Libye : La famille d’un jihadiste malien exfiltrée

Le 27 septembre, il a été condamné à neuf ans de prison (il en encourait trente) pour avoir participé à la destruction de plusieurs mausolées à Tombouctou en juin-juillet 2012. Mais, selon l’un de ses avocats, ses proches auraient reçu des menaces. Sa femme et leurs trois enfants ont dû être exfiltrés il y a quelques mois (de Libye vraisemblablement) pour échapper à des représailles, et sont dans un lieu tenu secret. Son père, sa mère, ses frères et sœurs vivent, eux, toujours dans le Sud libyen, où les jihadistes se déplacent librement. “Il s’inquiète et aimerait qu’on assure leur sécurité”, indique un proche. Mahdi appelle régulièrement son père pour prendre des nouvelles.

TOMBOUCTOU : Deux suspects arrêtés

Un convoi des Forces armées maliennes est tombé dans une embuscade, ce mardi 4 octobre, à environ 40 km de Tombouctou. Le bilan fait état d’au moins un mort dans les rangs de l’armée et d’un véhicule détruit, selon le correspondant de Sahelien.com. Et d’ajouter que deux suspects ont été arrêtés. Les convois militaires et civils sont régulièrement la cible d’attaques dans la région de Tombouctou notamment sur l’axe Goundam-Tombouctou.

NIGER : La RFA va construire une base militaire en “appui” à la Minusma

L’Allemagne va construire au Niger une base militaire en “appui” à la Mission militaire onusienne qui combat les jihadistes au Mali voisin, a annoncé mercredi l’ambassadeur d’Allemagne à Niamey. “Avec l’établissement d’une base militaire allemande pour le transport aérien à Niamey, en appui à la mission de la Minusma au Mali auquel le Niger a militairement participé de manière significative dès le début, un nouveau chapitre de notre coopération est ouvert” avec le Niger, a déclaré l’ambassadeur Bernd von Münchow-Pohl.

NORD DU MALI : Plus de 13 000 enfants privés d’école

De 2012 à cette année, les écoles de la région de Kidal et de certaines localités de celles de Gao et Tombouctou sont restées fermées à cause de l’insécurité dans ces zones. C’est également le cas dans la région de Mopti où le nombre d’écoles fermées est passé de 67 en octobre 2015 à 117 en mars 2016. Ce qui a privé “13 000 enfants de leur droit fondamental à l’éducation et entraîné le chômage de 300 enseignants”, avait publié l’agence onusienne Ocha, dans un rapport en mai dernier. Au total, le nombre d’écoles fermées en lien avec l’insécurité dans le centre et le nord du pays est passé de 284 en octobre 2015 à 277 en mars 2016.

aBamako

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