Mauvaise gestion au CICB : le DG fait les frais : Il a géré les finances du CICB comme de l’argent dans sa propre poche

La Décision N°187 du 4 août 2016 du ministre de la Culture, Mme N’Diaye Ramatoulaye Diallo n’a pas été tendre pour le désormais ex directeur général du CICB. Elle stipule : « Monsieur Paul Ismaïl Boro, N°Mle 995-74 V, Professeur, est suspendu de sa fonction de directeur général du Centre international de conférences de Bamako à compter du jeudi 4 Août 2016. L’intérim du directeur général du Cicb sera assuré pendant la période de suspension par Laban Dagnon, N°Mle 0112-109X, Administrateur des Arts et de la Culture »

Selon les informations dont nous disposons, Paul Ismaïl Boro, qui avait quitté le RPM au moment où le parti broyait le noir, avant de revenir à de meilleurs sentiments, a géré les finances du CICB comme de l’argent dans sa poche.
Vétusté de certaines parties du bâtiment, un système d’éclairage défaillant surtout lors des cérémonies auxquelles prennent part certaines personnalités, en passant par une sonorisation très défectueuse, des toilettes en manque d’eau dégageant une odeur nauséabonde, le CICB, sous la gestion de Paul Ismaël Boro, a perdu son lustre d’antan. Ce tableau sombre n’a pas laissé indifférente la ministre de la Culture qui a agi en responsable.
Selon certaines sources proches des travailleurs, la suspension de Paul Ismaïl Boro est due à la mauvaise gestion depuis son arrivée à la direction du CICB en juillet 2014. La situation financière de la structure est devenue sombre. Les recettes n’ont fait que chuter. Aujourd’hui le CICB doit de l’argent à beaucoup de fournisseurs et autres prestataires de service. « La présence de Paul Ismaïl Boro a été marquée par une mauvaise gestion sans précédent des ressources financières du CICB. », fulmine un travailleur. Et d’ajouter : « Il se croyait intouchable. Au regard de son ancrage politique. Mais, il fait les frais de son arrogance.» Pour un autre agent du CICB, le ministre a agi pendant qu’il était temps sinon, Paul allait signer l’article de mort de la structure.
Aussi, c’est exactement ce que demande le peuple. La sanction en cas de faute. Que les incompétents soient renvoyés pour laisser la place à d’autres, aux cadres valables et compétents. Il faut instaurer partout, dans tous les secteurs, la culture de la sanction. La sanction en cas de manquement et incompétence. Sans oublier également la carotte (récompense et reconnaissance) quand le travail est bien fait avec compétence dans les règles de l’art. Le ministre de la culture montre à suffisance qu’elle veille sur les services relevant de son département. Tous les ministres devraient prendre exemple sur elle pour sanctionner les incompétents qui relèvent de leur département.  La tolérance zéro devrait être appliquée partout afin d’en finir définitivement avec le laxisme.
A rappeler que la décision de la suspension de Paul Ismaël Boro a été très bien accueillie par le personnel du CCIB.
Sur un autre plan, pour le moment, il n’y a que les femmes qui montrent des bons exemples. Mme Sacko Ami Kane qui crève l’abcès avec l’opération bulldozer et la ministre de la Culture, Mme N’Diaye Ramatoulaye Diallo qui se débarrasse avec courage et responsabilité d’un directeur incompétent.  Ce qui fait dire un spécialiste de la question de la promotion des femmes, qu’il faudrait plus de femmes à des postes de responsabilité pour plus de sérieux.
Oumar Traoré


Maliweb

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