Elections : les communales aux antipodes des autorités intérimaires

Le gouvernement a semble-t-il trouvé le meilleur moyen pour contourner les autorités intérimaires. Mais, les élections communales et régionales sont-elles réellement la meilleure solution ?

Plusieurs programmées et maintes fois reportées, les élections communales sont prévues de nouveau le 20 novembre 2016. Le conseil des ministres du 10 août 2016 convoque le collège électoral à cette date.

Beaucoup de Maliens voient derrière cette date une solution politique aux autorités intérimaires, un caillou dans les chaussures des gouvernants. Sans mettre fin à la polémique sur les autorités intérimaires, les élections communales atténueraient la tension. Toutefois, les Maliens restent sceptiques sur la tenue de ces élections. Et pour cause. Les causes des reports successifs sont toujours perceptibles sur le terrain.

Il s’agit notamment de la situation sécuritaire dans certaines régions du Nord. Il s’agit aussi des tiraillements entre groupes ethniques à Kidal. Ces situations et d’autres font encore peser des incertitudes sur l’organisation et la tenue correcte de ces échéances.

Ce scepticisme est justifié sur le terrain avec la dégradation de la situation sécuritaire, l’absence de l’Etat dans la région de Kidal, l’exil forcé des populations du Nord, etc.

A l’annonce de la nouvelle, certains leaders politiques ont exprimé leur doute sur le calendrier. Mais e le gouvernement cherche à solutionner l’installation des autorités intérimaires à laquelle les populations du Nord majoritairement s’opposent.

En retenant la date du 20 novembre, le gouvernement ajourne certes la question des autorités intérimaires, mais ne gagnera pas forcément le pari de l’organisation des élections.

Zou

aBamako

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