Opération ‘‘ Bamako ville propre’’ : Faut-il espérer un dédommagement pour les déguerpis ?

Pour rendre Bamako plus propre, le gouvernement et ses partenaires procèdent à déguerpir. Ainsi, cette initiative a coûté antant sur le plan financier que matériel aux occupants concernés. De passage, cette action a blessé plusieurs occupants. Les uns avertis, les autres qui seraient non peuvent-ils espérer le minimum de soins de blessure ?

“ Je n’ai pas reçu de convocation avant cette action ” confie Chaka DIARREMA situé à quelques mètres de la route de Koulikoro à côté de la pharmacie Amani. Cet homme est l’un des occupants désespérés aux abords de l’artère qui mène à Koulikoro. Tous derrière la faussé à une distance d’environ quatre mètres ces occupants désespérés espèrent une attention particulière à leur égard. Les uns avertis trop tard, d’autres ignorés continuent toujours de travailler sur place.

Situé derrière la cour familiale à la cité du chemin de fer pour se faire voir par les acheteurs, Adama DEMBELE est maintenant dégagé de sa place. Ce monsieur a été informé, mais dit-il, seulement deux jours par un bout de papier dénommé convocation.

Balla TRAORE est habitant de Moribabougou. Il travaille à la cité du chemin de fer. Mécanicien de métier cet homme nourrit sa famille à cette place depuis 1989. On lui a seulement donné deux jours pour se mettre à l’abri du déguerpissement. Karamoko KOUMA lui aussi de la contrée est moins bénéfique par rapport aux autres puisqu’il n’a bénéficié qu’un jour selon lui.

Un jour, deux jours d’autres rien. Des délais extrêmement restreints selon les intéressés. Pour eux, même s’il s’agissait d’un simple déménagement c’est-à-dire avec une place à occuper à tel autre endroit, ces délais ne suffisent pas. Or ici, il s’agit de chercher un autre emplacement. Ils rappellent que ces places sont des places publiques donc on ne peut y accéder sans autorisation délivrée par la mairie. Alors ils martèlent : cette institution n’a-t-elle pas pensé à tout ce qui peut leur arriver avant d’attribuer l’autorisation ?

En tout cas des déguerpis qui ne s’estiment pas responsables de ce qui leur est arrivé espèrent bénéficier de la tendresse de l’Etat qui, de leur avis, doit assurer le bonheur et l’épanouissement de tous ses citoyens. Mais au regard de notre reportage auprès de la mairie de la C. VI, si tous les maires ont appliqué les mêmes dispositions, l’Etat partagera difficilement cet avis de dédommagement.

Yacouba TRAORE, Stagiaire

aBamako

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