Non à la confiscation des libertés acquises au prix du sang

Ce gouvernement joue une partition dangereuse faite d’amateurisme et d’incompétence, qui en dit long sur son aptitude à soulager le peuple. Un mouvement de panique ne saurait justifier une suppression même momentanée de la liberté d’expression qui trouvera, de toute façon, d’autres moyens d’affirmation.

S’il est judicieux pour le chef de l’État d’avoir pris la décision de libérer ce jeune malien dont l’arrestation reste questionnable, il est tout aussi judicieux pour lui d’en tirer les conséquences sur la capacité du gouvernement actuel à répondre aux enjeux du moment. Car, si tous les Maliens ne sont pas solidaires des activistes, ils demeurent néanmoins tous attachés à la préservation des libertés acquises au prix du sang. De mauvaises décisions, des actions irresponsables qui affaiblissent davantage notre démocratie ont été prises. Les conséquences de telles erreurs sont d’une gravité profonde puisqu’elles laissent planer le spectre d’un totalitarisme que nul n’acceptera dans notre pays.

Il convient de situer les responsabilités de ce qui apparaît plus comme un aveu d’impuissance du gouvernement, qu’un acte de force. Une chose est sûre, les Maliens, même les plus patients, commencent à se lasser d’un quotidien fait de désillusion et d’amertume, d’un amateurisme qui coûte inutilement en vies humaines, qui ne présente aucun horizon au peuple. Pour autant, les Maliens n’ont aucun intérêt à ce que la situation dégénère, car notre pays n’a nullement besoin d’une spirale d’instabilité et de désolation. Dieu veille.

Ag Zoda

aBamako

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