Nord du Mali : Kidal ne fera plus peur à la république

Ce serait une question de jours ou de semaines. A en croire Racine Thiam, directeur de communication de la présidence, le Mali récupérera tout son territoire bientôt.

A la faveur de la visite du président IBK en France la décision qui devrait être prise longtemps, a été prise par François Hollande en accord avec les autres partenaires : le déploiement de l’administration malienne et de son armée sur tout le territoire, y compris Kidal, sera certainement fait avant le Sommet France/Afrique tant souhaité à Bamako par François Hollande lui-même. « Le retour du Mali sur l’étendue du territoire national sera effectif dans un bref délai », a dit Racine Thiam face à la presse le mardi passé.

C’est donc plus qu’un souhait, mais une décision de tous les partenaires du Mali directement impliqués dans la résolution de la crise au nord et plus particulièrement de la France, considérée à tort ou à raison comme le parrain du Mouvement de libération national de l’Azawad.

Les Maliens pourront bientôt oublier une situation qui n’a que longtemps amusé la galerie. Après la « trahison » en fin janvier 2013 à l’entrée de Kidal, sous prétexte qu’il y aurait un carnage, le peuple malien est resté sur sa faim de la victoire de Serval. Après la conquête des villes du nord par Serval et l’armée malienne, François Hollande est resté populaire. Il reconnaîtra, lui-même, lors de sa visite après la libération que‘’ c’est un moment très important de sa vie politique’’.

Des Maliens ont baptisé leurs enfants au nom de François Hollande. L’euphorie n’a pas duré. Telle une rose dans le sable, elle s’est fanée très tôt. Rapidement, de nombreux Maliens vont soupçonner la France de connivence avec, le MNLA. Certains seront confortés par les idées qui dévoilent « une faiblesse » de la France vis-a-vis du MNLA. Une faiblesse que le Mouvement, qui était affaibli, mettra à profit pour se reconstituer, se réorganiser. Du coup, des Maliens ont vite déchantés. Un sentiment anti-français s’était alors développé chez certains jeunes et une importante partie de la population

Assurément, Hollande veut cette fois, en finir avec cette crise tout comme le président IBK pour redorer leur blason sur la scène politique internationale, mais aussi reconquérir le cœur de leurs citoyens respectifs à l’orée des élections présidentielles de 2018.

LEVY DOUGNON


Africatime

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