Gouvernance et reforme du secteur de la sécurité au Mali : La CONASCIPAL s’y met par le renforcement de ses capacités.

On entend par CONASCIPAL, la Coalition Nationale de la Société Civile pour la Paix et la Lutte contre la Prolifération des Armes Légères, une des forces vives de la nation malienne, qui accompagne l’Etat dans ses différentes politiques. Fidèle dans sa vision d’apporter sa pierre à tous les édifices, la CONASCIPAL n’entend pas rester en marge de la reforme du secteur de la sécurité actuellement en cours de notre pays. Pour participer à ce chantier, les organisations de la société civile réunies au sein de cette coalition, ont décidé de renforcer leurs capacités par le biais d’un atelier dont les travaux ont démarré le mardi 30 août 2016. C’est le Centre Aoua Keita qui a servi de cadre à cette rencontre organisée en partenariat avec l’Institut National Démocratique (NDI).

La cérémonie d’ouverture de cet atelier de 3 jours a été présidée par l’inspecteur Yacouba Diallo qui représentait pour la circonstance le ministre de la sécurité et de la protection civile. Outre la Directrice exécutive de la CONASCIPAL, Dr Mariam Djibrila MAIGA au présidium, on notait également la présence du commissaire du Conseil National de la reforme du secteur de la sécurité, l’inspecteur Ibrahima Diallo et le directeur résident du NDI Mali dr. Badié HIMA.

« Compte tenu de la nouvelle dimension de la crise sécuritaire au Mali, on se dit que la société civile doit s’approprier l’ensemble des instruments qu’il faut pour pouvoir apporter sa contribution à la stabilité du pays » c’est en ces termes que la directrice exécutive de la CONASCIPAL s’est exprimée pour justifier l’initiative de l’atelier. Selon Dr Mariam Djibrila MAIGA, les trois jours de travaux doivent permettre aux organisations de la société civile venues des régions de Tombouctou, Gao, Mopti et Kayes de disposer d’un mécanisme régional d’alerte et de veille. « C’est en cela que la CONASCIPAL entend relever les défis sécuritaires auxquels le Mali est de nos jours confrontés » a ajouté la directrice.
Pour sa part, le Directeur résident du NDI Mali, Dr Badié HIMA a indiqué que cet atelier s’inscrit dans le cadre d’un programme sous régional initié par le NDI, avec l’appui du Danemark et de la Norvège qui couvre le Burkina Faso, le Niger et le Mali et vise à contribuer à la stabilisation du Sahel et à la promotion de la paix, à travers un contrôle démocratique, effectif et responsable du secteur de la sécurité dans ces trois pays. « Le programme Sahel, à travers le NDI a offert une assistance financière et technique à des partenaires de la société civile au Burkina Faso, au Niger et au Mali. Ces subventions visent à permettre à ces OSCs de devenir des sources reconnues d’information et d’expertise dans le domaine de la réforme du secteur de la sécurité ainsi que dans les relations civile-militaire » a ajouté Dr Badié. Pour ce qui est de la subvention accordée par le NDI à la CONASCIPAL, Dr Badié HIMA a estimé qu’ elle vise à l’aider, à l’appuyer à assurer une surveillance ou un monitoring efficace de l’accord pour la paix et de l’offre de service de sécurité aux populations à travers la mise en place de comité au niveau local dans le District de Bamako, les régions de Tombouctou, Gao, Mopti et Kayes.

Avant le coup d’envoi des travaux qui sera donné par le représentant du ministre, celui-ci a pris le soin d’encourager la CONASCIPAL pour son initiative car, selon l’inspecteur Yacouba Diallo, le conseil national en charge de la reforme du secteur de la sécurité ne peut se passer des organisations de la société civile. « Cet atelier procède de la mobilisation de la société civile et vise le renforcement de ses capacités. Il doit intégrer les dispositions de l’Accord qui, en son article 51 demande aux OSCs d’apporter leur contribution à la réalisation de ses objectifs » a lancé le représentant du ministre colonel Salif Traoré.

André SEGBEDJI/abamako.com

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