Rendez-vous avec Koulouba : La chancelière Angela Merkel attendue à Bamako

L’annonce a été faite hier par le directeur de la communication de la présidence de la République lors de sa traditionnelle rencontre mensuelle avec la presse.

Pour le 7ème round de sa rencontre mensuelle avec la presse, « Rendez-vous avec Koulouba », le directeur de la communication de la présidence de la République, Racine Thiam, était hier face aux journalistes dans la grande salle de conférence de la Maison de la presse pour rendre compte des activités du président de la République, Ibrahim Boubacar Kéïta, durant le mois de septembre écoulé. Comme dans les éditions précédentes, Racine Thiam, était accompagné de ses proches collaborateurs.
Les festivités du 22 septembre et de l’anniversaire de l’investiture du président de la République, le voyage à New York dans le cadre de la rencontre annuelle des Nations unies, la réunion des ministres des Affaires étrangères du Mali et des pays du pool de négociateurs de la crise intermalienne, l’adoption d’un projet de loi instituant les pupilles de la République, le déploiement de l’administration et de l’Armée sur l’ensemble du territoire national, ont été entre autres sujets débattus avec les journalistes.
Racine Thiam a expliqué l’esprit qui sous-tend la hausse du budget d’Etat au titre de l’année 2017. Pour l’an prochain, le budget d’Etat se chiffre à plus de 2 267 milliards de Fcfa, soit une augmentation de près de 300 milliards par rapport à 2016. Ceci témoigne de la volonté du gouvernement de se donner les moyens de financer beaucoup d’actions de développement pour le bonheur des citoyens.
Aussi, ajoutera-t-il, le projet de loi instituant les pupilles de la République est une réponse positive aux préoccupations des soldats engagés sur les théâtres d’opération pour la sécurisation des populations et de leurs biens. Cette loi permettra de prendre en charge les enfants des soldats tombés au champ d’honneur. Cette mesure constitue une avancée significative dans le cadre des actions sociales au sein des forces armées et de sécurité. Elle traduit, a souligné Racine Thiam, la volonté du chef de l’Etat de redonner l’espoir à nos militaires pour qu’ils n’aient pas le sentiment de mourir pour rien dans la mission qui leur a été confiée. « L’institutionnalisation de la protection de l’Etat est une avancée énorme dans l’architecture institutionnelle de la République », a-t-il ajouté.
Racine Thiam a révélé certaines dispositions du projet de loi en expliquant que celui-ci institue deux catégories de pupilles. La première catégorie concerne les pupilles de la Nation. Ce statut est accordé aux enfants mineurs des personnels des forces armées et de sécurité et autres corps paramilitaires, des fonctionnaires et agents de l’Etat ou de tout autre citoyen dont l’un des deux parents ou le tuteur légal est mort, porté disparu ou déporté à l’occasion de guerres, de conflits armés, d’opérations de maintien de la paix ou de sécurisation ou à l’occasion de l’exécution de mission ou de service commandé.
La seconde catégorie comprend les enfants mineurs abandonnés, les enfants mineurs de parents inconnus, les enfants mineurs de mère malade mentale sans substitut parental valable, les enfants orphelins dont aucun membre de la famille ne peut être tuteur. Cette catégorie d’enfants aura le statut de pupille de l’Etat. Il faut préciser que la qualité de pupille de la Nation et de pupille de l’Etat donne droit, selon les cas: à la prise en charge des frais d’actes médicaux ou de soins; à la prise en charge des frais de scolarité des cycles fondamental et secondaire, des frais d’apprentissage ou de formation; à l’octroi d’une bourse d’enseignement supérieur; à l’adoption, ou le cas échéant, au placement en institution spécialisée.
En outre, le directeur de la communication de la présidence de la République s’est réjoui du fait que la communauté internationale soutient désormais le redéploiement de l’administration et des forces armées et de sécurité sur l’ensemble du territoire national. Ce changement de posture de la communauté internationale à l’égard de notre pays est un signe positif dans le cadre de la sortie de crise. « Il est certes timide, mais donne à espérer », a commenté Racine Thiam qui est revenu aussi sur la série de rencontres entre le chef de l’Etat et les dirigeants politiques, tous bords confondus. Ce fut un « acte politique majeur du président de la République », a-t-il estimé, ajoutant qu’il s’agissait d’une sorte de concertation que le président Keita a voulu la plus exclusive possible.
Racine Thiam a annoncé que la concertation va se poursuivre après le retour du chef de l’Etat de Paris. « Certes, ce n’est pas la forme de concertation souhaitée par certains, mais c’est une tribune d’expression permettant au président d’échanger avec toutes les sensibilités politiques du pays. Le tête à tête avec le chef de file de l’opposition à cette occasion est la 4è rencontre directe du genre entre les deux hommes en 3 ans d’exercice du pouvoir », a-t-il analysé.
Chaque fois que cela est nécessaire, ces rencontres seront organisées, a assuré le directeur de la communication de la présidence de la République. Car, expliquera-t-il, le président Keita entend partager avec les dirigeants politiques les grandes questions auxquelles le pays fait face et les perspectives qu’il a tracées pour la sortie de crise. Selon lui, le chef de l’Etat n’a nullement l’intention de museler l’opposition en étouffant les débats contradictoires. L’élaboration d’un statut officiel pour l’opposition, dira-t-il, participe de cette volonté de créer les conditions de la consolidation de notre processus démocratique.
Le directeur de la communication de la présidence de la République a par ailleurs abordé la controverse autour de la nouvelle loi électorale. Racine Thiam dira à ce propos que le président Keita entend laisser libre court au jeu démocratique. Il a rappelé qu’après le vote de la loi par l’Assemblée nationale, l’opposition a saisi la Cour constitutionnelle pour demander son retrait pur et simple. En attendant le verdict de la plus haute juridiction constitutionnelle, le gouvernement patientera avant de la mettre en œuvre.
Racine Thiam a réservé une bonne nouvelle pour la fin.
En effet, il a annoncé l’arrivée très prochaine de la chancelière allemande, Angela Merkel, dans notre pays pour une visite officielle. Selon lui, c’est la date du dimanche prochain qui est retenue par les services protocolaires des deux pays. Cette visite qui fait suite à celle du ministre allemand des Affaires étrangères et du président de la République fédérale d’Allemagne, cette année, témoigne de la vitalité de notre diplomatie sous la direction du président Keita, a fait remarquer Racine Thiam. Ce ballet diplomatique entre l’Allemagne et le Mali est sans doute lié aussi au récent déploiement dans notre pays d’un contingent de soldats allemands dans le cadre de la MINUSMA.

A. O. Diallo


Africatime

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