Le djihadiste de Tombouctou voulait détruire les pierres pour «abattre les âmes»

Le procès devant la CPI d'Ahmad Al Faqi Al Madhi, le djihadiste malien accusé d'avoir anéanti les mausolées de Tombouctou en 2012, s'est achevé à La Haye. Selon l'accusation, il voulait briser les pierres pour «détruire les âmes».

La Cour pénale internationale (CPI) va prononcer son verdict le 27 septembre dans le premier procès devant cette juridiction pour destruction de patrimoine culturel de l'humanité. Jugé pour «crimes de pierre», le djihadiste malien d'origine touareg, Ahmad Al Faqi Al Madhi, est l'un des responsables de la destruction à Tombouctou de neuf mausolées ainsi que de la porte de la mosquée de Sidi Yahia en juin et juillet 2012. Selon les témoins de l'accusation, il avait choisi les monuments les plus fréquentés «pour qu'ils servent d'exemple» à la population de la ville. Selon l'un de ces témoins, la destruction des mausolées était «une activité de guerre» destinée à «chercher à toucher l'autre dans sa personnalité, dans sa sensibilité la plus profonde, en temps de guerre et abattre l'ennemi dans son âme».

Lundi, dès le début de ce procès qui s'est achevé mercredi, le djihadiste avait plaidé coupable. Les monuments anéantis étaient classés au Patrimoine mondial de l'Unesco. Al Mahdi s'est engagé à ne pas faire appel lors du jugement, ayant passé un accord avec la défense pour écoper d'une peine de 9 à 11 ans de prison s'il reconnaissait les faits. Cependant, les membres du jury qui ne sont pas concernés par l'arrangement peuvent décider d'une sanction pouvant aller jusqu'à 30 ans d'emprisonnement.


Africatime

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