Infrastructures de transports : De grands projets en cours de réalisation

La crise n’a pas donné de coup d’arrêt aux actions du gouvernement visant à garantir le désenclavement intérieur et extérieur du pays. De nombreux chantiers de routes, de ponts, d’échangeurs, sont en cours.

La crise multidimensionnelle a freiné la réalisation de beaucoup de projets de développement qui avaient un impact direct sur l’amélioration des conditions de vie des populations. Mais pas pour longtemps pour ce qui concerne les infrastructures de transport. Ce le domaine n’a, véritablement, pas connu un coup d’arrêt. C’est du moins l’avis des responsables du ministère de l’Equipement, des Transports et du Désenclavement. Les réalisations majeures entreprises du 4 septembre 2013 à nos jours ont porté sur la poursuite des efforts de désenclavement intérieur et extérieur du pays et l’approvisionnement du pays à moindre coût. Les actions réalisées l’ont été dans un contexte marqué par la mise en œuvre du deuxième Projet sectoriel des transports (PST2), des programmes routiers de l’UEMOA et la poursuite de la préparation du Programme routier du 11è FED. Ainsi, dans le domaine de la construction et de la réhabilitation des routes, malgré la crise, 13 études routières ont été terminées, 74,950 km de routes bitumées ont été construites reliant les localités de Konobougou-Braouéli, Banamba-Touba, et Fana-Dioila et une bretelle à Diboli dans la région de Kayes. De même, la route bitumée Bamako-Ségou a été réhabilitée, l’entretien périodique du tronçon Sandaré-Kayes-Diboli (94,58km) achevé pour un montant annuel sur le BSI de 5,767 milliards de Fcfa. Sur la même période de 2013, l’entretien courant du réseau routier a porté sur 10.374,27 km, dont 4.281,27 km de routes revêtues soit (41,27%) et 6.093 km de routes en terre soit (58,73%). Il a été aussi réalisé l’entretien des pistes CMDT/OHVN sur 3.520 km, précise le directeur national des routes, Mamadou Naman Kéïta. Egalement la construction des routes Tominian – Bénéna – Frontière Burkina Faso, Sikasso – Hérémakono, Bandiagara –, et l’accès à Mahou dans la région de Sikasso est terminée. Actuellement les grands chantiers en cours concernent les travaux de construction des routes Bamako-Ségou (Phase I), Niono – Goma Coura, Goma Coura – Tombouctou – Diré – Goundam, Macina – Diafarabé – Tèninkou, et Wo – Bankass – Koro. Les travaux sur le Boulevard du 22 octobre 1946, l’Avenue du 5 septembre à Bamako et l’Avenue An 2000 à Ségou, Ségou – San sur 7 km, Kéniéba – Fadougou – Falémé – Faléa (avec la mise à l’eau du bac à Fadougou sur la Falémé) dans la région de Kayes, Douentza et Bretelle Togo–Tongo, et Badougou-Toukoto – Bafoulabé ont aussi été réalisés en dépit de la crise. « Les travaux de 198 km de la route Niafunké-Tonka-Goundam-Diré-Tombouctou sont achevés. Nous avons organisé une concertation sectorielle qui a permis de trouver le financement de 5 projets routiers que sont Sévaré Douentza-Hombori-Gao (577 km), Ansongo-Ménaka-Anderamboukane –Frontière Niger (320 km), Koro-Doentza-Tombouctou (323 km), Bourem-Anefis-Kidal-Frontière Algérie (651 km), et enfin Gao-Bourem-Taoussa (130 km). Les études pour la construction de la route Oussoubidiagna-Diakon également sont terminés », souligné le directeur national des routes. S’agissant des travaux d’urgence, ils ont concerné l’aménagement des rues à Korofina et à Lafiabougou, des travaux d’aménagement et d’assainissement des accès et de la cour du tribunal de Kayes, l’aménagement de la rue 520 sise à Sokorodji en commune VI du District de Bamako, les travaux de bitumage des rues situées aux côtés Est et Ouest de l’ambassade de Chine au Mali en Commune II du District de Bamako et l’aménagement des rues 581 et 594 sises à Baco-Djikoroni en commune V. Dans le domaine du transport routier, les principales actions ont été le renforcement des capacités d’entreposage des entrepôts maliens dans les ports de transit des marchandises maliennes en Guinée Conakry, au Bénin et en Côte d’Ivoire, la production de différents documents de transports, notamment les permis de conduire, les cartes grises, les cartes de transport, le suivi du contrôle technique entre autres. Aussi, pour maintenir le réseau routier, 8.345 km de routes du réseau prioritaire ont été entretenus sur l’ensemble du territoire national dont 4.788 km de routes revêtues et 3.557 km de routes en terre. L’entretien a également concerné 2.800 km de pistes rurales dans les zones CMDT et OHVN. « La réalisation des travaux par la méthode haute intensité de main d’œuvre (HIMO) dans le cadre du contrat d’appui à la consolidation de l’Etat a permis la création de plus de 2000 emplois », indique Mamadou Naman Kéïta. S’agissant de l’aménagement urbain, au total, 99,55 km ont été aménagés. Il s’agit des travaux d’aménagement en 2×3 voies du boulevard du 22 octobre 1946, en 2X2 voies de la corniche et du renforcement de l’Avenue du 5 septembre dans le District de Bamako, les travaux de l’aménagement de la voie d’accès au quai-bac de Falémé et du tronçon Kéniéba-Fadougou-Faléa de la RN2 à Kayes, l’aménagement et le bitumage de la route RN12-Mahou, l’aménagement de la voie d’accès à l’hôpital de Sikasso. Les travaux de construction de la brigade de transports aériens de Mopti, l’installation d’un système de ravitaillement en kérosène à l’aéroport de Kayes Dag Dag, l’acquisition des machines de sûreté ou encore l’immatriculation des domaines aéroportuaires de Nara, Yélimané et Kolokani ont marqué le secteur du transport aérien. Les actions dans le transport ferroviaire ont porté sur la mise en place d’une structure chargée du suivi du trafic voyageur. Des dispositions ont également été prises dans le cadre de la modernisation de la voie ferrée et du matériel de transport sur l’axe Dakar-Bamako, la création du Comité Ad hoc chargé de mettre en œuvre l’option institutionnelle retenue par les Etats pour la viabilité de l’axe ferroviaire Dakar-Bamako. Le transport fluvial a connu un nouveau souffle avec l’acquisition de deux nouveaux bateaux à faible tirant d’eau qui permettent de transporter des passagers et du frêt en direction et en provenance du nord du pays. Il a aussi été procédé à la réhabilitation des anciens bateaux. La Compagnie malienne de navigation (COMANAV) a transporté en 2013, 6.767 passagers dont plus de 80% sont des déplacés, 7.083 tonnes de fret dont plus 2,7 millions de litres de produits pétroliers destinés à la région de Tombouctou, et fait l’entretien et la réparation des 4 bacs de traversée dans les régions. Dans le cadre du programme d’aménagement d’infrastructures routières structurantes (PAIRS), d’un montant d’environ 140 milliards de Fcfa, le président de la République, Ibrahim Boubacar Kéïta, a procédé, en décembre 2015, au lancement des travaux de construction en 2×2 voies de la route Bamako-Koulikoro et la construction d’un pont sur le fleuve Niger à Kayo (Koulikoro). Dans ce même programme, il est prévu la construction d’un échangeur et l’aménagement de 10 km de voiries à Ségou, la reconstruction du pont de Kouoro Barrage sur l’axe routier Sikasso-Koutiala.

B. COULIBALY

Chantiers prioritaires

Les projets routiers prioritaires 2016-2018 du ministère de l’Equipement, des Transports et du Désenclavement sont axés sur la volonté des hautes autorités de notre pays de créer des emplois pour les jeunes et de réaliser des projets de développement au profit des populations. D’un coût total d’environ 360 milliards de Fcfa, ils seront réalisés en deux phases dont la première, d’un montant d’environ 169 milliards de Fcfa sera financée sur le budget national à hauteur de 100%. La première phase concerne les projets de construction du 2è pont sur le fleuve Sénégal à Kayes, le bitumage des routes Kayes-Sadiola, Kangaba-Dioulafoundo, Banconi-Dialakorodji-Safo-Nonsombougou, Yafolila-Kalana, Baroueli-Tamani et la réhabilitation des sections de routes Tour de l’Afrique-Yirimadi-3ème pont, avec la construction d’un échangeur à Yirimadio. Tous ces travaux démarreront entre janvier et juin 2017. En plus de ces projets routiers prioritaires, les travaux démarreront très bientôt pour les projets de bitumage des routes Zantiébougou-Kolondiéba-Frontière ivoirienne sur financement de la Banque africaine de développement (BAD) et de l’Union Européenne, Bénéna-Mandiakuy sur financement du budget national et Didieni-Goumbou-Nara sur financement de la Banque islamique de développement (BID), la Banque arabe pour le développement économique en Afrique (BADEA) et le Fonds saoudien de développement avant la fin du 2ème semestre 2016. Par ailleurs, un programme spécifique pour la réhabilitation des routes du District de Bamako est en préparation afin de donner un nouveau visage à la capitale. B. C.

aBamako

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