Disparition du général Sada Samaké : Les derniers hommages de la nation

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Le général Sada Samaké repose désormais dans sa terre natale de Samakébougou, auprès des siens. Disparu brutalement le 17 septembre, il a eu droit à des hommages mérités sur la place d’arme du Camp Soundiata de Kati, en présence du président de la République Ibrahim Boubacar Kéita qui lui a décerné la médaille de Commandeur de l’Ordre national, à titre posthume.

En cet après-midi de lundi 19 septembre, une immense tristesse se lisait sur les visages de nombreux amis, parents et compagnons d’arme venus accompagner le défunt en sa dernière demeure. Outre le président de la République, le parterre de personnalités présentes à cette cérémonie témoigne de la qualité d’homme exceptionnel que fut le défunt dans la vie de notre pays. Ce qui a du reste été mis en exergue par l’émouvante oraison funèbre lue par l’un de ses compagnons d’arme, le général de brigade Salif Koné, secrétaire général du département en de la Défense. Sada Samaké était un soldat infatigable du corps de Génie militaire auquel il a appartenu au cours de sa vie active.

Né le 9 juin 1953 dans la ville garnison de Kati, le général Sada Samaké fut incorporé dans l’armée comme engagé volontaire pour 4 ans à compter du 7 aout 1974. Il sera désigné la même année pour suivre une formation à l’Ecole des ingénieurs topographes en ex URSS.

Depuis, il n’a cessé de gravir les échelons de la hiérarchie militaire. Sa brillante carrière sera couronnée en 2013 par le grade de général de division. Ces différentes promotions militaires ont été accompagnées par des nominations à des postes de responsabilité dans l’armée et au sein de l’administration. Outre son passage au gouvernorat de Kayes comme chef de l’exécutif régional, ses qualités d’organisateur et de meneur d’hommes l’ont conduit à la diplomate. En effet, il fut ambassadeur du Mali en Côte d’Ivoire, avant de retrouver les fonctions ministérielles dont le dernier en date est celui de la Sécurité et de la Protection civile en 2015.

Homme de devoir, doté d’une grande capacité de travail, ayant un sens aigu de la responsabilité et du devoir accompli, la nation lui sera éternellement reconnaissante. C’est pourquoi il lui a été décerné la médaille commémorative de campagne en 1996 et la médaille de la Croix de la valeur militaire.

En ce jour d’adieu et en reconnaissance de ses bons et loyaux services, le président de la République, chef suprême des armées, lui a décerné la médaille de Commandeur de l’Ordre national à titre posthume. Les qualités de l’homme sont ainsi reconnues par le président Ibrahim Boubacar Kéita qui le considère comme étant l’un de ses plus fidèles ministres, mieux, un ami et frère.

Cette cérémonie a enregistré beaucoup de témoignages tous à la fois élogieux et émouvants. Comme celui du colonel Adama Diarra, porte-parole de la 9è promotion (chef d’escadron Oumar Coulibaly) de l’EMIA. Celui-ci mettra en exergue les nombreuses qualités humaines et professionnelles du défunt. Un défilé militaire suivi d’une prière mortuaire a mis fin à la cérémonie.

Dormez en paix mon général !
L. ALMOULOUD


Africatime

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