Marche pour la démocratie : L’opposition exhibe les tares d’IBK

L’opposition républicaine et démocratique et la société civile ont battu le pavé le samedi 1er octobre 2016 pour réclamer l’annulation de la nouvelle loi électorale, l’accès à l’Ortm, l’organisation d’une convention nationale et le retour d’ATT au Mali. Conduite par les leaders des partis Urd, Parena, Fare, Pids, Parti lumière, Ancd-Mali, Psp, Afp, Prvm Fasoko, Fdm, Mnj, EP Fasso Ngeta Kanu et des membres de la société civile, la marche est partie de la place de la Liberté en passant par la devanture de l’ancien Bar-Mali, le Monument de l’Indépendance, pour aller devant la Bourse du travail où se trouvait un podium.

Officiellement prévue pour 8 h00, la marche a finalement démarré à 10 h00, parce qu’entre 8h et 9 h il n’y avait pas grand monde. Les agents de maintien de l’ordre et des badauds étaient plus nombreux que les marcheurs. Ensuite, certains leaders comme Soumaïla Cissé n’étaient pas encore arrivés sur place. C’est entre 9h et 10 h que la foule a grossi. L’attente a été longue. Ce qui a provoqué des grincements de dents de certains manifestants. Des jeunes, impatients sous le soleil, donnaient souvent de la voix pour réclamer le départ de la marche. Les téléphones n’ont pas quitté les oreilles des leaders et des organisateurs. Les Sotrama faisaient des va-et-vient, peut-être pour faire sortir les militants qui se faisaient attendre. Ils étaient vêtus de tee-shirts sur lesquels on pouvait lire “Marche pour le Mali” et portaient des banderoles, des pancartes et des micros pour mieux diffuser des slogans qui en disaient long : “Ça ne va pas”, “IBK a vendu le Mali”, “IBK a trahi le Mali”, “IBK ne peut plus”, “Non à la politisation de l’Administration”, “Non à la caporalisation des médias d’Etat”.

La marche a démarré à 10 h avec à sa tête les leaders suivis des femmes et les autres militants. La foule compacte s’étalait sur plus d’un kilomètre. L’ancien ministre des Sports, Djiguiba Kéita dit PPR a estimé cette foule à 500 000 marcheurs qui ont mis à peu près une heure pour arriver à destination.

Dans leur adresse, Modibo Sidibé (Fare) et Soumaïla Cissé (chef de  file de l’opposition) sont revenus sur leurs revendications qui se résument au thème de la marche : “Contre la nouvelle loi électorale”, “Contre la censure de l’Ortm”, “Pour la convention nationale”, “Pour le retour du Président ATT”. Selon Modibo Sidibé, la nouvelle loi électorale n’est pas bonne. “Elle a été votée pour empêcher des Maliens d’être candidats “, a-t-il dit.

Soumaïla Cissé a enflammé la foule dans son intervention. “Est-ce que ça va ?“. La foule répondait : “Rien ne va au Mali”. Soumaïla poursuivit. “Rien ne va plus, le gouvernement bouche les oreilles alors que les Maliens doivent être écoutés à travers l’organisation de la Convention nationale. Depuis trois ans, le Mali est piétiné. Kidal n’appartient plus au Mali. Nous sommes une opposition responsable. Nous réclamons le retour d’ATT pour la réconciliation nationale. L’Ortm est instrumentalisé. La démocratie, c’est la liberté de la presse. Nous sommes contre la nouvelle Loi électorale. Notre marche a été une réussite”, a-t-il scandé avant de fustiger les différents remaniements ministériels. “En trois ans, les forces armées ont eu trois ministres. En trois ans, trois secrétaires généraux se sont succédé à la Présidence. Cela veut dire que le Président n’a pas de vision, qu’il est mal entouré. Les cadres de l’opposition sont relevés des postes de responsabilité. L’opposition doit être unie et solidaire “. Il a été dénoncé le faux bond de certains leaders de l’opposition à la marche qui a pris fin avec cette intervention.

 Siaka Doumbia

 


Maliweb

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