L’Armée de l’air et la Loi d’Orientation et de Programmation Militaire : Les premiers avions et hélicoptères seront au Mali avant la fin de l’année

Dans le cadre de la célébration du 56ème anniversaire de l’accession du Mali à l’indépendance, le chef d'état-major de l’Armée de l’Air, le colonel-major Souleymane Bamba, a accordé, vendredi 16 septembre 2016, une interview à la rédaction du journal Le Clairon sur l'espoir commun de toute une nation, c'est-à-dire la loi d’Orientation et de Programmation Militaire’’.
Avant de rentrer dans le vif du sujet, le chef d’état-major de l’armée de l’Air, le colonel-major Souleymane Bamba a fait la présentation de l’Armée de l’air qui a été créée le 06 février 1976, avec comme mission de préserver l’intégrité de l’espace aérien national, de concourir à la Défense opérationnelle du territoire, de participer à la recherche et au sauvetage des aéronefs en détresse, de participer aux actions en faveur de la paix et l’assistance humanitaire et participer à l’effort de développement économique, social et culturel du pays.
Pour accomplir ces différentes missions, l’Armée de l’air compte aujourd’hui plus de 2000 hommes répartis sur 04 bases aériennes, regroupés territorialement en 02 régions aériennes. Une région aérienne du sud qui concerne les régions de Kayes, Sikasso, Ségou et Koulikoro avec le District de Bamako et une région aérienne nord qui commence à partir de Sévaré, Gao, Tombouctou et Kidal.
Parlant de la Loi d’Orientation et Programmation Militaire, le chef d’état-major de l’armée de l’air, le colonel-major Souleymane Bamba dira que c’est un budget spécial qui a été décidé par les plus hautes autorités du pays afin de doter notre outil de Défense des capacités nécessaires à exécuter sa mission. Compte tenu de la nature actuelle des crises, l’Armée de l’air joue un rôle déterminant dans la gestion des crises et afin d’accomplir ce rôle, elle a besoin de matériels importants. «Qui dit outil aérien dit des matériels précieux», poursuit le colonel-major Bamba.
Aujourd’hui, la Loi d’Orientation et de Programmation Militaire (LOPM) prévoit au compte de l’armée de l’Air, l’acquisition des avions qui peuvent permettre l’aéromobilité sur le théâtre d’opération et qui permettent aussi de transporter la logistique et les hommes partout où le besoin se trouve et également de faire le largage du personnel.
En outre, la LOPM prévoit des moyens d’appui feu c’est-à-dire des avions d’attaques, d’hélicoptère de combat et aussi des moyens de reconnaissance. Ces avions vont permettre à l’Armée de l’air de détecter les menaces ennemies au-delà des capacités naturelles de la vue de l’homme, des moyens électroniques permettant à l’Armée de l’air de faire des missions de reconnaissance nécessaires afin que les missions d’attaques puissent être le plus efficace possible.
Le chef d’état-major de l’armée de l’air a souligné que la LOPM prévoit des infrastructures, car, tous ces aéronefs, qui vont être acquis, nécessitent la construction des hangars, des magasins, des parkings, des pistes d’atterrissage et des héligares.
Cette loi prévoit également le recrutement et la formation d’autant plus que les ressources humaines sont les maillons essentiels des éléments constitutifs de l’Armée de l’air ou de toute force aérienne, quelle que soit la perfection des moyens matériels, il faut des hommes bien formés. Mais aussi des personnels techniques qualifiés pour l’entretien et la maintenance des aéronefs et du personnel navigant entraîné et formé pour piloter les aéronefs et les hélicoptères seront reçus.
Pour le chef d’état-major de l’Armée de l’air, à ce jour, ce qui a pu être réalisé dans le cadre de la LOPM, c’est notamment le premier contrat d’acquisition d’aéronefs signé en 2015. «Qui dit acquisition de nouveaux aéronefs, dit un certain délai de réalisation, c’est à l’issue des commandes que la fabrication des avions commence», a-t-il expliqué.
Les délais normaux vont au-delà d’un an et demi de l’acquisition des aéronefs ou des hélicoptères neufs. Avant la fin de l’année 2016, l’Armée de l’air recevra de nouveaux aéronefs au Mali. Pour faire face à l’urgence, elle a commencé à réparer les matériels existants, c’est ce qui a conduit à la réparation de l’avion ‘’BASLER’’ qui aujourd’hui permet d’assurer la liaison sur toute l’étendue du territoire.
Des hélicoptères ont aussi été réparés et ont déjà effectué des séances de tirs. Ces avions sont déployés dans le théâtre de l’opération MALIBA. Selon le CEMAA, l’armée de l’air continuera d’entretenir l’effort de réparer les matériels existants compte tenu de l’urgence, il faut faire face à la crise. Les matériels neufs qui sont en voie d’acquisition vont commencer à arriver avant la fin de l’année.
Le premier avion de transport «CASA-295» devrait être à Bamako avant la fin du mois d’octobre prochain et avant la fin de l’année aussi, l’armée de l’air recevra 02 hélicoptères de manœuvre ‘’SUPER PUMA’’. Sur ces 02 hélicos de manœuvre, l’un est déjà à Bamako, les personnels techniques ont été formés, les personnels navigants ont également commencé la formation et en fin septembre les pilotes formés sur cet engin seront à l’œuvre.
Avant la fin de l’année, le Mali aura un avion de transport très moderne et très équipé et aussi 02 hélicos de manœuvre, confirme le CEM-AA. Et pour cela, une mission devra se rendre à l’étranger pour signer les documents d’acquisition technique des premiers avions qui seront au Mali avant la fin de l’année. En ce qui concerne les hélicoptères de combat, ils sont prévus pour l’année 2017 ; les personnels seront en Russie pour la formation sur ces aéronefs.
En ces débuts d’application de la Loi d’Orientation et de Programmation Militaire, les principales difficultés rencontrées dans l’exécution de ces différents contrats d’acquisition de ces matériels, ont été aplanies.
Mais il est à noter que les difficultés se partagent entre notre pays et les partenaires qui ont souvent été aussi incapables de respecter certains délais. L’essentiel du contrat d’acquisition de matériels pour l’Armée de l’air se déroule de façon satisfaisante, puisque nous restons dans les délais normaux internationalement connus d’acquisition de matériels.
Le colonel-major Souleymane Bamba a souligné que «nous sommes une armée en crise qui gère une crise et nous devons nous former et nous équiper en même temps». Habituellement, une LOPM s’applique en temps de paix avec un budget spécial d’investissement pour équiper les FAMa.
Compte tenu de la situation que traverse le pays, les attentes des hommes et de la population sont grandes, mais cela n’entamera en rien la détermination des plus hautes autorités à faire en sorte qu’à l’horizon 2019, l’Armée de l’air ait une flotte qui réponde aux besoins de notre armée nationale.
Pour le CEM-AA, la LOPM n’est pas un budget de guerre. Elle est nécessaire compte tenu de l’état dans lequel se trouve notre armée, il fallait au moins ça pour commencer. Il est essentiel de penser aujourd’hui, au-delà de 2019, à planifier et programmer la deuxième Loi d’Orientation et de Programmation Militaire.
Sgt Aly I. Maïga

aBamako

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