La mairie, le député et la firme française d’hydrocarbures en guéguerre

Depuis une dizaine de jours, deux nouvelles stations du Groupe Oryx sont  ouvertes en Commune II, suite à une confusion juridico-financière qui a amené dans la danse le Groupe Total.

Les deux extrémités du Champ Hippique de Bamako étaient occupées en son temps par les stations de la Société N’Diaye et Frères (Snf). Cet opérateur, à bout de souffle depuis plus de 3 ans, a fini par déclarer une cessation de paiement qui a ouvert la voie à Oryx, une entreprise devenue  florissante  quelques semaines après son avènement.

Pourtant, cette société dont serait actionnaire le député de la Commune II, en occurrence Karim Kéïta, était aux prises avec le concurrent français Total. Et pour cause, Snf voyant son bail courir presque à terme, a conclu un deal avec Oryx qui devait hériter de toutes ses installations.

Il s’avère que pour les deux sites au niveau du champ hippique, la mairie était le bailleur principal. C’est fort de ce statut qu’elle avait signé de son côté un bail avec Total qui prendrait effet une fois que la Snf aura libéré les lieux. Réalité qu’ignorait Oryx jusqu’au jour où, les émissaires de Total se sont présentés. Un bras-de-fer judiciaire d’environ 7 mois a suivi et s’est soldé par l’ouverture des deux stations manquant à l’appel de l’occupation du terrain par Oryx.

Ce qui signifie que Total a été débouté et la marie désavouée. Des sources bien introduites parlent d‘une implication de l’honorable Karim Kéïta, qui ne pouvait pas laisser planer des manaces sur ses intérêts.

En tout cas, depuis le mois d’Avril, Oryx a envahi Bamako à la surprise générale. Mais, du côté de Missira, c’était le statu quo jusqu’à ce que des sources internes passent aux aveux. Cette victoire du 3e de la famille des hydrocarbures (après Total et Shell) montre bien que la hiérarchie pourrait être bousculée dans les mois à venir.

Idrissa KEÏTA


Maliweb

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