Graine de vérité : La Côte d’Ivoire oui, mais pas le Gabon !

C’est dans le domaine du football qu’on reconnait le vrai caractère du Malien. Rêveur, connaisseur et courageux. Il s’agit bien du supporteur de l’équipe nationale de football du Mali. La preuve de cette attitude comportementale fut donnée encore le week-end de la semaine du 7 au 9 octobre dernier, lorsque, dans le cadre de la première journée des éliminatoires du mondial 2018, notre pays était opposé à la Côte d’Ivoire dans la ville « malienne » de Bouaké. Partout on ne parlait que du foot. Du foot à la ‘’sauce malienne’’ avec tous les ingrédients. Sur les médias, les analystes n’ont pas tari d’éloges sur les qualités de l’équipe malienne, dans les rues, les supporters juraient sur une victoire avec un score lourd. Avec passion, l’on développait les potentialités des Aigles du Mali et exposait les faiblesses des éléphants de la Côte d’Ivoire. Comme dans un rêve, on affirmait que cette victoire sera un bon début pour amorcer les éliminatoires.

Parce qu’on est rêveur, on ne se doutait point que les choses pouvaient se passer autrement. Parce qu’on était tous sûr de nos capacités d’analyses, on a ignoré que le ballon était rond pour tout le monde. Parce qu’on est atteint par la fibre patriotique, on a oublié que ce pays hôte, en matière de football, nous est supérieur. Dans les autres pays les supporters soutiennent l’équipe par leur apport financier ou humain. Chez nous, par contre, les supporters soutiennent, certes par quelques tam-tams et clairons, mais surtout par l’apport intellect, fait d’analyses, d’hypothèses et de critiques.

Ainsi, après cette amère défaite face à la Côte d’Ivoire, au lieu de reconnaître qu’on avait affaire avec plus fort que soi, l’on a estimé que cette défaite est due à trois facteurs : la méforme  du gardien de buts, le mauvais choix de l’entraineur dans ses remplacements et « l’arbitrage-maison » du Botswanais. Mais personne ne veut se rappeler que c’est en l’espace de huit minutes que les Ivoiriens ont plié l’affaire avec 3 buts successifs contre 1.

Personne ne veut savoir que c’est la 23ème défaite des Aigles face aux Eléphants en 37 confrontations. Pour cela, la réalité du football nous est tombée sur la tête : « on n’a pas encore atteint le niveau des Eléphants ».

Maintenant, l’équipe face à laquelle nous pouvons faire valoir nos aptitudes de rêveur, connaisseur et courageux est celle du Gabon, le prochain adversaire des Aigles du Mali. Car, au regard des statistiques des 20 dernières rencontres jouées respectivement par les deux équipes, les Aigles apparaissent plus en jambes que les Panthères du Gabon. Elles indiquent que sur les vingt matchs, le Mali en a gagné 11 contre 6 pour le Gabon. Les nôtres n’ont été battus que 4 fois par leur adversaire du 07 novembre prochain.

Au-delà de toutes ces statistiques, après cette défaite contre la Côte d’Ivoire, notre équipe nationale a l’obligation de relever la tête lors de la 2ème journée face au Gabon, qui n’est pas « une bête noire » pour nous. A cet effet le slogan qui vaille est bien : « La Côte d’Ivoire oui, mais pas le Gabon ».

Moustapha Diawara


Maliweb

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