Chronique: Mon Afrique sur 4 angles

Mali: En procès à la CPI, Ahmad Al Faqi Al Mahdi plaide coupable

Poursuivi pour crime de guerre matérialisé par la destruction de monuments à caractère historique et religieux à Tombouctou, au Mali, le de guerre touareg a plaidé lundi coupable à l’ouverture de son procès devant la Chambre de première instance VII de la Cour pénale internationale (CPI) à La Haye, Pays-Bas.

L’information coule d’une source judiciaire digne de foi. En effet, un communiqué de la Cour pénale internationale en charge du procès du chef touareg a informé que ce dernier a reconnu sans ambages les faits à lui reprocher, après la lecture d’un extrait des charges à son encontre.

N’en revenant pas, la Chambre a ensuite posé des questions à l’accusé afin de déterminer qu’il comprenait bien la nature et les conséquences de son aveu de culpabilité et que cet aveu de culpabilité avait été fait volontairement après consultation suffisante avec les avocats de la défense, poursuit le document.

Après cet aveu de culpabilité, l’accusation a ensuite commencé la présentation de son affaire, qui devrait durer deux jours.

Cameroun : Affaire Comair-Co, Fotso se lave à grande eau

Provoqué par le député de l’Océan (Sud), qui cite son nom comme un exemple de mauvais gestionnaire qui a presque fait couler Camair-Co, Yves Michel Fotso, l’ancien dirigeant de la Cameroon Airlines a apporté une cinglante réplique. Ceci, depuis la où il croupit.

Dans sa réaction qui nous est parvenue ce matin, Yves Michel Fotso dit tout, Le multimilliardaire camerounais s’est lavé à grande eau se considérant comme un sauveur de la Compagnie dont l’endettement dépassait largement ses capacités de remboursement.

Fotso indique d’emblée que sa gestion à la tête de Camair-Co, « n’a porté préjudice ni à la compagnie nationale, ni à l’État camerounais ». Il précise que la compagnie nationale aérienne, n’a reçu aucune subvention de l’Etat, de juin 2000 à novembre 2003, contrairement aux allégations de l’élu du peuple, qui déclarait que « la Camair-Co ne cesse d’en recevoir.»

«A ma prise de fonction, l’endettement global de la société était de 72 milliards FCFA et à la date de mon départ celui-ci avait été ramené à 38 milliards FCFA», déclare-t-il.

Yves Michel Fotso, indique que, « la Cameroon Airlines a vu son chiffre d’affaires croître de 60 milliards de FCFA en 2001 à 92 milliards de FCFA en 2002, soit une augmentation mémorable de près de 65%. Cela n’était jamais arrivé en 30 ans d’existence de la société !!! ».

Yves Michel Fotso poursuit, «il n’est pas inutile de préciser à votre appréciation Honorable OYONO que c’est uniquement grâce aux recettes réellement encaissées et aux appuis financiers des sociétés du Groupe FOTSO que, dès juin 2001, tous les frais opérationnels ont été progressivement réglés en vue du redémarrage des activités d’une compagnie réduite à l’état végétatif au moment de ma nomination. »

A noter que la justice camerounaise reproche à Yves Michel Fotso, d’avoir distrait au moins 70 milliards de FCFA, dans le contrat d’achat de deux aéronefs, dont un qui devait servir aux déplacements du chef de l’Etat et dans les contrats de location d’avions.

Ghana : La Commission électorale promet de publier les seuls résultats des urnes

A ceux qui pensent que la Commission électorale pourrait tenter de procéder à des manœuvres pouvant compromettre la bonne tenue des élections, le chargé de la communication de ladite institution demande de déchanter. En effet, a en croire Eric Kofi Dzakpasu, la Commission Electorale (CE) du Ghana ne proclamera que les résultats qui seront issus des urnes.

Eric Kofi Dzakpasu, le chargé en Communication de la CE a tenu à faire cette promesse pour rejeter le sondage mené par le Centre pour le Développement Démocratique (CDD), lequel a mis en doute la crédibilité de la Commission.

L’homme en charge de la communication de la CE est convaincu que ceux qui pensent mal de la CE ne connaissent pas le fonctionnement de l’instance indépendante en charge de l’organisation des élections au Ghana.

RDC : le procès des présumés rebelles des ADF se poursuit

Débuté samedi dernier, le procès des présumés rebelles des ADF accusés d’être auteurs de l’insécurité et des massacres des civils se poursuit, ce lundi 22 août, à la tribune du 8 mars de la mairie de Beni (Nord-Kivu).

Selon nos confrères de la radio okapi qui suivent le déroulement, au cours de cette deuxième journée d’audience, la Cour militaire opérationnelle du Nord-Kivu, siégeant en chambre foraine, doit en principe procéder à l’instruction des faits reprochés aux prévenus.

Nos confrères de renseigner que d’après que des sources judiciaires locales, au moins deux cent cinquante personnes présumées ADF et leurs collaborateurs vont comparaitre au cours de ces audiences publiques.

Un procès aux multiples enjeux qui fait penser à la société civile de Béni que c’est une étape importante pour rendre justice aux populations victimes des massacres attribués à ces présumés rebelles actifs dans le territoire de Béni.

Par ailleurs, d’autres estiment que c’est une occasion de démanteler au sein de l’armée régulière, le réseau des militaires et officiers qui collaborent avec ces rebelles ougandais.


Afrique360

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