Fonds de souveraineté : L’opposition détaille l’argent public alloué à IBK…

Le chef de file de l’opposition, Soumaïla Cissé, éclairant samedi la lanterne de l’opinion sur le budget de l’opposition, a révélé des informations sur les fonds de souveraineté destinés à certains présidents d’institution.

Le président de la République touche 1,8 milliard de F CFA par an, soit 150 millions de F CFA par mois comme fonds de souveraineté. Le président de l’Assemblée nationale dispose de 360 millions de F CFA par an, soit 30 millions de F CFA par mois. Le Premier ministre empoche 300 millions de F CFA par an, soit 25 millions de F CFA par mois. Ces révélations ont été faites le 3 septembre à Bamako à la conférence de presse de l’opposition, co-animée par Soumaïla Cissé, chef de file de l’opposition.

“Pour la gestion de ces montants, différents du budget de total de ces institutions, ils n’ont de compte à rendre à personne. Ces fonds ne couvrent pas les frais d’hébergement, de déplacements. Rien du tout”, a témoigné le président de l’Union pour la République et la démocratie (URD).

Cissé situera le budget de la présidence, de la Primature et de l’Assemblée nationale autour de 14 milliards de F CFA chacune. “Il ne viendra à l’esprit de personne de diviser ceux-ci par 12 pour dire voilà le salaire des occupants de ces différentes institutions”, s’indignera-t-il.
“Pourquoi on le fait alors par malveillance avec le chef de file de l’opposition ?”, s’est-il interrogé.

Parlant du budget du chef de file de l’opposition, M. Cissé affirmera, contrairement aux rumeurs sur la question, n’avoir perçu aucun franc du gouvernement sur les 500 millions de F CFA promis. Ce budget, du reste, est destiné à la prise en charge des frais de location de siège, d’équipements, l’achat de voitures pour tourner, le payement des collaborateurs, entre autres. “Après un calcul, on s’est rendu compte que ce budget est nettement insuffisant”, lâchera M. Cissé.

L’honorable Soumaïla Cissé terminera en se demandant comment les autres font quand ils invitent des gens à rompre le jeûne à Koulouba ou à la Primature. “Je ne suis pas sûr que ça sorte directement de la poche des maîtres des lieux”, a-t-il conclu.

Oumar B. Sidibé

aBamako

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