L’honorable Mody N’Diaye à propos de l’élection législative partielle de Baraoueli : « Le candidat de l’ADEMA-Pasj est élu sur fonds public »

Dimanche  7 août dernier, s’est  tenu  le deuxième tour de l’élection législative partielle de Baraoueli. Le parti de la poignée de mains de l’honorable Soumaila Cissé a perdu la bataille livrée contre le candidat du parti des abeilles.  Aux dires de l’honorable Mody  N’Diaye, le député de l’ADEMA-Pasj  fraichement   élu, l’a été sur fonds public.

Les responsables du parti, Union pour la République et la Démocratie, étaient face à la presse après la défaite de leur candidat à l’élection législative partielle de Baraoueli pour donner des informations relatives à la campagne battue et à l’enjeu qu’elle a suscité chez  la majorité présidentielle.

Il s’agit du 1er vice-président du parti, Pr Salikou Sanogo qui avait à ses côtés la 3ème vice-présidente  Mme Coulibaly Kadidiatou Samaké, le 8ème vice-président l’honorable Mody N’Diaye, de l’honorable Mahamadou H. Gassama et de maitre Demba Traoré  chargé à la communication du parti.

Pour ces responsables du parti,  cette élection législative partielle de Baraoueli atteste bien que l’URD est la première force politique au Mali. Car, après avoir participé à quatre joutes  électorales similaires,  à savoir : l’élection législative partielle de Yorosso, celle de la commune V du District de Bamako  et  celles enfin d’Ansongo et de Baraoueli.  A l’issue de tous ces scrutins, l’URD est arrivée deuxième et au deuxième tour avec une nette augmentation du pourcentage.

Baraoueli, une élection pas comme les autres

La majorité présidentielle, après l’élimination du candidat du RPM, s’est alignée derrière celui de l’ADEMA-Pasj, Boureima Dicko  faisant sortir ainsi l’artillerie lourde pour combattre le candidat de l’URD. Selon les responsables de l’URD, depuis la salle du conseil des ministres du 3 août 2016, des injonctions ont été faites par le Président de la République à l’ensemble des membres du Gouvernement pour que la victoire soit du côté du candidat de l’ADEMA-PASJ qui a été présenté comme le candidat de la majorité présidentielle. Aux dires du premier vice-président de l’URD, cette volonté de la première institution du pays  a été traduite par la ruée des membres du gouvernement sur le terrain. Pendant que les uns promettaient les emplois à tous les fils du cercle de Baraoueli, d’autres distribuaient gratuitement des sacs d’engrais et autres matériels agricoles. Certains n’ayant autre chose que de l’argent liquide, ont préféré le distribuer à volonté, 20.000F ou 25.000F dans des familles. Le spectacle était désolant, pathétique et honteux, a-t-il conclu.

Dix partis politiques en lice

Cette élection législative a mis en compétition dix formations politiques dont deux partis membres de l’opposition démocratique et républicaine et huit partis de la majorité présidentielle. A l’arrivée du premier tour, le candidat de l’URD s’est classé premier avec 11.139 voix soit 28,74% des voix suivi du candidat de l’ADEMA-PASJ avec 8.342 voix soit 21,52% des voix. Le deuxième tour a été organisé le 7 août dernier entre le candidat de l’URD et celui de l’ADEMA-PASJ qui a vu le candidat de l’ADEMA remporter la victoire avec  54,34% des voix contre 45,66% des voix pour l’URD.

Selon le locuteur du jour, s’il est vrai que le candidat de l’ADEMA-PASJ a été élu, il est tout de même évident que le résultat obtenu par le candidat de l’Urd traduit le dynamisme du parti d’une part et le malaise général qui caractérise la majorité présidentielle, d’autre part. Ce résultat prouve à suffisance que les populations de Baraoueli font confiance à l’URD, et au-delà, à toute l’opposition, estime le premier vice-président Salikou Sanogo.

La côte de popularité du président chute

Cette élection législative partielle de Baroueli a montré que la côte de popularité du Chef de l’Etat n’est plus la même qu’en 2013. La popularité du président de la République va decrescendo, selon les conférenciers, car, il a obtenu 74% en 2013 dans le cercle de Baraoueli et lors de cette élection législative partielle avec toute sa majorité il s’en est sorti avec 54% en mi-mandat soit un recul de 20%. Avant d’indiquer que cette tendance se poursuivra en fin de mandat par sa défaite sûrement.

Les problèmes du pays oubliés

Pour les animateurs de la conférence, au lieu de s’atteler au règlement des problèmes du Nord, les membres du gouvernement se sont mobilisés pour l’élection d’un député à l’hémicycle. « L’URD ne comprend pas leur comportement inqualifiable avec les difficultés d’ordre sécuritaire et la mauvaise gouvernance qui caractérisent le quotidien de notre pays depuis trois ans. La tenue des  sessions du conseil des ministres, au lieu de servir de créneau à proposer des solutions aux multiples problèmes de l’heure, sert de cadre à l’élaboration des  stratégies à mettre en place pour empêcher vaille que vaille l’élection d’un candidat de l’URD, donc de l’opposition.

Le satisfecit de l’URD

Selon les conférenciers, entre le 1er et le second tour, l’URD a fait un bond spectaculaire. Pour eux, même si le parti n’a pas obtenu le siège, sa ligne de progression de 28% à près de 46% traduit à la fois son dynamisme et le désaveu du peuple à l’endroit  d’un régime spécialisé dans l’art de mentir et de tromper.

Ousmane MORBA


Maliweb

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