Lutte contre l’insécurité alimentaire dans les pays du Liptapo Gourma : Les résultats d’une étude commanditée par le projet ” Un seul monde sans faim ” partagés par des Etats de la sous-région

Soutenir l’engagement populaire au niveau communal dans la collecte des données de vulgarisation des nouvelles techniques agricoles, soutenir les initiatives nationales pour améliorer la performance des systèmes d’alerte précoce et de collecte de données…ce sont là quelques recommandations d’une étude commanditée par le projet “Un seul monde sans faim ” de la Fondation Konrad Adenauer Stiftung sur l’évaluation des systèmes d’alerte précoce (Sap) dans la région du Liptapo Gourma. C’est l’une des salles de conférence de l’hôtel Salam qui a servi de cadre, le mardi dernier, 22 août, à la restitution de cette étude.

C’est le ministre commissaire à la Sécurité alimentaire, Oumar Ibrahim Touré, qui a présidé la cérémonie d’ouverture des travaux de restitution de ce séminaire sous-régional de deux jours, lequel a regroupé non seulement les participants des pays du Liptapo Gourma (Mali, Burkina Faso, Niger), mais aussi ceux du Bénin et de la Côte d’Ivoire. Cette étude sur l’évaluation des systèmes d’alerte précoce (Sap) a été faite par le projet “Un seul monde sans faim” de la fondation Konrad Adenauer Stiftung (Kas). A travers ce projet, il s’agit selon la représentante de la Kas en Côte d’Ivoire, d’approfondir l’assise politique et sociale de la sécurité alimentaire au Mali, au Niger et au Burkina Faso. Cette étude a été, selon elle, menée par l’Institut indépendant des Affaires internationales basé à Londres, lequel a réalisé ses recherches dans les trois pays en question avec l’ensemble des acteurs du secteur.

De cette étude, il ressort plusieurs recommandations. Il s’agit, entre autres, d’aider les médias nationaux à renforcer la couverture des questions de sécurité alimentaire ; d’aider les Etats à renforcer leur capacité de leadership stratégique pour la sécurité alimentaire et la résilience ; d’aider les élus régionaux et locaux à créer des groupes de discussion et aussi développer leurs propres initiatives, en collaboration avec les services techniques de l’Etat et des Ong de base…

Le ministre commissaire à la Sécurité alimentaire a pour sa part rappelé que pour le Mali, le Burkina faso et le Niger, la sécurité alimentaire est une question cruciale et une priorité absolue.

Oumar Ibrahim Touré n’a pas aussi manqué de souligner les défis qui se posent de nos jours à la région du Sahel qui fait face, selon lui, au changement climatique, à la croissance démocratique et à l’insécurité. C’est pourquoi, le Ministre Oumar Ibrahim Touré a salué l’initiative de ce rapport “dont les recommandations pertinentes et fortes permettront d’aller vers une prise de décision idoine visant à assurer ou améliorer la sécurité alimentaire des populations”. Il a aussi souligné l’importance du Sap dans le cadre de la lutte contre l’insécurité alimentaire car permettant de fournir des donnés aux décideurs afin de prendre des bonnes décisions allant dans le sens de la sécurité alimentaire des populations.

K.THERA

aBamako

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