd’hui nous tenons celui du district de Bamako et dans quelques jours nous tiendrons celui de la région de Kidal », a précisé le ministre. Selon lui, les autorités intérimaires ont fait couler beaucoup d’encre. Et de poursuivre que « Parfois, les questionnements étaient bien fondés par manque d’information, par déficit de communication, mais parfois aussi, il a été aussi motivé par des raisons purement politicienne devient le contexte des autorités intérimaires de leur cadre juridique ». Lors de sa présentation, Seni Touré du département de la décentralisation et de la reforme de l’Etat, définit l’autorité intérimaire comme étant un organe chargé provisoirement de la gestion d’une collectivité territoriale, en attendant la mise en place d’un conseil élu.

Avant de souligner que la durée des pouvoirs d’une autorité intérimaire est de six mois. « Lorsque les circonstances ne permettent pas le déroulement normal des consultations électorales, la durée des pouvoirs d’une autorité intérimaire peut être prorogée par décret pris en conseil des ministres, sans pouvoir excéder 12 mois », a-t-il dit. Au cours des débats, Abdourhamane Hinfa Touré de l’UNTM a voulu savoir si la date du 20 novembre 2016 pour la tenue des élections communales sera maintenue. La réponse du département fut affirmative. Quant au diplomate Souleymane Koné du parti Fare, il a apprécié l’organisation de cet atelier qui permettra de clarifier certaines zones d’ombres. Mais il n’a pas manqué de fustiger l’attitude du gouvernement qui « ne communique jamais sur ce qui est essentiel ».

Aguibou Sogodogo


Africatime

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