Focus : Ahmad al-Mahdi : un pantin devant la Cpi

L’ancien responsable de la brigade islamique des mœurs, Ahmad al-Mahdi, a reconnu les faits qui lui sont reprochés, dès le premier jour de son procès ouvert le 22 août dernier devant la Cour pénale internationale (Cpi). Confondu par des témoignages et des preuves filmées de ses hauts faits terroristes, le lion que tout le monde voyait sur les écrans de télévision du monde en train de mener l’Occident si jamais elle venait à intervenir au Mali, s’est ramolli subitement pour devenir un agneau.

On ne savait pas qu’un “chef djihadiste”, patron de la brigade islamique des mœurs, pouvait avoir beaucoup plus peur de la Cour pénale internationale que de Dieu. En effet, s’adressant à ses nombreuses victimes et au peuple malien lors de ce procès, il fait entendre : “Je demande leur pardon et je leur demande de me considérer comme un fils s’étant égaré de son chemin”. Une déclaration faite après avoir plaidé coupable de crime de guerre. Faut-il en rire ou en pleurer ? C’est maintenant facile de faire pareils aveux, après avoir empoisonné la vie de plusieurs millions de personnes en leur imposant des préceptes et principes obscurantistes.

Nous nous attendions à attendre des cris du genre Allahou Akbar retentir à partir de son box de la Cpi, pour nous convaincre de sa foi inébranlable qui aurait guidé ses actions. Comme ces fous de Dieu qui meurent en martyrs. Mais comme on le voit, Ahmad al-Mahdi n’est rien d’autre qu’un pantin, à défaut d’être un lâche qui oublie Dieu lorsqu’il est en difficulté et se confesse devant ceux qu’il snobait hier, en plus de les soumettre à la torture morale et intellectuelle, après avoir violé leur foi et leurs croyances.

C’est la preuve que lui, comme tous ces autres prétendus chefs djihadistes qui courent toujours et continuent de semer le mal partout où ils passent, ne croient pas en Dieu. Ils n’ont aucune conviction religieuse, aucune foi. Celui qui, au nom de Dieu, agit d’une certaine manière, même s’il est coincé, ne se débinera pas parce que conscient que Dieu répand partout sa grâce et sa miséricorde et par conséquent viendra toujours à son secours pour l’avoir servi avec foi. A vrai dire, nous doutions que ces envahisseurs du nord de notre pays n’étaient pas des musulmans par leur pratique et leurs dogmes. Aujourd’hui nous en avons la conviction car c’est dans l’épreuve que l’on teste la foi.

Rappelons que lorsque le pantin Ahmad al-Mahdi et ses compagnons avaient fini d’envahir Tombouctou, ils demandaient que l’on n’appelle plus à la prière par haut-parleur, sous le prétexte que c’est “haram”. En d’autres termes, c’est non admis par l’islam. Et ils oubliaient qu’en Arabie Saoudite, en Iraq, au Qatar et dans d’autres pays arabes, dont ceux qui les armaient et les parrainaient, on trouve dans les mosquées les sonorisations les plus puissantes du monde. Et encore du matériel hifi très moderne ! Ce que d’ailleurs leur faisait remarquer l’Imam Essayouti, devant lequel nous nous inclinons pour sa piété et son érudition. Finalement, c’est la tête basse que les éléments de la brigade islamique des mœurs ont quitté l’Imam. Ils venaient de prendre une bonne douche froide.

Mais quel beau procès que celui offert actuellement par Ahmad al-Mahdi contre ses anciens amis et compagnons narcoterroristes, lorsqu’il déclare : “Je me tiens devant vous dans cette enceinte plein de remords et de regrets. Je suis fort contrit de mes actes et de tous ces préjudices que cela a causé à mes êtres chers, à mes frères et à ma mère patrie, la République du Mali, et aux membres de l’humanité aux quatre coins du monde “. C’est un coup de massue asséné à Iyad Ag Ghali, Amadoun Koufa et leurs alliés d’alors, notamment le Mujao, le Mnla et j’en passe.

On est donc loin de la période où, après voir exécuté froidement sa basse besogne, Ahmad al-Mahdi, tout joyeux, jubilait devant une caméra en menaçant les Européens par ces propos qui ont fait le tour du monde : “Ils disent qu’ils vont créer une force pour intervenir. Qu’ils viennent car nous n’avons pas peur d’eux. Ils parlent de 10 mille hommes, ils n’ont qu’à faire même 100 milles ou des millions. Nous les attendons ici où nous creuseront leur tombe”. C’est vrai, on n’a peur de personne, sauf d’une dame, Fatou Ben Souda et à travers elle, la Cpi. Qui disait encore que seuls les imbéciles ne changent pas !

A.B.NIANG

aBamako

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