Approvisionnement en semences de qualité : La CEDEAO, L’UEMOA et le CILSS organisent la convergence

Les travaux de la deuxième réunion statutaire du Comité unique régional des semences CEDEAO-UEMOA-CILSS (COASem) ont débuté, hier, à l’hôtel Salam Azalaï. Pendant deux jours, les membres du Comité vont, entre autres, évaluer l’état de mise en œuvre des recommandations issues de la première réunion statutaire, tenue l’année dernière, en Côte d’Ivoire, et faire le bilan de la mise en œuvre du Règlement semencier régional harmonisé au niveau national.

En Afrique de l’Ouest et du Centre où la population est fortement agricole, l’augmentation de la productivité dépend largement de la disponibilité des semences de qualité qui contribuent à environ 40% du rendement agricole. Cependant, l’industrie semencière est confrontée à des défis considérables de production, de distribution et d’utilisation généralisée de semences certifiées. Pour créer les conditions favorables à l’émergence d’une industrie semencière forte, capable d’assurer un approvisionnement régulier dans les 17 pays de l’espace régional, la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) et l’Union économique et monétaire Ouest africaine (UEMOA) ont adopté en 2008 et en 2009 le Règlement semencier régional harmonisé.

La rencontre de Bamako est organisée conjointement par le Conseil ouest et centre africain pour la recherche et le développement agricoles (CORAF/WECARD) et l’Institut du sahel (INSAH/CILSS), en coopération avec le ministère de l’Agriculture du Mali. Elle regroupe les représentants des institutions régionales telles que l’UEMOA, la CEDEAO, le Comité permanent inter-États de lutte contre la Sécheresse (CILSS), les acteurs nationaux, régionaux et internationaux des secteurs agricole et semencier.

Avant la mise en place de ce règlement, plusieurs dispositions légales coexistaient au sein de la même région. Cette situation est non seulement source de déperdition de ressources, mais également d’inefficacité et de blocage, notamment lorsque les textes se contredisent. Pour accompagner efficacement la mise en œuvre de ce règlement, la commission de la CEDEAO a confié au CORAF/WECARD, son bras technique, à travers le programme semencier pour l’Afrique de l’Ouest, la mise en place des comités nationaux des semences et l’animation du secrétariat du Comité ouest-africain des semences pour une période transitoire de cinq ans.

À l’ouverture de la réunion, le coordonnateur régional du programme semencier pour l’Afrique de l’Ouest (PSAO), Dr Ernest Asiedu, a rappelé qu’entre 2012 et 2016, 13 États membres sur les 17 pays de l’espace CEDEAO-UEMOA-CILSS ont publié le Règlement semencier communautaire dans leur Journal officiel, ce qui en fait la loi semencière nationale. Le coordonnateur du PSAO a également noté l’augmentation exponentielle de la production et la fourniture de semences de pré-base à partir de matériels génétiques adaptés au climat.

« En garantissant une bonne application de ce règlement, au niveau communautaire, nous aidons les paysans à améliorer leurs semences et doubler voire tripler leurs récoltes. Cela contribuera sûrement à l’amélioration de leurs conditions de vie », a souligné Dr Asiedu.

Par ailleurs, s’appuyant sur le règlement semencier régional harmonisé, le CORAF/WECARD a accéléré la réhabilitation post-Ebola du Libéria, de la Sierra Leone et de la Guinée, dans le cadre des programmes de réhabilitation agricole. De même, le CORAF/WECARD a aidé à prévenir le spectre de la faim pour un million de familles d’agriculteurs, à travers un programme de multiplication des semences.

aBamako

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