Situation sécuritaire dégradante dans le nord : Enfin, l’ONU se réveille et brandit des sanctions

La mise en œuvre de l’accord pour la paix et la réconciliation connait des difficultés majeures, liées à la situation sécuritaire dégradante dans le nord Mali. Le secrétaire général des Nations Unies brandit des sanctions contre certains groupes armés à l’origine des affrontements meurtriers.
En effet, dans le rapport trimestriel des Nations Unies sur la situation sécuritaire dans notre pays, le Secrétaire général des Nations Unies, Ban Ki-Moon, a salué les avancées notoires sur le plan politique et institutionnel, notamment les préparatifs des prochaines élections.
Toutefois, il a souligné la nécessité d’agir en concert avec les parties signataires de l’accord pour sa mise en œuvre effective. Avant d’attirer l’attention des acteurs sur le processus de paix en cours et l’ampleur des attaques terroristes dans le Nord du pays qui constitue un obstacle aux efforts engagés de part et d’autres. Il a, par ailleurs, invité la communauté internationale, notamment les pays du Sahel, à agir de façon concertée.
Pour stopper le mal en sa racine, le secrétaire général de l’ONU, constatant l’ampleur des attaques terroristes et extrémistes violentes commises au Mali, demande une réponse forte et unifiée de la part de la communauté internationale. Pour lui, il faut des sanctions contre les violeurs du cessez-le-feu. Car, sans cela, la situation pourrait bien se dégrader et la violence pourrait se propager.
Cette déclaration du secrétaire général de l’ONU intervient après celle du gouvernement qui, du haut de la tribune des Nations Unies avait interpelé le conseil de sécurité à intensifier les moyens des soldats de la paix au Mali afin qu’ils partent à la traque des terroristes dans leur dernière retranchement.
Le mandat de la Minusma étant inadapté pour lutter contre les terroristes au nord du Mali, la population et le gouvernement continuent de réclamer un mandat plus robuste, permettant de faire la guerre contre les terroristes qui endeuillent les villes et villages du pays.
D’ici là, espérons que l’acte soit lié à la parole.
Amara Bathily

aBamako

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