Exploitation de l’homme par l’homme au Groupe scolaire Michel Allaire: Qui protège le promoteur Mariko ?

Depuis l’avènement de la démocratie, notre pays connaît une prolifération des écoles privées. Celles-ci poussent comme des champignons, surtout dans notre capitale. S’il est vrai qu’elles ont créé des emplois et formé des enfants. Mais hélas, certains promoteurs ne respectent pas les conditions normales de la gestion de leurs écoles. C’est pourquoi, nous constatons l’exploitation de l’homme par l’homme par certains promoteurs sans vergogne, qui profitent, par manque d’emplois, pour abuser des droits de leurs employés. C’est le cas du promoteur du Groupe Michel Allaire qui est aujourd’hui dans le viseur de ses enseignants et administrateurs.
L’homme se croit très fort devant les juges. Lui, c’est bien sûr le promoteur du Groupe scolaire Michel Allaire. Comme un monarque du 14ème siècle, il ne fait que dicter sa loi à ses employés (administrateurs et enseignants). Et gare à celui qui bronchera. C’est pour cette raison que les professeurs et les administrateurs de ce Groupe tirent la sonnette d’alarme. Car, au Groupe scolaire Michel Allaire, le Code de travail du Mali est foulé aux pieds par le promoteur ; les conditions de vie et de travail bafouées ; des arriérés de salaires de 3 ou 5 mois ; l’allocation familiale de l’INPS jamais réglée ; le non-paiement des heures supplémentaires et des primes des indemnités rangées au placard… L’indignation et les frustrations des administrateurs et des enseignants du Groupe scolaire Michel Allaire sont grandes.

En effet, nos sources, les administrateurs et enseignants du Groupe scolaire Michel Allaire de Bamako et de Sikasso sont dans la détresse totale. « Depuis 2009, moment où j’ai pris l’engagement personnel de quitter cet esclavagisme du Promoteur, Mariko, il me devait 4 000 000 de Fcfa (salaires et heures supplémentaires). Et c’est de façon inhumaine qu’il a accepté de me payer mon argent. Malgré tout, il me doit encore 1 800 000 FCfa», nous a confié sous couvert de l’anonymat un ancien enseignant du Groupe.

Un autre enfonce le clou en qualifiant le Promoteur de dictateur qui gère son école comme sa famille depuis en 2011. Selon cet interlocuteur, le Promoteur ne paie jamais ses employés à temps. Pis, aucun de ses employés ne bénéficient d’allocutions familiales de l’INPS. «J’ai travaillé pendant quatre ans au sein du Croupe, mais j’avoue que je n’ai reçu aucun centime comme allocution familiale et c’est pareil pour les indemnités et les heures supplémentaires», a-t-il dit.

Soulignons qu’en plus de ces conditions de travail esclavagiste, le Groupe Scolaire Michel Allaire de Sikasso ne répond pas aux critères normaux d’un Lycée digne de ce nom. En effet, il n’y a que deux administrateurs, à savoir un Surveillant et un Directeur des études, avec un seul professeur permanent. Les autres sont des professeurs qui sont payés en fonction de leurs heures de travail à une somme qui n’a rien à envier à l’aumône. Il en est de même pour son Centre professionnel.

Un professeur du Groupe à Bamako, visiblement vexé, nous dit que ce Groupe est au-dessus de la loi, sinon l’Etat, via le ministère de l’Education nationale, doit prendre certaines mesures drastiques contre lui, pour le bonheur des élèves et travailleurs. Mais, en attendant, il y a lieu de se demander qui protège ce monarque de Mariko au sommet de l’Etat. Nous y reviendrons !!!

Seydou K. KONE/ Abdoul Karim SANGARE

aBamako

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