Changements climatiques: Les collectivités s’impliquent dans la lutte

Le ministère de l’environnement, de l’assainissement et du développement durable, en collaboration avec le ministère de l’administration territoriale, de la décentralisation et de la reforme de l’Etat a organisé le mardi 4 octobre 2016 à l’hôtel Azalai Salam, un atelier d’information et sensibilisation sur le fonds vert pour le climat et le processus d’accréditation de l’Agence Nationale d’Investissement des Collectivités Territoriales (ANICT).

La rencontre était co-présidée par les ministres, Mme Keita Aida M’BO et Mohamed Ag Erlaf, en présence du Président de l’Association des Municipalités du Mali(AMM), Boubacar Bah, le représentant du maire de la commune III, Mahamadou Lamine Koné ainsi que le Représentant des PTF.

Dans son mot de bienvenue, l’élu de la commune III, Mahamadou Lamine Koné a remercié les organisateurs de cet atelier qui intéresse à plus d’un titre les municipalités. Du fait qu’elles se sont toujours battues pour le transfert des compétences des ressources et quand il s’agit de l’environnement cela intéresse beaucoup plus.

Selon lui, il faut reconnaitre aujourd’hui que la terre est malade et qu’elle est malade du fait de l’homme. Plus loin, il a souligné qu’en plus des politiques élaborées par l’Etat pour sauver l’environnement, pour sauver la terre, les communes aussi sont impliquées dans ce processus de sauvegarde de la terre. Pour la ministre de l’environnement, Mme Keita Aida M’Bô, les changements climatiques représentent aujourd’hui pour le Mali un très grand défi et menacent déjà les secteurs clés pour le développement du pays à savoir l’eau, l’agriculture, l’élevage, la pêche, les forets et la santé. Selon la ministre, ils contribuent également à la dégradation de l’environnement et remettent en cause les efforts du Gouvernement dans la lutte contre la pauvreté.

Plus loin, elle fera savoir que pour lutter efficacement contre ce fléau, le Mali a élaboré des documents de politiques et stratégies assortis de plans d’actions au nombre desquels on peut citer entre autres : les politiques nationales de protection de l’environnement, des changements climatiques, le cadre stratégique pour une économie verte et résiliente aux changements climatiques, le cadre stratégique pour une économie verte et résiliente aux changements climatiques, le cadre stratégiques d’investissement pour la gestion durable climatiques. Aux dires du ministre, la mise en œuvre de ces différentes politiques et plans, nécessite la mobilisation des financements importants tant au niveau national qu’international.

En ce sens, elle a expliqué que le fonds vert climat capitalisé aujourd’hui à hauteur de 10,2 milliards de dollars US constitue une opportunité de financement des projets et programmes climatiques des pays en développement, particulièrement dont le Mali. Par ailleurs, le ministre a déclaré que son département a l’ambition, à travers le Fonds Vert Climat, d’accroitre les opportunités d’accès aux ressources financières d’une part et d’autre part les actions de renforcement de capacités de résilience des communautés de base aux changements climatiques. D’où la nécessité pour le département de tout mettre en œuvre afin que les financements climatiques touchent les communautés locales. Ainsi, c’est dans ce cadre que se situe l’accréditation de l’ANICT afin qu’elle devienne dans un proche avenir une entité de mise en œuvre.

Aussi, que son accréditation est sans doute une opportunité pour développer les capacités des collectivités territoriales dans la prise en charge des questions liées aux changements climatiques au niveau local, en particulier au bénéfice des populations les plus vulnérables. De même, qu’elle favorisera le développement de réponses adaptées et d’appropriation, condition sine qua non de la durabilité des actions engagées et permettra de garantir l’accès des communautés locales aux financements climatiques. En effet, le Mali n’a pas encore un accès direct au Fonds Vert Climat et au Fonds d’adaptation qui passe par des organismes internationaux. Pour conclure, le ministre a remercié son homologue de la décentralisation et les partenaires techniques et financiers pour leurs engagements constants.

Ousmane Baba Dramé

aBamako

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