Thierno Amadou Omar Hass Diallo : « Laïque et républicain, le Mali garde un œil sur la chose religieuse »

Thierno Amadou Omar Hass Diallo, ministre malien des Affaires religieuses et du Culte, revient sur l'organisation du Hajj 2016 et la gestion du drame de Mina lors du pèlerinage à La Mecque en 2015. Interview.

Au mois de septembre 2015, la bousculade meurtrière de Mina, près de La Mecque, a causé la mort à plus de 300 pèlerins venant du Mali, un pays qui occupe ainsi la deuxième place en nombre de décès après l’Iran -sur un total qui dépasse les 2 000 victimes. Une année après, neuf mille pèlerins maliens reprennent le chemin de la Mecque pour le Hajj 2016 qui commence le 7 septembre prochain.

À cette occasion, Thierno Amadou Omar Hass Diallo, ministre malien des Affaires religieuses et du Culte, revient pour Jeune Afrique sur l’affaire de la bousculade de Mina, mais aussi sur les mesures sécuritaires prises au Mali pour protéger les pèlerins.

Jeune Afrique : Où en est-on de la question de l’indemnisation des victimes maliennes de la bousculade de Mina ?

Thierno Amadou Omar Hass Diallo : Ce n’est pas le Mali qui indemnise et je n’ai pas appris que l’État saoudien avait décidé d’indemniser des victimes. Nous suivons la situation via notre ministère des Affaires étrangères.

Est-ce que vous avez demandé à l’État saoudien d’indemniser les victimes maliennes ?

Le Mali n’est pas le seul pays touché, c’est une question de la Oumma islamique. Oui, il y a eu un drame, mais je ne voudrais pas qu’on fasse porter cette couronne d’épines aux Saoudiens. Au regard des bénéfices spirituels et économiques que le pèlerinage apporte à l’Arabie Saoudite, cet État ne peut pas faire preuve de laxisme et permettre qu’un tel drame arrive encore. Je crois plutôt qu’il faut être dans une logique de soutien psychologique à l’État Saoudien, qui est meurtri que la bousculade ait eu lieu sur son sol en de telles circonstances.


Africatime

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