Politique nationale de sécurité alimentaire et nutritionnelle : La Contribution du district de Bamako

Le caractère multidimensionnel et multisectoriel de la sécurité alimentaire et nutritionnel exige que le processus d’élaboration de la politique nationale en la matière soit conduit selon une démarche méthodique à la fois participative, rétroactive et prospective. Ce qui justifie la tenue de « l’atelier de concertation du District de Bamako sur la politique nationale de sécurité alimentaire et nutritionnelle ». La rencontre de 2 jours qui a débuté hier au gouvernorat du District de Bamako, regroupe les services techniques de l’État, la société civile, les élus, le secteur privé et les partenaires au développement. Ceux-ci auront à partager ensemble l’analyse diagnostic de la sécurité alimentaire et nutritionnelle et les projets d’orientation stratégique de la politique nationale de sécurité alimentaire et nutritionnelle.
La cérémonie d’ouverture de l’atelier était présidée par le conseiller aux affaires administratives, économiques et financières du gouvernorat du District, Yaya Waïgalo. C’était en présence de la commissaire adjointe à la sécurité alimentaire, Mme Dicko Bassa Diané et de nombreux autres invités.
Au cours de la session, il sera soumis aux participants le rapport d’analyse diagnostic de la sécurité alimentaire et nutritionnelle et les projets d’orientations stratégiques de la politique nationale de sécurité alimentaire et nutritionnelle. Les participants sont, en outre, invités à enrichir lesdits documents et à les amender, au besoin, afin qu’ils reflètent les préoccupations spécifiques de la capitale en matière de sécurité alimentaire et nutritionnelle, de protection sociale et dans le domaine de la résilience dans un contexte de durabilité qui intègre la gestion des effets liés aux changements climatiques.
Dans ses mots d’introduction, la commissaire adjointe à la sécurité alimentaire a indiqué que la politique nationale de sécurité alimentaire et nutritionnelle, une fois adoptée par le gouvernement, permettra de créer les conditions d’une meilleure coordination des politiques sectorielles qui concourent à la réalisation de la sécurité alimentaire et nutritionnelle au Mali. Selon Dicko Bassa Diané, le document soutiendra également la poursuite de l’intégration régionale et sous – régionale ainsi que l’intensification des relations internationales dans le domaine de la sécurité alimentaire. « J’invite nos partenaires au développement et tous les acteurs ici présents, à soutenir la mise en œuvre de la future politique nationale de sécurité alimentaire et nutritionnelle et son plan d’actions en mutualisant nos moyens et nos efforts pour une réduction rapide des disparités régionales et pour vaincre la faim, la malnutrition et la pauvreté au Mali, et au-delà, contribuer à l’accélération de l’atteinte des Objectifs du développement durable », a –t-elle conclu.
Le représentant du gouverneur a, pour sa part, rappelé que la sécurité alimentaire et nutritionnelle dans notre pays relève des priorités stratégiques du gouvernement. Le Mali, ajoutera Yaya Waïgalo, dispose d’un potentiel de développement important pouvant contribuer à réduire considérablement l’insécurité alimentaire et nutritionnelle si ce potentiel est géré de façon efficiente.
Selon le conseiller aux affaires administratives, économiques et financières du gouvernorat, notre pays affiche également un contexte institutionnel riche de politique, de stratégie et de mécanisme s’inscrivant dans l’amélioration de la sécurité alimentaire et nutritionnelle.
Pour Yaya Waïgalo, à cet effet, plusieurs départements ministériels contribuent à travers des politiques et stratégies complémentaires. « Celles-ci sont souvent contradictoires dans leur approche et dans leur fondement d’où la nécessité de se retrouver dans un débat franc et sans complaisance pour mettre en synergie ces différentes politiques et stratégies à partir desquelles un socle sera retrouvé pour une politique nationale de sécurité alimentaire et nutritionnelle qui va fédérer les initiatives des acteurs contributifs, et cela, à travers toutes les dimensions », a –t-il commenté.
Il a exhorté aussi les participants à analyser les différents supports pour les amender et les enrichir par la prise en compte de la spécificité des questions de sécurité alimentaire et nutritionnelle.
M. SIDIBÉ

aBamako

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