Nouvelle loi électorale d’IBK : La Preuve qu’IBK n’a pas Participé à la Révolution de 1991

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L’histoire récente du Mali nous enseigne que l’ADEMA-Association dénommée Alliance pour la démocratie au Mali a été créée le 25 octobre 1990, suite à une demande expresse du FNDP (Front national démocratique et populaire, une frange du PMT), cette franche a vu nécessité de quitter la clandestinité et d’organiser des discussions sur les documents au sein des différentes instances.

Aussi, deux noms étaient en compétition : Ligue (LI-DEM) ou Alliance pour la démocratie qui fut approuvée. Des statuts et un règlement intérieur furent rédigés.

L’US-RDA ; le PMT et le PMRD désignèrent chacun des personnes qui devaient participer à l’Assemblée Constitutive de l’organisation. Cette assemblée eut lieu chez Famady Sissoko (ancien membre de l’UNTM à Korofina Nord). Elle a regroupé trente-deux intellectuels à savoir : Soumeylou Boubèye Maïga, corédacteur au nom du Parti malien du travail (PMT) de la plateforme du Front national démocratique et populaire (FNDP), Mamadou Lamine TRAORE, Habibou DIALLO, Abdramane Baba TOURE, Kounandy Traoré, Issaka Timbiné, Cheick Mohamed Chérif Cissé, Bakary Konimba Traoré, Mohamédoun DICKO, Mamadou Diarra, Halidou Touré, Bengoro Coulibaly, Mamadou Touré, Mamadou Kassa Traoré, Cheikh Pléah Coulibaly, Ousmane Sy, Moussa Sangaré, Ali Nouhoum Diallo, IssiakaBagayago, Mme SyKadiatouSow, Modibo Kane Cissé, Hamidou Doucouré, Ibrahima N’Diaye dit Iba, Seydou Moustapha Keïta, Alpha Oumar Konaré, Issa N’Diaye, Dioncounda Traoré, Mahamadou Yacouba Maïga, Mme Konaré Adame Ba, Mme Diakité Sanaba Sissoko, Abdoulaye Barry.

Ces noms resteront à jamais liés à l’histoire de la démocratie au Mali. Ils ont eu le courage d’affronter le tout puissant régime dictatorial du Général Moussa Traoré, et ont vite compris que la révolution était la seule voie pour accéder au pluralisme politique. Les réunions nocturnes, les déclarations, la rédaction des manifestes du front national démocratique et populaire étaient très risqués à l’époque, du fait que le régime les suivait jour et nuit. Lors des évènements de mars 1991, IBK actuel Président du Mali se la coulait douce à Gao en qualité de représentant de l’ONG italienne ‘’Terre des Hommes’’. Il ne se réveillait qu’à dix heures au plus tôt. Le reste du temps, il écoutait à la radio ou suivait à la télé les événements relatives à la quête de la démocratie par les intellectuels et syndicalistes maliens. Autrement, il se moquait des marcheurs et des intellectuels qu’il considérait comme des autopistes. Ces faits prouvent en réalité qu’il n’a participé en rien à l’avènement de la démocratie, ou tout au moins, il a été un ouvrier de la 25ème heure. C’est avec la chute de Moussa Traoré et l’avènement de la transition qu’il a abandonné Gao pour venir se mêler à la troupe des intellectuels qu’il considérait comme des autopistes en les séduisant avec son latin et son grec. Il utilisait des termes comme ‘’ A nihilo, ni hil fit’’ qui veut dire ‘’de rien, rien ne peut sortir’’ histoire de leur féliciter pour le travail fait en son absence. Surtout l’avenir radieux, il a tout fait pour s’insérer dans le comité exécutif mis en place le 25 mai 1991. A voir de près aucun, des vrais combattants de la démocratie n’osera entériner une loi aussi discriminatoire, que mortifère pour la démocratie que celle devant être bientôt présentée à l’Assemblée Nationale.

Les partis politiques de l’opposition pensent que le projet ne prend pas en compte les conclusions du comité de relecture électorale qui introduit les dispositions nouvelles, concernant le suffrage universel direct, censé donner plus de légitimité aux élus locaux. Ce nouveau projet de loi accentue le communautarisme dans un pays où l’intégrité territoriale est fortement remise en cause. Si une telle loi avait été votée par ATT en 2012, IBK n’allait pas être le président de la république. C’est une loi taillée sur mesure pour empêcher les petits de se présenter à l’élection présidentielle. Si nous ne donnons pas la chance à tout le monde, c’est grave pour la démocratie. Si nous ne donnons pas la chance à tous les partis politiques,  ça sera une atteinte à la démocratie. Elle donnera la chance seulement à ceux qui ont toujours pillé l’Etat de se présenter aux élections.

Le fait même de proposer, un tel projet de loi, prouve non seulement qu’IBK n’en a cure d’une démocratie, dont avènement lui a surpris, mais aussi, qu’il n’a jamais été un élément même à titre figuratif du mouvement démocratique. Avec ce projet de loi la fronde va désormais crescendo contre IBK. Si les manifestations de Gao, de Bamako lors de la comparution de RAS BATH l’ont raté, suite à la ruse des religieux du Mali, celles en préparation contre le dit projet de loi électorale, ne le rateront sûrement pas. Ainsi le Mali se portera mieux. A bon entendeur salut, que Dieu sauve le Mali et sa démocratie.

Badou S. KOBA


Maliweb

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