8EME numéro du rendez-vous avec Koulouba : « Le président de la République a un fonds de souveraineté qui est le plus bas de la sous-région »

Le Conseiller à la communication de la Présidence de la République, M. Racine Thiam, a respecté la tradition en se prêtant aux préoccupations des hommes de médias, le mardi 6 septembre 2016, à la Maison de la presse. Au cours de la rencontre, l’orateur a touché de passage des questions brûlantes de l’actualité, parmi lesquelles l’histoire du salaire des plus hautes autorités, des secteurs tels que l’agriculture, l’élevage, la pêche, les infrastructures, l’équipement, les transports, le désenclavement, l’énergie, l’eau et les perspectives.

D’entrée de jeu, le conférencier Thiam a remercié l’ensemble de la presse pour l’intérêt qu’elle porte à la rencontre. Après trois ans de règne du président de la République Ibrahim Boubacar Keita à la tête du pays, le conseiller affirme que l’heure n’est pas au bilan, car un bilan doit se faire à la fin, mais, une évaluation à mi-parcours pouvait se faire. Une évaluation, qui pour lui, permet quand même de rentrer dans le but du sujet pour évoquer les réalisations du président IBK. « Ce rendez-vous permet de finir avec des rumeurs qui circulent nuit et jour et des oppositions qui ne reposent absolument sur rien. Il y a deux jours, nous assistions à une campagne de communication commentée sur internet, qui soutient que le président de la République est payé à 150 millions de FCFA par mois. Ceux qui disent cela  savent exactement ce qu’ils font », a dit Racine Thiam, s’inscrivant en faux contre ces allégations. Il a apporté un démenti formel. Cela n’est pas possible, a-t-il dit, précisant : « le président de la République est payé selon une loi qui fixe les salaires et indemnités d’un responsable de l’Etat. C’est un document qui est disponible pour tout le monde. Ceux qui disent le contraire  ne veulent que   créer des situations de défiance, pour que les gens se révoltent pour dire que c’est trop. On ne peut pas donner 150 millions à IBK et 75 millions au Premier ministre ».

Il a demandé une saine rivalité politique sans rentrer dans ce jeu.

Selon lui, le président de la République a un fonds de souveraineté qui est le plus bas de la sous-région. Nous avons le 2ème budget, le plus bas de la sous-région. Ce sont des choses vérifiables. Et cette loi a été votée en 1992 sous le président Amadou Toumani Touré et depuis, elle n’a subi aucune modification.

Après cette précision, le conférencier a apporté que sur le plan agricole, l’agriculture se positionne aujourd’hui comme le véritable moteur de développement. Notamment, l’allocation de 15% du budget national à l’agriculture, dépassant ainsi les engagements pris par les Chefs d’Etats dans le cadre de la déclaration de Maputo, à savoir : consacrer 10% du budget national à l’agriculture.

Dans le domaine de l’équipement et de transport, l’année 2016, dit-il, a vu le démarrage effectif des travaux de certaines infrastructures promises. Il a, ainsi cité la route Zantiébougou-Koulouba, frontière de Côte d’Ivoire dans le cadre du projet global d’aménagement et de facilitation du transport sur le corridor Bamako-Zantiébougou-San Pedro ; l’aménagement en 2×2 voies de la route Bamako-Koulikoro sur 45 Km et de la construction du pont de Kayo à Koulikoro et ses voies d’accès.

En matière d’électricité, l’EDM a bénéficié d’une subvention annuelle substantielle au cours des deux dernières années, pour soulager conséquemment nos concitoyens et nos entreprises. Elle se chiffre à 42 milliards en 2015, dont 12 milliards d’apport de la CEDEAO et 25 milliards en 2016.

Drissa KEITA


Maliweb

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