Libération du domaine public à Bamako : Démarrage du recensement des personnes touchées

« En vous invitants…à privilégier le dialogue et la concertation dans un esprit constructif et partenarial, je déclare lancée la campagne de recensement des personnes touchées par les opération de déguerpissement et de libération des voies et des domaines publics dans le District de Bamako ». C’est le président de la Chambre de commerce et d’industrie du Mali (CCIM), Youssouf Bathily qui parle.
C’était hier. Il venait de renvoyer à leurs missions, les membres de la Commission ad’ hoc de suivi et d’évaluation de l’opération de déguerpissement dans le District de Bamako, lancée le 21 juillet dernier. C’était dans les locaux de la mairie de la Commune I du District de Bamako, en présence de la patronne des lieux, la maire Mme Conté Fatoumata Doumbia.
Cette commission ad’ hoc a été créée le 15 août à l’initiative de la CCIM. Elle est composée de tous les acteurs concernés par les opérations de déguerpissement, d’huissiers, d’experts… Elle a pour mission de recenser les victimes de l’opération et d’évaluer les dégâts qu’ils ont subis. Selon Youssouf Bathily, son président, la commission informera aussi et sensibilisera les acteurs afin d’éviter d’éventuel désagréments. Elle identifiera des sites de recasement pour réinstaller les personnes ayant été déguerpies.
Enfin, elle mettra à la disposition des acteurs du secteur privé la documentation relative aux domaines publics pour éviter d’autres cas d’occupation illicite des espaces publics.
Juste après le lancement officiel de l’opération de recensement, le président de la CCIM s’est rendu sous une pluie battante sur des sites jadis occupés. Des anciens occupants sont toujours sur les lieux au milieu des débris et autres déchets trainant à terre.
A ces commerçants, il a expliqué le but de la mission qui vient de commencer. « Des agents listeront les victimes de l’opération de déguerpissement dans le but d’identifier au plus vite des sites de recasement afin de vous permettre d’exercer vos activités respectives dans les meilleures conditions possibles », a précisé Youssouf Bathily.
Cette initiative a été saluée par les commerçants. Ils se disent prêts à être réinstallés sur les sites mis à leur disposition par les autorités communales et administratives. Moussa Diarra est « mécanicien-ajusteur ». Agé d’une cinquantaine d’années, il possédait un atelier en face de l’entrée principale de la mairie de la Commune I. Il sera la première personne recensée par l’huissier Demba Diallo du cabinet Me Boubacar N. Diallo.
Tout en saluant la bonne compréhension dont ont fait preuve les anciens occupants du domaine public qu’il a rencontrés, le président de la Chambre de commerce et d’industrie a annoncé avoir entrepris des actions pour la construction de nouveaux marchés et la modernisation des souks existants pour en faire des espaces commerciaux modernes. La CCIM, a-t-il encore annoncé, est à l’œuvre pour demander au ministère en charge des domaines de l’Etat et aux mairies des six communes du District, de mettre à la disposition des commerçants des sites de recasement.
Interrogé à ce sujet le maire de la Commune I, Mme Conté Fatoumata Doumbia, a répondu que des sites sont déjà identifiés dans sa circonscription, en collaboration avec les acteurs, concerné pour réinstaller toutes les personnes qui ont été déguerpies. Elle a promis que la liste de ces sites sera officiellement communiquée dans les jours à venir.

C. M. TRAORE

aBamako

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