Vie interne du RPM : Le député Bafotigui menacé d’exclusion pour ses déclarations fracassantes

Député élu en commune VI du district de Bamako, l’honorable Bafotigui Diallo ne semble plus être en odeur de sainteté au sein de sa chapelle, le Rassemblement pour le Mali (RPM). Sa récente sortie médiatique contre des responsables «Tisserands» a fait des remous. Ainsi, c’est une épée de Damoclès qui menace sa tête mise à pris par les Secrétaires généraux des sous-sections RPM de la commune VI du District de Bamako. De sources proches du RPM, le bureau exécutif va se réunir aujourd’hui pour décider du l’exclusion ou non de l’honorable Bofotigui Diallo.

Face à ce qu’ils considèrent comme une atteinte à l’image du parti et de ses responsables, les Secrétaires généraux des sous-sections RPM de la commune VI du District de Bamako se sont réunis deux fois la semaine dernière pour condamner et se désolidariser des actions de l’honorable Bafotigui Diallo.

Il s’agit, entre autres, des propos violents et inacceptables pour un militant du parti, qui en plus est membre du Bureau politique national (BPN) et député RPM contre le Secrétaire général du parti à l’occasion du débat sur les engrais, contre le président de l’Assemblée nationale dans une malheureuse tentative de déstabiliser ce responsable qui, faut-il le rappeler, est celui là même qui a supervisé la mise en place de la section RPM de la commune VI.

Ce comportement tranche totalement avec le principe de la discipline du parti qui est une règle non écrite, mais qui oblige chaque militant et chaque responsable à faire fi de leur ego au profit de l’intérêt et des décisions du parti.

«Cette discipline est pour une formation politique, ce qu’est l’esprit d’équipe dans le sport. Tous les membres de l’équipe doivent se faire confiance et travailler ensemble et en étroite collaboration pour la victoire de l’équipe», nous dit un cadre du parti avec qui nous avons abordé la question.

Les malentendus, les conflits et les désaccords inhérents à tout regroupement humain, surtout d’un parti politique, doivent s’exprimer à l’interne en dehors des cameras et des micros. Et, «le débat au sein du RPM est libre et démocratique», précise notre interlocuteur.

Il précise, «chaque militant, chaque responsable peut s’exprimer, afficher et défendre librement ses opinions sur toutes les questions qui touchent la vie de la nation où du parti, sans déclencher des polémiques inutiles et des controverses politiques et médiatiques». Dans la chapelle des Tisserands, la règle établie étant que chaque fois qu’un débat est fait, tous les militants et responsables adhèrent aux décisions prises. Refuser ce principe, c’est faire acte d’indiscipline, de rébellion.

Aujourd’hui, à la veille d’importantes échéances politiques, personne ne gagnerait à déstabiliser le RPM qui est le parti présidentiel, donc chargé de soutenir le gouvernement dans la mise en œuvre du projet de société et du programme du président IBK. Encore moins l’Assemblée nationale qui est l’institution de la République la plus représentative du peuple, par des tiraillements inutiles et des prises de position spectaculaire

Les Secrétaires généraux des sous-sections sont décidés, conformément aux textes du RPM, de mettre fin à de tels agissements.

«Nous devons comprendre que ce qui vaille aujourd’hui, c’est plus la satisfaction de la demande sociale des populations, le retour de la paix, de la concorde et la relance de l’économie nationale», conclu notre interlocuteur.

Aliou Touré

aBamako

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